GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 19 Septembre
Vendredi 20 Septembre
Samedi 21 Septembre
Dimanche 22 Septembre
Aujourd'hui
Mardi 24 Septembre
Mercredi 25 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Hebdo

    La Corée du Nord bientôt traduite devant la CPI?

    media La Commission des droits de l’homme de l’ONU a adopté une résolution appelant à traduire la Corée du Nord devant la Cour pénale internationale pour ses violations massives des droits de l’homme. RFI/Frederic Ojardias

    Appels sur l’actualité répond aux questions des auditeurs sur les violations des droits de l’homme en Corée du Nord. Notamment quant à l’impact de la résolution de la Commission des droits de l’homme de l’ONU, qui vise à traduire la Corée du Nord devant la Cour pénale internationale, ainsi que sur le sort des Nord-Coréens livrés au travail forcé par leur gouvernement dans des pays étrangers.

    On dit que la Corée du Nord s’approprie les salaires de ses travailleurs expatriés. Mais comment se fait-il que les sociétés de construction qui les emploient envoient leurs salaires directement à l'Etat nord-coréen ?
    Pour documenter ce dossier, certaines ONG ont pu rencontrer des travailleurs victimes de ce trafic qui ont réussi à s’enfuir, mais beaucoup ont peur de parler et il faut tout d’abord souligner le peu d’informations disponibles. Plusieurs enquêtes sont cependant en cours, qui permettront d’y voir plus clair. Selon John Sifton, de Human Rights Watch, parmi les pays concernés figure la Russie, un fait avéré depuis de années. Dans ce cas précis, ce sont souvent des entreprises d’Etat qui sont impliquées. Information plus récente, le Qatar emploie lui aussi des Nord-Coréens. Parmi les autres régions concernées, citons l’Europe orientale et notamment sur la République tchèque – un rapport régional devrait bientôt paraître –, le Moyen-Orient et l’Afrique.

    Comment fonctionne ce trafic ? La Corée du Nord a-t-elle des accords avec les pays concernés ?
    Le fonctionnement de ce trafic est évidemment très opaque. Sur d'éventuels accords entre Etats, les ONG n'ont pas beaucoup de preuves. Il en va de même pour le circuit financier. L’argent est versé par les entreprises, publiques ou privées, à des agences nord-coréennes ou à des intermédiaires censés reverser les salaires aux travailleurs - ce dont personne ne peut être dupe, explique John Sifton. Il se peut toutefois que ces travailleurs touchent parfois une toute petite partie du salaire, moins de 10%, comme l’explique notre correspondant Frédéric Ojardias dans un reportage. Une compensation pourrait aussi être versée à la famille restée en Corée du Nord. Mais pour Human Rights Watch, ces travailleurs sont de toute façon des prisonniers de Pyongyang soumis à l’esclavage moderne. Et il appartient aux Etats concernés d’être vigilants et de faire respecter la législation internationale du travail, car en permettant à ces personnes de travailler dans ces conditions sur leur sol, ils autorisent de fait le travail forcé. La Corée du Nord est un Etat totalitaire, personne ne peut « faire semblant de ne pas savoir », poursuit John Sifton, qui rappelle par ailleurs que la Corée du Nord n'est pas le seul pays à avoir ce genre de pratiques. Le Vietnam, notamment, envoie des travailleurs dans les usines d’électronique de Malaisie dans des conditions similaires.

    Mardi 18 novembre, la Commission des droits de l’homme de l’ONU a adopté une résolution appelant à traduire la Corée du Nord devant la Cour pénale internationale pour ses violations massives des droits de l’homme. Si tel était le cas, quelles pourraient être les sanctions à l'encontre de Pyongyang ?
    Cet appel des Nations unies, à l’initiative de l’Union européenne et du Japon, est largement symbolique. En effet, la Corée du Nord ne risque pas grand-chose dans la mesure où la Chine, membre permanent du Conseil de sécurité, opposerait sûrement son veto à une telle requête, tout comme la Russie. Le débat a d’ailleurs été houleux au sein de la Commission des droits de l’homme : Cuba a tenté de faire passer un amendement qui vidait le texte de sa substance en supprimant la référence à la notion de crime contre l’humanité. Une démarche soutenue par la Chine et la Russie, mais également par la Biélorussie, l’Iran, l’Afrique du Sud, le Venezuela et l’Equateur. Et la menace ne semble pas effrayer la Corée du Nord qui a qualifié la résolution d’« escroquerie ».Jeudi  20 novembre, elle a en outre répondu en menaçant de procéder à un nouvel essai nucléaire et de renforcer « sans limite » sa capacité de dissuasion. Le Conseil de sécurité de l’ONU examinera la résolution courant décembre.

    Cette résolution de la Commission des droits de l’homme fait-elle suite au rapport d’enquête que l’ONU avait publié en février dernier ?
    Oui. Ce rapport est le fruit d'un an d'enquête sur les violations des droits de l’homme en Corée du Nord. L'ONU n’a pas pu travailler sur le territoire nord-coréen, le gouvernement de Pyongyang s’y étant opposé, mais elle a recueilli de nombreux témoignages de personnes qui ont fui le pays, y compris d’anciens responsables du régime. Son travail s’appuie également sur les renseignements fournis par différentes organisations : Amnesty International a, par exemple, rendu publiques des images satellites des camps de prisonniers. Enfin, pour mener son travail à bien, l’ONU avait lancé un appel à tous ses pays membres pour qu’ils partagent leurs informations. Ce rapport décrit une réalité effrayante : travail forcé, famine organisée, torture, exécutions sommaires, disparitions, viols, avortements forcés. Plusieurs centaines de milliers de prisonniers seraient morts dans des camps au cours des cinquante dernières années, et il en resterait entre 80 000 et 100 000. Autre violation flagrante des droits de l’homme : les enlèvements de citoyens étrangers, dont des milliers de personnes ont été victimes.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.