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    Hebdo

    RD Congo: turbulences au sein de la majorité présidentielle

    media Protestations violentes à Kinshasa, le 19 janvier 2015, contre la volonté du président Joseph Kabila de modifier la loi électorale pour se maintenir au pouvoir. AFP/Papy Mulongo

    Appels sur l’actualité revient sur la situation en République démocratique du Congo. Plusieurs leaders de la majorité présidentielle ont rencontré ces derniers jours le président Joseph Kabila. Ces audiences font suite à l'envoi d'une lettre adressée au chef de l'Etat, le 5 mars, par sept des partis de la majorité, symbole d'un malaise au sein de sa coalition.

    Que dit précisément cette lettre polémique envoyée au président Kabila par sept des partis de la majorité ?
    C’est une lettre qui fait part d’un certain nombre d’inquiétudes. D’abord, par rapport à l’action du pouvoir, après quinze ans d’exercice. Ses signataires disent craindre un « certain essoufflement », un manque de vision et d’offre politique. Surtout après les protestations violentes contre la modification de la loi électorale en janvier et sa gestion par le pouvoir, les signataires disent craindre, « une coupure du contrat de confiance entre le pouvoir et le peuple, entre les institutions et la communauté internationale ». C’est donc une remise en question assez forte de la part de ces sept chefs de partis de la majorité.

    Quel est l’enjeu pour les signataires ?
    Les signataires demandent à Joseph Kabila de se prononcer et d’ouvrir un débat sur les questions importantes des derniers mois : les manifestations de janvier, mais aussi le calendrier électoral que beaucoup du côté de l’opposition mais aussi de la majorité critiquent déjà, ou encore le redécoupage du pays en 26 provinces, qui suscite inquiétude et remous dans certaines parties du pays. En jeu, aussi, la question délicate d’un candidat de la majorité pour la présidentielle. Joseph Kabila a toujours dit qu’il respecterait la Constitution mais il n’a jamais dit qu’il quitterait le pouvoir en 2016. Certains dans la majorité aimeraient qu’il lève clairement le doute sur ses intentions. Bref, selon eux, la majorité est restée trop silencieuse, elle a laissé trop d’initiative à l’opposition et n’a pas été « en mesure de faire une offre politique crédible ».

    Quels sont les partis politiques qui ont signé cette lettre ?
    Il y a le Parti lumumbiste unifié, le Mouvement social pour le renouveau, deuxième force de la majorité présidentielle, mais aussi le parti du ministre du Plan, Olivier Kamitatu, l’Alliance pour le renouveau du Congo. Ou encore  le parti du président de l'Assemblée provinciale du  Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l'Union nationale des fédéralistes du Congo, et enfin la formation de José Endundo Bongonge, le Parti des démocrates chrétiens. Donc, des personnalités qui ont un certain poids au sein de la majorité.

    En quoi cette lettre est-elle polémique ?
    Ce qui l’a rendue polémique, c’est qu’elle a été partiellement rendue publique dans la presse. Or, certains termes employés sont sans équivoque et assez durs pour le président de la République. « Essoufflement », « rupture du contrat de confiance », tous ces mots sont lourds de sens à la veille d’une élection majeure en 2016. Et qui font preuve de réelles dissensions au sein de la coalition de la majorité, le camp au pouvoir.

    Quelle est la réponse qui a été faite à cette lettre ?
    Le président Joseph Kabila a d’abord rencontré individuellement plusieurs leaders de la majorité présidentielle il y a dix jours avant de convoquer une réunion de la majorité le week-end dernier. L’idée était de se parler et d’aplanir les différences. Les discussions ont d’abord été houleuses, selon plusieurs sources, mais les principaux partis de la majorité se sont tout de même mis d’accord sur la nécessité de se réunir plus souvent. Il a été question de respecter le calendrier électoral sans ignorer les contraintes techniques et financières et de respecter le redécoupage du pays en 26 provinces comme le prévoit la Constitution. A été remise à plus tard, par contre, l'épineuse question du candidat de la majorité à la prochaine présidentielle.

    Moïse Katumbi, membre du parti présidentiel et gouverneur du Katanga, a annoncé le 16 mars sur RFI qu’il allait se retirer de la vie politique. Quelles sont les raisons qui le poussent à quitter son poste ?
    En réalité, Moïse Katumbi quitte son poste de gouverneur, car il n’a pas le choix. La loi sur le redécoupage du pays en 26 provinces a été promulguée il y a trois semaines. Résultat : le Katanga va être divisé en quatre d’ici trois mois. Quatre nouvelles assemblées provinciales vont être mises en place et quatre nouveaux gouverneurs vont être nommés. Et de façon mécanique, Moïse Katumbi perd son poste de gouverneur à la tête de cette grande province. Ce redécoupage était attendu depuis longtemps. Il a été inscrit dans la nouvelle Constitution en 2006, mais le pouvoir a tardé à le mettre en œuvre et a décidé de le faire maintenant. Résultat : le Katanga, mais aussi la province orientale, le Bandundu et l’Equateur vont être redéfinis. Les gouverneurs de ces provinces vont donc quitter leur fonction. Moïse Katumbi, de son côté, reste pour le moment ambigu sur ses intentions politiques. Il dit vouloir prendre le temps de réfléchir à ce qu’il va faire ensuite et prévoit un tour du Congo.

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