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    Le Japon développe la paix en Afrique, pour ne pas se laisser distancer

    media Un consultant japonais accompagne des élèves et leur professeur au cours d'une expérimentation en classe. Kenshiro Imamura/JICA

    Les efforts du Japon en Afrique, c'est une histoire de plus de vingt ans au service de la paix et du développement. L'influence croissante de la Chine et le contexte économique incitent pourtant Tokyo à renforcer encore ses moyens, notamment en matière d'investissements privés.

    Lorsque l'on pense à la paix et au développement en Afrique, ce n'est pas le Japon qui vient spontanément à l'esprit. Pourtant, l'archipel nippon est en première ligne des efforts menés sur ce continent. En 2013, lors de la 5e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad), le Premier ministre Shinzo Abe promettait 32 milliards de dollars de financement publics sur cinq ans. L'objectif : soutenir les infrastructures et la croissance des partenaires africains.

    « Notre sécurité se trouve dans la paix mondiale, explique Tsutomu Iimura. Nous y contribuons par le développement. » Ce conseiller senior pour l'Afrique de l'Agence japonaise de coopération internationale (Jica) rappelle que son pays est impliqué sur ce continent depuis plus de vingt ans. Fin connaisseur de la région, il parle français, anglais et portugais, insistant sur le fait que la Constitution japonaise prévoit dans son article 9 de participer à la résolution des « conflits internationaux »... mais sans armes.

    Vaincre la guerre par la ressource humaine

    L'histoire du Japon fait que ses forces armées n'ont pas le droit d'intervenir militairement à l'étranger. Ainsi, si Tokyo est le deuxième contributeur financier des Opérations de maintien de la paix des Nations unies, elle n'en est que le 49e contributeur humain. Une poignée de policiers et de soldats qui sont surtout des ingénieurs, déployés notamment au Soudan du Sud.

    Pour lutter contre les violences, le Japon met surtout en œuvre des projets de développement. La Jica, qui est son principal coordinateur sur le continent, pilote des missions dans la plupart des zones instables : Afrique du Nord, Sahel, Corne de l'Afrique, République démocratique du Congo, Côte d'Ivoire ou encore Soudan du Sud. Et le gros de l'effort repose sur la formation de ressources humaines africaines : la Ticad promet de former 30 000 personnes dans les affaires et l'industrie, de soutenir les universités africaines ou encore d'envoyer des experts en investissements dans une dizaine de pays.

    Le mot clef, pour Tsutomu Iimura, c'est la « pérennisation ». Proposant un exemple au Sénégal, dans la production de riz, il explique que le Japon, en partenariat avec la France et Dakar, travaille à l'optimisation des capacités agricoles : formation des administrations locales, accompagnement des paysans dans la sélection des semis, amélioration des systèmes d'irrigation. En tout, la Jica espère permettre le doublement de la production de riz dans 23 pays du continent, entre 2008 et 2018. Lors du sommet de Dakar, en décembre dernier, un cadre de l'agence de développement japonaise résumait ainsi le credo de son pays : « Nous ne souhaitons pas vous donner du poisson, nous voulons vous apprendre à pécher ».

    Le bras de fer sino-japonais, délocalisé en Chine

    Si le Japon est très présent en Afrique, l'émergence de la Chine et son influence croissante sur ce continent fait couler de plus en plus d'encre. Anna-Katharina Stahl, chercheuse au Centre de recherche Union européenne-Chine du Collège d'Europe à Bruges, note une grosse différence de stratégie entre les deux pays : « Chez les Chinois, l'approche est très commerciale, avec des efforts dispersés entre les entreprises, les banques, le ministère des Affaires étrangères et celui du Commerce. Chez les Japonais, l'approche est diplomatique et permet une vraie cohérence, sous la tutelle de la Jica. »

    Pour elle, l'économie japonaise a longtemps reposé sur des relations privilégiées avec l'Asie et l'Europe tandis que la Chine avait besoin de nouveaux marchés pour croître. « Avec la crise, ça pourrait changer, estime Anna-Katharina Stahl. Les entreprises japonaises peuvent commencer à voir leur intérêt à approcher ces nouveaux marchés, même s'ils sont plus risqués. » Tokyo a en effet promis de soutenir les efforts d'investisseurs privés en Afrique.

    Pas toujours évident pour les Japonais, pourtant, de se faire entendre sur le continent. « Les Africains, note Anna-Katharina Stahl, peinent souvent à faire la différence entre les Asiatiques. Si des méfiances vis-à-vis des Chinois commencent à apparaître, ils continuent de confondre Japonais et Coréens. Globalement, la perception reste positive : travailler dans des entreprises japonaises, c'est la garantie de meilleures conditions de vie. »

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