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    Vers un retour de la Russie en Afrique?

    media 7 juin 2011. Mikhail Margelov (C), alors représentant spécial du président russe pour l’Afrique, fait escale à Benghazi pour rencontrer les chefs rebelles en Libye, avant d’effectuer une tournée en Afrique. AFP/Gianluigi Guercia

    L’ex-URSS avait fait de sa coopération avec les pays du tiers monde une de ses priorités. Mais avec l’effondrement de l’Union soviétique, et les difficultés économiques de la Russie en renaissance, Moscou avait tout stoppé. Ce n’est qu’une vingtaine d’années plus tard que la Russie a commencé à s’intéresser à nouveau à l’Afrique… Pour ses richesses, et pour le bénéfice des entreprises russes. Pour rétablir aussi ses positions en tant que marchand d’armes. Mais ce retour sur le plan économique et social est assez peu perceptible sur le plan géopolitique. La Russie, un pays que l’Afrique ne séduit pas encore assez ? Enquête.

    De notre envoyée spéciale permanente à Moscou

    Après avoir aidé les mouvements de libération durant la période de décolonisation, l’ex-URSS avait maintenu des liens très étroits avec les pays frères au nom de la lutte anti-impérialiste. Pendant la guerre froide, l’Afrique a été divisée entre les pays soutenus par Washington et ceux soutenus par Moscou. Mais avec l’effondrement de l’Union soviétique, et les difficultés économiques de la Russie en renaissance, Moscou avait stoppé sa coopération. Plus de fournitures d’armes, plus de bourses pour les étudiants, plus de coopérants russes en Afrique. Ce n’est qu’une vingtaine d’années plus tard que la Russie a commencé à s’intéresser à nouveau à l’Afrique.

    En 2009, le président Medvedev effectue une tournée en Afrique qui le mène en Egypte, au Nigeria, en Namibie et en Angola. C’est le retour de la Russie en Afrique. A cette occasion, il annule 20 des 25 milliards de dollars de dette de l’Afrique à l’égard de l’ex-URSS. Une précédente visite de Vladimir Poutine au Maroc et en Afrique du Sud, en 2006, avait indiqué le début de regain d’intérêt de Moscou pour le continent noir. Mais la Russie n’envisage plus les relations avec l’Afrique comme à l’époque de l’Union soviétique. Le continent est à explorer pour ses richesses, pour le bénéfice des entreprises russes. D’ailleurs, lors de sa tournée, Dmitri Medvedev est accompagné de 400 hommes d’affaires, comprenant les dirigeants des plus grandes entreprise russes : Gazprom, Lukoil ou encore Rosatom.

    Les entreprises russes dans les mines africaines

    En 2013, le volume des échanges entre la Russie et l’Afrique était proche de 5 milliards de dollars. Bien loin des 200 milliards d’échanges réalisés par la Chine. Les principaux partenaires de la Russie sur le continent sont en Afrique du Nord, avec en tête l’Egypte et le Maroc. Mais la Russie développe ses liens avec l’Afrique subsaharienne. L’offensive russe est particulièrement remarquable en Afrique australe. Ainsi, en septembre dernier, lors de la visite du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Harare, la Russie a signé avec le Zimbabwe un accord d'un montant de 3 milliards de dollars portant sur l’exploitation d’un important gisement de platine. Le gisement de Darwendale, l’un des plus importants au monde avec des réserves prouvées de platine de 19 tonnes, sera exploité par une co-entreprise détenue à 60% par une compagnie zimbabwéenne et à 40% par un consortium d’entreprises russes comprenant notamment le conglomérat de la défense Rostec.

    Au Mozambique, Rosneft a signé avec la société nationale d’hydrocarbures un mémorandum d’entente sur la prospection et l’exploitation des gisements de pétrole et de gaz. Rosneft s’implanterait ainsi pour la première fois dans cette région. Jusqu’alors, le groupe ne s’intéressait qu’aux projets pétroliers en Algérie. En Angola, les entreprises russes sont présentes dans les secteurs du gaz avec Gazprom, de l’uranium avec notamment Rosatom, dans le diamant avec Alrosa qui a établi une joint-venture avec Endiama, et une filiale de Rostec est présente dans la construction de centrale hydraulique. La compagnie Renova est présente en Namibie dans le secteur de l’uranium. On la retrouve aussi en Afrique du Sud où elle a investi 350 millions de dollars dans l'exploitation d'une mine de manganèse, et 250 millions de dollars dans la  modernisation d'une usine de ferro-alliage.

    Le groupe sidérurgique Mechel est également présent. Mais on a surtout noté le récent accord intergouvernemental signé en septembre dernier, qui  prévoit que le géant russe de l'énergie nucléaire, Rosatom, fournisse à la République sud-africaine jusqu'à huit réacteurs nucléaires : un projet de 40 à 50 milliards de dollars. L’Afrique du Sud et la Russie entendent avoir des relations plus étroites. D’après l’ex-représentant spécial de Vladimir Poutine pour l’Afrique, Mikhail Margelov, Pretoria ne souhaite pas seulement importer des produits russes de haute technologie, mais également les produire conjointement avec la Russie. Aujourd’hui, la Russie occupe le 12e rang en termes de projets d’investissements en Afrique du Sud, et le 5e rang en volume d’investissements.

    En Afrique de l’Ouest, les richesses minières de la Guinée attirent les entreprises russes. Le premier producteur mondial d’aluminium, Rusal, a l’intention d’exploiter le plus important gisement de bauxites du monde, le projet « Dian-Dian », avec des réserves prouvée de 564 millions de tonnes,  et de construire une usine d’alumine. Un projet pharaonique dont l’investissement pour la première phase sera de plus de 220 millions de dollars, dont une part importante ira au développement des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires. La société de l’oligarque Oleg Deripaska est pourtant controversée en Guinée, après qu’elle a procédé lors d’une grève au lock-out de l'usine d'aluminium de Friguia et au licenciement de ses 1 000 salariés, sans compter les sous-traitants. Rusal est également présent au Nigeria. Dans le secteur de l’or, Severstal explore la mine d’or de Lefa en Guinée et Nordgold vient de racheter Goldrush Burkina. L’entreprise Silverstal est implantée au Liberia. Rosatom, Gazprom et Severstal ont également des intérêts économiques au Mali. La Russie est aussi présente dans la prospection pétrolière en Côte d’Ivoire et au Ghana. Pour les entreprises russes, dont le pays est lui-même très grand producteur de matières premières, il s’agit de consolider leur position dans la compétition internationale pour les ressources naturelles.

    Les exportations d’armes russes reprennent

    La Russie est en train de rétablir ses positions en Afrique en tant que marchand d’armes. Rosobonexport, l’agence russe chargée des exportations du complexe militaro-industriel, coopère avec 15 pays d’Afrique subsaharienne. Mais l’Afrique noire ne représente que 2% de l’ensemble des exportations militaires russes dans le monde, alors même que cette zone occupe la 9e place mondiale en matière de dépenses pour la défense. En 2013-2014, la Russie a signé 25 contrats pour 1,7 milliard de dollars. Les pays d’Afrique du Nord sont de meilleurs clients, avec en tête l’Egypte et l’Algérie. Un accord signé en 2013 avec Le Caire prévoit la modernisation du système de défense anti-aérienne. La Tunisie et la Libye figuraient également en bonne place avant le départ de Ben Ali et le renversement de Kadhafi.

    En fait, la Russie bénéficie de la volonté des Etats africains de moderniser les équipements achetés à l’Union soviétique par le passé. Les vieux chars T55 et T62, rustiques, sont toujours très appréciés mais ils doivent être réparés et modernisés. Même chose pour les chasseurs Soukhoï et les hélicoptères MI8 et LI24. L’Angola a signé en 2013 un contrat de plus d’un milliard  de dollars pour différents équipements, dont des avions de chasse Soukhoï SU-30 et des hélicoptères MI35 et MI17. Un important contrat de 740 millions de dollars portant aussi sur des avions de chasse, mais également sur des chars T90S a été signé avec l’Ouganda. Et pour la première fois depuis quinze ans, la Russie et la Namibie ont signé un contrat prévoyant notamment la livraison de missiles antichars Kornet-E, d'armes d'infanterie, de mortiers, de véhicules et de munitions. Le Ghana a également conclu un important contrat (66 millions de dollars) avec la Russie pour la livraison d’hélicoptères MI17. La Russie vend aussi des armes au Mali. A la suite d’une commande datant de septembre 2012, Moscou a livré à Bamako pour 12 millions de dollars de fusils d’assaut, de mitrailleuses et de munitions. Mais des discussions sont maintenant en cours pour des hélicoptères, des avions-cargos, des avions de combat et des véhicules blindés.

    L’Afrique du Sud est un cas différent. Le pays possède sa propre industrie militaire, et voudrait  développer la coopération industrielle, la recherche et la production avec les entreprises russes. D’après Rosoboronexport, cela concerne également la conception de nouveaux types d'armements, au sein des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), dans le domaine des munitions pour l'aviation. Des discussions entre les deux partenaires ont eu lieu dans ce sens. Moscou ne néglige donc pas les salons organisés dans ce secteur par l’Afrique du Sud, comme le récent salon Africa Aerospace and Defence 2014 qui s’est tenu à Pretoria. Plusieurs groupes russes étaient présents notamment dans le secteur des armes de haute précision, de la défense anti-aérienne, et des hélicoptères. Un centre de maintenance des hélicoptères et de formation des pilotes et techniciens a été créé en Afrique du Sud qui couvre toute la région au sud du Sahara.

    Un enthousiasme retombé

    Dans un entretien datant de juillet 2013, Mikhail Marguelov, qui a été pendant trois ans le représentant spécial du président russe pour l’Afrique, estimait que les compagnies russes sont encore assez peu nombreuses en Afrique et que, si des mesures ne sont pas prises, la Russie risque de laisser échapper une destination d’investissements et d’exportations prometteuse. Pour mettre en œuvre un programme de relations économiques et commerciales à long terme, Mikhail Marguelov recommandait que l’Etat élabore une stratégie « géo-économique ». En Afrique, disait-il, pour régler les questions touchant à des intérêts économiques, il est indispensable d’échanger avec les dirigeants des pays. Il prônait le renforcement des relations avec les dirigeants de l’Union africaine, et la relance d’un dialogue actif avec les nouvelles directions des pays d’Afrique du Nord. Et souhaitait que Moscou propose plus de rencontres et de conférences consacrées à la lutte contre le terrorisme au Maghreb, au Sahel et dans la corne de l’Afrique. Et il souhaitait accroître la participation russe aux opérations de maintien de la paix sous l’égide de l’ONU et de l’Union africaine.

    Un an après cet entretien, force est de constater que la Russie ne s’est pas engagée dans cette voie. Sa priorité n’est pas l’Afrique, mais l’étranger proche, c'est-à-dire les pays de l’ex-Union soviétique, de l’Asie, et du Moyen-Orient. Mikhail Margelov a d’ailleurs quitté ses fonctions fin septembre 2014, et c’est le vice-ministre des Affaires étrangères, représentant spécial auprès du président pour le Moyen-Orient, Mikhail Bogdanov, qui prend désormais en charge également l’Afrique.

    L’embargo, une chance pour certains pays africains

    En décembre 2011, s’est tenu à Addis-Abeba un forum d’affaires russo-africain auquel ont participé des ministres de plusieurs pays dont le Tchad, le Mali ou le Soudan, ainsi que les représentants de l’Union africaine et des dirigeants de compagnies russes et africaines. Ce forum devait se transformer en « Davos » russo-africain. Mais il n’en a rien été. Il existe des forums régionaux mais qui se limitent à des aspects purement commerciaux. En septembre 2014, pour les cinquante ans de l’indépendance de la Zambie, une semaine de la Russie en Zambie a été organisée à Lusaka. Un forum Oural-Afrique s’est tenu en 2013. Deux opportunités pour les groupes miniers… Plus récemment, en novembre 2014, un forum Russie-Afrique du Sud s’est tenu à Ekaterinbourg, consacré à la viande et au vin. Au même moment, avait lieu un festival marocain à Moscou. Ces initiatives sont dues à la recherche par la Russie de partenaires dans le domaine agroalimentaire, à cause de l’embargo sur les produits de ce secteur en provenance de l’Europe.

    La Russie est un gros acheteur pour le Maroc en fruits et légumes et en produits halieutiques : 60% de ses exportations d’agrumes sont destinées à ce pays. D'après les statistiques de 2013-2014, la Russie a augmenté de 40% ses importations agricoles du Maroc. Les produits agroalimentaires constituent 97% de la valeur totale des exportations marocaines à destination de ce pays, deuxième marché de destination des produits agroalimentaires, avec une part de 6,3% après l'Union européenne (62,7%). Ces statistiques ne prennent pas en compte les derniers mois de 2014, période où le Maroc aura bénéficié de la fermeture des frontières russes aux produits alimentaires européens.

    Maurice est un autre pays qui bénéficie de l’embargo. L’agence russe chargée des importations de poisson a octroyé le 12 novembre dernier des licences pour le commerce du poisson à destination de la Russie à 21 entreprises de l’île. Des discussions sont en cours avec le Sénégal pour augmenter les quotas de pêche accordés aux navires russes et pour exporter le poisson vers la Russie sans passer par l’Europe. La Russie a également annoncé durant l’été qu’elle allait importer du poisson et des fruits de mer du Mozambique.

    Une coopération atone

    Les pays africains sont demandeurs de plus de coopération économique et politique avec la Russie. Ils soulignent que nombre de cadres africains actuels ont été formés en Russie à l’époque de l’Union soviétique, qu’ils parlent russe et comprennent la mentalité et les méthodes russes. Près de 70 000 africains ont été diplômés des écoles supérieures de l’ex-URSS. Mikhail Marguelov souhaitait s’appuyer sur cette élite pour développer les relations avec l’Afrique. L’Afrique est demandeuse, pour diversifier ses interlocuteurs, notamment dans la sphère francophone, mais aussi pour contrebalancer le poids de la Chine sur le plan économique. Mais Moscou semble pour l’instant rester sourde à cet appel.

    En dehors des grands groupes, les autres entreprises russes n’osent pas s’aventurer sur le continent noir, qui manque de sécurité, de stabilité politique et de garantie juridique pour faire des affaires sans mauvaise surprise. Et ce n’est pas l’Etat qui donne l’exemple. D’après les derniers chiffres de l’agence pour la Communauté des Etats indépendants (CEI), il ne reste que neuf centres scientifiques et culturels russes en Afrique : deux en Egypte, un au Maroc, un en Tunisie, un en Afrique du Sud, un en Zambie, un en Tanzanie, un en Ethiopie, et un seul en Afrique francophone, au Congo-Brazzaville (voir plus bas).

    L’Afrique trop loin de Moscou

    La Russie est de retour en Afrique sur le plan économique, et le gouvernement russe, notamment son ministre des Affaires étrangères, qui doit encore prochainement prendre part à Khartoum à un forum russo-arabe, se fait volontiers le VRP des grands groupes russes dans l’industrie minière et de défense. En revanche, les entreprises de moindre envergure ne franchissent pas le pas.

    En ce qui concerne le développement économique et social, la Russie estime que son renoncement à 20 milliards de dettes est une contribution non négligeable à la lutte contre la pauvreté. Moscou incite également les grands groupes implantés sur le continent à apporter leur obole comme le fait actuellement Rusal en Guinée. Elle a fourni au pays un équipement d’une valeur de 35 000 dollars qui permet  d’obtenir le sérum des malades guéris pour l’utiliser dans le traitement des patients atteints de fièvre Ebola. La Russie a aussi livré à Conakry un hôpital de campagne avec 150 tonnes d’équipements et de médicaments.

    Sur le plan géopolitique, l’Afrique n’est clairement pas dans les priorités de la Russie. Moscou affiche toujours une posture de non intervention. Ce fut le cas au Mali où la position russe officielle est la préservation de l’intégrité territoriale du pays par des moyens politico-diplomatiques, et non par une intervention étrangère. La Russie fournit donc de l’aide aux autorités maliennes sur une base bilatérale, mais elle ne participe pas à la mission d’entraînement militaire conduite par l’Union européenne. Toutefois, ce sont bien des gros porteurs Antonov 124 de l’aviation russe qui ont effectué une vingtaine de vols pour acheminer des matériels de l’armée française au Mali lors de l’opération Serval en janvier 2013.

    La tête de pont de la Russie en Afrique est clairement l’Afrique du Sud. Ce pays, comme la Russie, est membre des Brics, une coalition de pays dont Moscou essaie de se servir pour faire avancer sa cause, notamment depuis que les Etats-Unis et l’Union européenne lui ont imposé des sanctions en raison de sa politique vis-à-vis de l’Ukraine. De plus, le président sud-africain Jacob Zuma ne s’aligne pas sur les positions occidentales, et fait tout pour ne pas contrarier Pékin et Moscou. Enfin, l’Afrique du Sud est un pays au potentiel économique important et aux ressources minières très intéressantes pour les entreprises russes.

    Cette période de sanctions et d’embargo incite la Russie à se tourner un peu plus vers l’Afrique pour s’y fournir en agro-alimentaires et pour y trouver des alliés. Mais la Russie cherche plutôt à faire alliance avec l’Inde et la Chine qu’avec un continent qui n’a pas encore un poids important sur la scène internationale.

    Le président russe Dmitri Medvedev et son homologue angolais Jose Eduardo dos Santos. Luanda, 26 juin 2009. (Photo : Reuters)
    L'enseignement de la langue russe en Afrique

     

    Pour l’année 2014-2015, 12 enseignants de la langue russe vont être envoyés en Afrique, contre 78 en Asie, 71 dans la CEI (Communauté des Etats indépendants) et 38 en Europe. Il s’agit-là des chiffres des nouveaux professeurs, pas du nombre total d’enseignants du russe sur le sol africain. Pour la même période, la Russie accueille 1 135 nouveaux étudiants originaires d’Afrique subsaharienne, contre 1 040 originaires d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, 2 021 originaires d’Europe, et 2 600 d’Asie. Moscou a également organisé en août dernier un séminaire d’une semaine pour des jeunes leaders africains, venus du Congo, du Cameroun, du Gabon, du Kenya, d’Egypte, d’Afrique du Sud, d’Ethiopie et de Tanzanie. Konstantion Iossifovitch Kossatchev, qui dirige l’agence pour la CEI, les compatriotes à l’étranger et la coopération humanitaire, affirme que la Russie développera ses relations avec l’Afrique en ciblant la jeunesse. Mais il reste beaucoup à faire. Et pour se rendre en Afrique, les Russes ne peuvent pas prendre les avions de leur compagnie nationale Aeroflot, qui ne relie en vol direct que deux capitales africaines : Le Caire en Egypte, et Luanda en Angola.

     

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