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    Hebdo

    Criminal Case, un jeu vidéo français à succès propulsé par Facebook

    media Criminal Case, un jeu d'enquête policière à plus de 200 millions de joueurs ! Criminal Case

    Avec un jeu à base d’enquêtes criminelles, la société française Pretty Simple a construit un succès planétaire. En plein Paris, la société pilote maintenant les épisodes du jeu vidéo Criminal Case qui, chaque semaine, propose des enquêtes pour leurs fans. Qui les découvrent bien souvent via Facebook. Rencontre avec les deux fondateurs de Pretty Simple dans leurs locaux.

    « C’est donc ici que les enquêtes se ficellent », nous explique Bastien Cazenave en traversant un open space à l’allure de salon chic agréablement décoré. « Dix scénaristes à temps plein écrivent les histoires de Criminal Case », détaille-t-il. Dans le quartier de l’Opéra à Paris, nous visitons les locaux de Pretty Simple, une société française créée il y a cinq ans par ses deux fondateurs Corentin Caux et Bastien Cazenave. En parcourant les locaux de leur immeuble de 8 étages qui héberge leurs 80 salariés, on partage avec eux la décontraction qui vient avec le succès et la fraîcheur de leur passion. On éprouve aussi la réelle sensation de se retrouver dans un cadre de vie similaire à cette tech californienne qui fait rêver. C’est d’ailleurs grâce à la Silicon Valley que leur aventure a pu décoller et principalement avec Facebook.

    « Sans Facebook, on n’aurait jamais eu 200 millions de joueurs »

    « Facebook est un très bon tremplin sur ce marché particulier du mobile, de la tablette et du web, expliquent-ils. Pour nous, ça marche bien, on apprécie cette plate-forme. » A tel point que : « On a de très bonnes relations avec Facebook, toutes les semaines, on s’appelle. » Il faut croire que l’idée qui a rendu Mark Zuckerberg millionnaire profite également à d’autres : « Le réseau social permet de faire connaître ses créations le plus rapidement possible. Sans lui, on n’aurait jamais eu 200 millions de joueurs. » C’est beaucoup et ce succès fut tellement impressionnant que l'intrigant outsider Criminal Case s’est retrouvé très rapidement en tête de classement Facebook fin 2013 devant l'hyper sucré Candy Crush, excusez du peu…

     
    Mais comment fait-on pour réussir dans ce secteur si concurrentiel du jeu vidéo ? « Notre façon d’envisager les jeux vidéo est de partir d’un modèle économique. Il y a un éventail de possibilité très très large, du jeu flash à celui sur PS4. Il faut décider quelle plate-forme et quel modèle économique. » Et ces deux compères geeks semblent savoir faire des choix. « En ce qui nous concerne, c’est mobile et web avec comme modèle économique : free to play. » C’est à dire ? « Des jeux gratuits à jouer, mais pour lesquels on peut payer des micro-transactions, des sommes d’argent pour avoir des avantages de jeu. » En clair, on paie pour pouvoir jouer plus souvent ou plus longtemps, ou pour obtenir des avantages dans le jeu.
     
    « Pas un seul pays dans le monde qui n’a pas un joueur de Criminal Case »
     
    Comment a débuté l’aventure Pretty Simple ? « On a commencé en 2010 avec une idée de jeu qu’on a développée en levant de l’argent auprès d’un fonds de capital risque. On a sorti un jeu très rapidement rentable, My Shops, qui a lancé l’activité de la boîte. Un petit jeu qu’on a fait à cinq, six personnes qui a coûté quelques centaines de milliers d’euros et qui en a rapporté plusieurs millions ! » Une bonne pioche qui leur a permis d’envisager sereinement et de façon créative la suite : « Cela nous a permis en 2011 de réaliser le jeu qu’on voulait faire : un jeu d’enquête policière, Criminal Case. Le jeu est sorti fin 2013. Ca a été un très gros succès, et c’est toujours un succès. Il est disponible en 9 langues. » Les joueurs parlent donc français, allemand, espagnol, anglais, mais aussi chinois simplifié, brésilien, portugais ou indonésien…
    « Mais ce n’est pas le nombre de langues qui caractérise le succès. En fait on peut dire qu’on a 200 millions de joueurs et surtout : pas un seul pays dans le monde qui n’ait pas un joueur de Criminal Case. » Avec cette foule, Pretty Simple doit abreuver leurs fans de mystère : « Le jeu est sorti il y a plus de deux ans, à raison d’une nouvelle enquête policière toutes les semaines, on a fêté la centième dernièrement. »
     
    « On a 65% de joueuses »
     
    Criminal Case, c’est pour qui ? « Nos plus gros joueurs sont Américains ou Brésiliens. C’est souvent envisagé en loisir comme la télé. Jouable sur Facebook, mais aussi les iPhone ou iPad, il sera prochainement disponible sur Androïd. » Le jeu est jouable « dans sa poche, sur son canapé ou dans son lit », dit Bastien. Avec des statistiques amusantes : « On a 65% de joueuses », sourit-il. On imagine un peu un public féminin accro aux écrits des spécialistes comme Agatha Christie ou la talentueuse Patricia Highsmith. Mais on est dans des jeux très stylisés et sophistiqués version 2.0. D’ailleurs, « On a des joueurs qui ne sont pas joueurs à l’origine de jeux vidéo, mais qui rentrent dans les enquêtes comme on apprécie un bon polar, une belle enquête policière. » De toute façon, « Nous on est fans de ce type de jeu ! », résument-ils.

    L'entrée des locaux de Pretty Simple dans le quartier de l'Opéra à Paris. Photo : Thomas Bourdeau/RFI

     
    « On a commencé à travailler à deux dans notre cuisine »
     
    Ces deux-là on l’air de bien s’entendre. « On est deux associés, on se connaît depuis très longtemps, on a monté cette boîte il y a cinq ans », s’était sobrement présenté Bastien, puis il avait ajouté après avoir vu son associé sourire : « Normalement, c’est là où tu fais la vanne, Corentin ?! » Leur histoire est presque classique : « On a commencé à travailler à deux dans notre cuisine. » Dans la Silicon Valley, on parle plus souvent de garage, tout est une histoire d’architecture et on peut dire qu’ils sont de vrais bâtisseurs avec leur jeu mais aussi en choisissant comme navire amiral cet immeuble à structure Eiffel datant de 1905 et subtilement décoré. « C’est Bastien qui m’avait remis au jeu vidéo », explique Corentin. « On a chacun un début de carrière différent, j’ai fait de l’informatique chez IBM. Corentin a fait du cinéma, même si on a tous les deux fait des écoles d’ingénieurs. Par hasard, on s’est retrouvés à travailler pour la même boîte. Et on a commencé à faire des jeux vidéo », ajoute Bastien.
     
    « Tout est fait ici ! »
     
    Mais comment fait-on des jeux vidéo ? « Traditionnellement, il y a des développeurs, éditeurs, distributeurs, voire d’autres intermédiaires. Mais tout est fait ici ! On conçoit les produits, on les distribue et on les pilote depuis ici. On passe par Facebook pour distribuer les jeux, par  Apple pour les iPhone ou iPad, mais à part ça aucun intermédiaire. On fait nous-mêmes notre marketing. Il y a ici des développeurs, concepteurs de jeu, chefs de projets, artistes qui dessinent, scénaristes (dix à plein temps). »
     

    Thomas Bourdeau / RFI

     
    Depuis le 15 juin 2014, ils ont emménagé dans ce quartier de l’Opéra, à une jolie adresse. « Notre idée pour les locaux était qu’on y passe du temps. C’est notre lieu de travail. Il faut donc s’y sentir bien, être entouré de belles choses. L’environnement joue, le jeu, c’est fait pour le plaisir, on veut faire plaisir. Alors, le lieu est pratique pour travailler, mais aussi beau avec des tableaux d’art en relation avec notre univers du jeu vidéo, geek, etc. », affirme Corentin. « Pas besoin d’aller à San Francisco pour se dire qu’il faut travailler dans de bonnes conditions ! » Quand ils nous expliquent leurs réunions dans leur spacieux living room juste à côté de l’immense cantine, mais aussi quand on découvre l’espace musique, la terrasse sur le toit ou la salle de sport, on sent de suite que les deux fondateurs jouent la carte du soft management assez astucieux. L’immeuble pensé par l’architecte Adolphe Bocage, orné des grès et céramiques réalisés en 1908 par Alexandre Bigot, a une partie classée monument historique. Il avait un temps appartenu au Crédit Lyonnais, mais était historiquement une manufacture de crayon. Ironie de l'Historique pour ces créatifs habiles avec une palette graphique dorénavant.
     

    On allait se quitter, mais, Pretty Simple, pourquoi ce nom ? « C’est une litote plutôt pensée par Bastien », explique Corentin. « On avait lu quelqu’un expliquer faire des jeux extrêmement simples qui s’avèrent extrêmement difficiles à réaliser. » Car voilà, les choses simples demandent souvent beaucoup de travail. « Nous, on veut un jeu le plus simple possible, le plus accessible possible pour les joueurs, mais nous en amont Ha ! Ce n’est pas si simple que cela ! »
     

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