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    Hebdo

    Sophie Toscan du Plantier, un drame sans fin

    media La police sur les lieux de l'assassinat de Sophie Toscan du Plantier, le 24 décembre 1996. STR / AFP FILES / AFP

    Principal suspect de l’assassinat de Sophie Toscan du Plantier, en 1996, dans le sud de l’Irlande, Ian Bailey souhaitait obtenir réparation. Arrêté à deux reprises sans être inculpé, cet ancien journaliste à la personnalité nébuleuse a perdu cette semaine son procès contre l’État et la police irlandais, qu’il accusait de complot contre lui.

    De notre correspondant en Irlande,

    Une croix celtique en granit marque sobrement l’emplacement où le corps de Sophie Toscan du Plantier a été retrouvé, le 23 décembre 1996, à quelques pas de sa résidence secondaire de Toormore, dans le sud-ouest de l’Irlande. Tombée amoureuse de la région, la Française, alors âgée de 39 ans, aimait s’y ressourcer, à l’écart de tout, entre le murmure de l’océan et les collines rocailleuses aux couleurs automnales.

    Alors qu’elle doit rentrer à Paris le lendemain pour passer les fêtes de Noël en compagnie de son mari, le célèbre producteur Daniel Toscan du Plantier - mort depuis -, cette mère d’un garçon de 15 ans se plonge ce soir-là dans un recueil du poète irlandais William Butler Yeats, dont elle ne finira jamais la lecture.

    Son agresseur la tire vraisemblablement de ses rêveries au beau milieu de la nuit. Paniquée, elle tente de lui échapper dans la pénombre, mais la pente et les ronces ralentissent sa fuite. Son visage, enfoncé par un parpaing, porte les stigmates d’une terrible violence, à tel point que la voisine est incapable de l’identifier lorsqu’elle la découvre à l’aube.

    Extradition refusée

    L’assassinat sauvage de Sophie Toscan du Plantier ébranle cette petite communauté. Très vite, les soupçons de la police se portent sur Ian Bailey, un journaliste pigiste local, qui effectue également quelques travaux de jardinage pour arrondir ses fins de mois. Originaire de Manchester, cet homme mystérieux mentionne dans ses articles des détails censés n’être connus que des enquêteurs.

    Il est interpellé une première fois en février 1997, après le témoignage d’une commerçante du village, Marie Farrell, affirmant l’avoir aperçu dans les environs la nuit du crime. Ian Bailey porte des traces d’égratignures sur les bras et le visage. Plusieurs personnes disent par ailleurs l’avoir entendu se confesser publiquement sous l’effet de l’alcool. Mais en l’absence de preuves matérielles, la police le relâche, comme à la suite de sa deuxième arrestation, moins d’un an plus tard. De quoi éprouver la patience des proches de Sophie, désabusés par les dysfonctionnements de la justice. Une enquête séparée est ouverte en France. Elle aboutit en 2010 à la demande d’extradition de Ian Bailey, à laquelle s’oppose finalement la Cour suprême irlandaise, faute d’un accord de réciprocité entre les deux pays.

    Un soulagement pour la famille

    Le Britannique de 57 ans, qui a obtenu récemment un diplôme en droit, assure vivre un « enfer » depuis une vingtaine d’années. Sous le coup d’un mandat d’arrêt européen, il n’a pu se rendre au chevet de sa mère mourante, en Angleterre, et accuse les enquêteurs d’avoir conspiré contre lui.

    Entamé en novembre dernier, son procès contre l’État et la police irlandais, pour « mise en cause abusive », aura duré soixante-quatre jours pendant lesquels le principal suspect de l’assassinat de Sophie Toscan du Plantier s’est mué. Ses arguments n’ont pas été entendus par le jury de onze personnes qui a refusé, à l’unanimité, le 30 mars, de lui accorder les dommages et intérêts qu’il réclamait. La famille de Sophie, dont le prénom n’a quasiment pas été mentionné tout au long de l’audience, a accueilli avec soulagement cette décision. L’association réclamant la vérité sur son assassinat attend désormais la reprise de l’enquête. La compagne de Ian Bailey, Jules Thomas, a fait savoir qu’elle comptait à son tour poursuivre la police irlandaise. Cette dernière a pourtant elle-même fait les frais, à plusieurs reprises, des excès de violence de l’ancien journaliste.

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