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    Hebdo

    Nigeria: les lycéennes de Chibok toujours captives

    media L'enlèvement des jeunes lycéennes par le groupe Boko Haram au Nigeria avait suscité la mobilisation dans plusieurs pays africains. Ici à Niamey, capitale du Niger. 8 mai 2014. AFP/Boureima Hama

    Dans Appels sur l’actualité, un auditeur se dit interpellé et offusqué par le temps que mettent les autorités nigérianes à retrouver les jeunes filles kidnappées par Boko Haram. Rappelons que 276 lycéennes avaient été enlevées en avril 2014 à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, par cette secte islamiste qui promettait de les vendre ou de les marier – et que 57 d’entre elles avaient réussi à s’échapper rapidement après leur rapt. Depuis, nous sommes sans nouvelle des autres. Ces enlèvements ont pourtant provoqué une vague d’indignation mondiale. Et la création notamment du mouvement «Bring Back Our Girls» dont Michelle Obama fut à l’initiative. Les services de renseignement de pays occidentaux ont apporté leur soutien pour tenter de les retrouver. Sans résultat jusqu’ici.

    Que font les autorités nigérianes et internationales pour retrouver les quelque 200 lycéennes enlevées par Boko Haram en avril 2014 ?
    Alors, les retrouver, cela a déjà été fait : la majorité des jeunes filles ont été localisées. Reste bien sûr la question de leur libération. Vous évoquiez le rôle des puissances étrangères : elles ont aidé dans toute cette affaire. Le Royaume Uni, la France et Israël ont envoyé des experts pour aider le Nigeria. La Chine a aussi proposé son aide ainsi que les Etats-Unis. Environ 80 militaires américains ont notamment été envoyés au Tchad pour mener des opérations dites de renseignement, de surveillance, avec des vols de reconnaissance au-dessus du nord du Nigeria et des régions voisines. Aux drones se sont ajoutés des avions-espions et une trentaine de conseillers civils et militaires chargés d’appuyer les forces de sécurité nigérianes. Bref, des moyens importants qui auraient permis de localiser la majorité des 230 jeunes filles a priori dans la forêt de Sambisa, mais pas de les libérer, ce qui suscite souvent des critiques. A quoi les puissances occidentales bottent en touchent. Elles affirment - hors micro - que si échec il y a eu, c’est à cause des Nigérians qui refusent de coopérer.

    Et alors, que font les Nigérians dans cette affaire ?
    Officiellement, les autorités disent que libérer les lycéennes fait toujours partie de leur priorité. Dans les faits, il y a de quoi en douter, en tout cas actuellement... Même si, il faut le rappeler, il y a eu une tentative de médiation prometteuse en octobre dernier. Moussa Faki Mahammat, le ministre des Affaires étrangères tchadien, l’avait révélé sur nos ondes. Lors de cet entretien, il avait expliqué que les deux parties avaient pris quasi simultanément l’initiative de cette médiation. Boko Haram aurait d’abord envoyé une correspondance au gouvernement tchadien. A la suite de quoi,) les autorités nigérianes auraient effectué une demande officielle pour faciliter ce contact. Il y a ensuite eu des entrevues à Ndjamena aux mois de juillet et d’août, et à la fin du mois de septembre, mais qui n’ont pas permis de trouver un compromis. Au contraire, depuis, Boko Haram ne cesse de gagner en puissance. Et l’armée nigériane est plus occupée à sauver les meubles qu’à libérer les lycéennes. D’autant que les filles de Chibok ne sont plus les seules captives. Au moins 300 femmes et enfants ont été enlevés au cours des huit derniers mois lors d’attaque de villages.

    Que sont devenues les initiatives internationales comme « Bring Back Our Girls » ?
    Au Nigeria, la mobilisation continue même si elle est très timide. Quelques panneaux du mouvement sont encore affichés çà et là dans les rues de Lagos. Il y a des bandeaux sur les unes de certains quotidiens. A Abuja, des membres des familles et des citoyens solidaires se réunissent tous les jours devant le siège de la « Unity Fountain » au cri de « Bring back our girls ». Ils sont parfois moins de dix, mais il s’agit de maintenir la pression. Quant à la mobilisation virtuelle, elle s’est très largement tarie. « L’activisme hashtag » est aujourd’hui très faible. Pour janvier, j’en ai compté en moyenne un tous les deux  jours. Du côté de la page facebook « BringBackOurGirls », un décompte depuis l’enlèvement des jeunes filles y est posté tous les jours. Avec des appels à marcher dans les pays de chacun pour réclamer la libération de ces filles, mais cela a bien peu d'écho. Tout simplement parce que la communauté internationale a progressivement perdu tout intérêt pour cette cause quand elle s’est aperçue que les résultats tardaient à venir. Et ceux qui twitttaient sur le sujet se sont progressivement emparés d’autres combats. Le fait que de nombreuses célébrités se soient emparées des photos demandant le retour des jeunes filles a même eu un effet pervers : donner  a Boko Haram l’existence qu’ils recherchaient. Et une dimension internationale, alors que jusque-là, ils n'étaient connu que des Nigérians et plus largement en Afrique de l’ouest.  

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