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    Bienvenue à Tchongar, «poste-frontière» entre l’Ukraine et la Crimée

    media Vue sur les préfabriqués du poste-frontière ukrainien de Tchongar. RFI/Sébastien Gobert

    Cela fait un peu plus d’un an déjà que la péninsule de Crimée a été annexée par la Fédération de Russie. L’opération avait été décidée et pilotée par Vladimir Poutine lui-même, à en croire ses confessions dans un film documentaire. L’annexion n’est toujours pas reconnue, ni par l’Ukraine ni par la majorité de la communauté internationale. Mais sur le terrain, la séparation est bien réelle, et une véritable frontière s’est mise en place. Reportage.

    De notre envoyé spécial à Tchongar

    Entre une file de camions et les façades détruites d’anciens magasins et restaurants abandonnés, une vingtaine de personnes sont emmitouflés dans leurs manteaux, malmenés par le vent glacial qui monte de la mer d’Azov. Yelena tire une lourde valise. Elle vient de Crimée, après avoir passé le poste-frontière russe. Elle rentre chez elle, en Ukraine. « J’avais des affaires à régler, raconte-t-elle. Je suis venue deux jours et je rentre chez moi. Il n’y a pas plus de problèmes côté russe que côté ukrainien, tant qu’on a ses documents en ordre... Le plus gros problème, c’est d’attendre dans le froid et les courants d’air, c’est la marche à pied. On ne se sent pas très à l’aise. Avant, je faisais de la randonnée de haute montagne. Ici, je retrouve un peu cette sensation d’extrême. »

    Délimitation administrative

    Elle et ses compagnons de passage n’ont pas les moyens de voyager en voiture. Entre les postes russe et ukrainien, ils doivent marcher à pied sur près de quatre kilomètres. Nikolaï Sarvinko est l’adjoint au responsable du poste-frontière de Tchongar. Il indique qu’il n’est pas possible d’organiser une navette, car il n’a aucun contact avec le côté russe : « Sur les questions de frontière, nous n’avons aucune coopération avec l’autre côté. C’est logique. La Crimée est partie prenante de l’Ukraine. Ils l’ont conquise de manière illégale. On ne peut pas avoir de quelconque coopération avec des occupants. »
     
    Nikolaï Skarvinko a pris ses fonctions il y a quelques mois. Il assure que de son côté de la frontière, tout fonctionne de manière normale. « Nous travaillons dans le cadre de la loi sur le contrôle de la frontière. C’est-à-dire des contrôles de personnes et de marchandises, des formalités douanières. Mais ce n’est pas une frontière d’Etat ! C’est une délimitation administrative. »
     
    L’attente se fait longue. Les camions qui approvisionnent la péninsule en marchandises de toutes sortes peuvent attendre jusqu’à une semaine pour traverser. Timour est un Tatar de Crimée. Avec ses amis chauffeurs, ils s’estiment malmenés par les autorités russes.  « Les relations avec les gardes de l’autre côté ne sont pas très amicales, dit-il. Ils demandent ce qu’on va faire en Ukraine, pour quelles raisons… Ils s’énervent, parce qu’on a pas encore changé nos plaques d’immatriculation ukrainiennes. Quand la Crimée était ukrainienne, je voyageais une fois par semaine, j’allais chercher des approvisionnements pour mon magasin. Maintenant, c’est une fois par mois. C’est difficile. » Pour Timour, la solution est pourtant simple : « Nous attendons. L’Ukraine reprendra bientôt la Crimée! (rires) »
     
    Le rire ironique de Timour démontre cependant qu’il n’y croit pas vraiment. A l’image de ce poste-frontière qui n’est pas supposé en être un, la séparation entre l’Ukraine et la Crimée est bel et bien une réalité physique. Elle est aussi bien ancrée dans les esprits.   

    Patrouille d'hommes en armes soupçonnés d'être des militaires russes, le 5 mars 2014, à l'est de Simféropol. Reuters/Vasily Fedosenko
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