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    Les réseaux islamistes radicaux se multiplient dans les Balkans

    media La carte des Balkans. senat.fr

    Selon des chercheurs du King's College de Londres, plus de 600 personnes originaires des Balkans occidentaux se battraient actuellement en Irak et en Syrie. Des départs massifs qui témoignent de la fragilité de sociétés économiquement sinistrées et de pays qui peinent à tourner la page de l'après-guerre, qui dure depuis deux décennies.

    Depuis quelques mois, les opérations policières contre des réseaux islamistes radicaux se multiplient dans les pays des Balkans. Après avoir longtemps sous-estimés la menace, les gouvernements de la région semblent s'être décidés à intervenir. En septembre 2014, puis en janvier dernier, les forces spéciales de la police de Bosnie-Herzégovine ont lancé l'opération « Damas ». Ils ont arrêté des hommes suspectés d'avoir financé des mouvements terroristes et organisé le départ de volontaires vers l'Irak et la Syrie. C'est aussi lors de ce coup de filet que le principal prédicateur radical du pays, Hussein « Bilal » Bosnić, a été interpellé.

    Durant la guerre de Bosnie-Herzégovine, entre 1992 et 1995, des volontaires étrangers étaient venus se battre avec l'armée bosniaque contre les forces serbes et croates. Certains d'entre eux ont fait souche dans le pays. Depuis, ces réseaux extrémistes se sont structurés et implantés durablement, même s'ils restent encore largement minoritaires. En Bosnie-Herzégovine, comme dans le reste de la région, la situation économique catastrophique est la principale cause de la radicalisation des jeunes musulmans.

    Seule porte de sortie contre la misère

    Il est toujours difficile de donner des chiffres précis du nombre de citoyens des Balkans déjà partis se battre en Irak et en Syrie. Au Kosovo, les autorités parlent de 300 personnes, en Bosnie-Herzégovine, ils seraient 150 et en Albanie, plus d'une centaine. Des chercheurs du King's College de Londres ont compté plus de 600 personnes concernées dans la région. Reste que c'est souvent par les avis de décès qu'on peut avoir confirmation qu'un homme est allé se battre et qu'il est mort.

    Pour les jeunes de Novi Pazar, une ville majoritairement musulmane du sud de la Serbie, autrefois prospère grâce à l'industrie textile et qui sombre aujourd'hui dans la misère, l'islam est souvent la seule porte de sortie contre la misère sociale. Sous l'action de quelques dizaines d’extrémistes, certains d'entre eux se sont radicalisés. Six hommes de la ville sont tombés en Irak et en Syrie. Et les organisations citoyennes de la région ne se font pas d'illusion : si la situation politique désastreuse et la faillite économique perdurent, les départs vont se poursuivre.

    Les signes se multiplient...

    Dans l'ensemble des Balkans, les signes inquiétants se multiplient. Début février, le drapeau noir de l'organisation Etat islamique a été hissé sur le fronton d'une maison de Gornja Maoča, dans le nord de la Bosnie. Ce petit village était devenu depuis quelques années un repaire de néo-salafistes officiellement affiliés à al-Qaïda. La police a mené plusieurs raids dans des maisons de la région, mais ces réseaux n'ont pas été détruits.

    Quelques semaines plus tôt, l'imam du petit village de Trnovi, dans l'ouest de la Bosnie-Herzégovine, avait été poignardé à cause de ses prêches qui exhortaient les jeunes à refuser d'aller en Syrie. En Albanie, deux imams sont actuellement en procès pour avoir organisé des filières de volontaires. Et selon les services de sécurité de Rome, l'Italie serait devenue une plaque tournante des jihadistes originaires des Balkans. Le ministère italien de l'Intérieur aurait déjà identifié cinq cellules des Balkans opérant sur le sol italien.

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