GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 11 Novembre
Lundi 12 Novembre
Mardi 13 Novembre
Mercredi 14 Novembre
Aujourd'hui
Vendredi 16 Novembre
Samedi 17 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Hebdo

    Les pays en voie de développement sont-ils «connectés»?

    media En Inde, l’utilisation d’internet sur mobile est en forte progression, avec 65% à 70% des internautes se servant de «smartphones» ou tablettes. Getty Images/Xavier Arnau

    On s’en doutait, les téléphones portables ont la cote dans les pays en voie de développement. De plus en plus d’individus possèdent aussi un ordinateur et surfent sur internet. Les réseaux sociaux sont prisés, du moins quand ils bénéficient de la connexion à internet. Un petit tour des statistiques sur l’utilisation des nouvelles technologies dans les pays en émergence montre que la révolution numérique a bien commencé. Un spécialiste de la question fait le bilan de la situation au Togo.

    Des centaines de personnes ont été interrogées dans 32 pays en voie de développement par le centre de recherche américain Pew au sujet des technologies numériques qu’ils utilisent et de l’influence d’internet sur leur quotidien.

    Dans les pays du Sud, l’accès à internet est très différent selon les régions du monde. Si 76% des citoyens chiliens ont accès à internet ou possèdent un smartphone, et qu’ils sont 67% dans le même cas au Venezuela, et 60% en Chine, au Liban et en Argentine, les Africains, eux, ne sont que 20% à 30% à avoir un accès au moins occasionnel à internet. Et au Bangladesh, ils sont 11%, et seulement 8% au Pakistan, à surfer de temps en temps.

    « Pas plus de 10% de la population ont accès à un internet que je qualifierai de bas de gamme, au Togo », estime un consultant en informatique résident à Lomé, désireux de préserver son anonymat. « Ces chanceux se connectent dans les cybercafés, essentiellement où, pour un euro, on peut surfer plus de deux heures », précise-t-il. « Mais la connexion est capricieuse, dans tout le pays, et même pour ceux qui sont câblés à domicile. Au Togo, il n’y a pas de fibre optique. Des travaux ont commencé il y a plus d’un an mais on ne voit toujours rien venir », raconte cet observateur. « Nous-mêmes, informaticiens, avons du mal à mettre nos programmes à jour », détaille-t-il.

    Facebook mobilise les Africains

    « Et je crois que cette absence de connexion fluide à internet, cette difficulté d’accès à l’information est voulue », lâche l’informaticien. Facebook mobilise les Africains, surtout ceux de la diaspora et leur famille en Afrique, selon lui, mais Twitter est quasiment inutilisé, du moins au Togo. D’ailleurs, « un printemps africain [en référence aux printemps arabes] boosté par les réseaux sociaux, comme on l’a vu au Maghreb et en Egypte, c’est exclu : l’accès à internet est si faible et la connexion si mauvaise ! C’est impossible », juge-t-il. « Ceux qui sont connectés en permanence en Afrique sub-saharienne, ce sont ceux qui ont le pouvoir ; le pouvoir et l’argent, car certains demandent une connexion satellitaire à internet. Et ceux qui ont le pouvoir n’ont aucun intérêt à ce que le reste de la population puisse communiquer facilement et rapidement », conclut ce cadre.

    L’étude de Pew révèle justement que les trois quarts des discussions sur les réseaux sociaux au Liban ont pour sujet la politique. Et c’est aussi le cas en Egypte (66%) et en Jordanie (63%). En Ukraine, si seulement 53% de la population a accès à une connexion, huit internautes sur 10 s’informent sur la Toile. Et les Russes sont déjà 8 personnes sur 10 à posséder leur propre ordinateur.

    C’est en Asie du Sud-Est que les réseaux sociaux semblent avoir le plus de succès... et même plus de succès que dans les pays industrialisés depuis longtemps. 93% des Philippins interrogés disent utiliser des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, contre 74% des internautes aux Etats-Unis. Les Philippines détiennent ainsi le record du taux d'utilisation des réseaux sociaux des pays émergents. Et, sans surprise, ce sont les jeunes qui se servent le plus d’internet : les jeunes Thaïlandais de 18 à 34 ans, par exemple, sont 83% à se connecter alors qu’ils ne sont plus que 27% à se brancher chez les plus de 35 ans.

    Chercher du travail sur internet est aussi répandu en Asie du Sud. Plus de la moitié de ceux qui ont accès à internet en Inde (où ils sont 20% à y avoir accès) et au Bangladesh assurent se servir de ce média pour tenter de trouver un emploi.

    Les informations médicales sont aussi très recherchées dans les pays en voie de développement, surtout par les femmes (72%). 64% des internautes polonais utilisent internet pour avoir des informations médicales, par exemple.

    89% des Nigérians ont un téléphone portable

    En ce qui concerne la téléphonie, les habitudes des pays émergents sont connues. Personne, ou presque, n’a de téléphone fixe dans certains pays. C’est le cas du Nigeria, du Ghana, du Bangladesh ou de l’Ouganda, où seul 1% des sondés a déclaré avoir une ligne fixe, alors que 89% des Nigérians et 76% des Bangladais ont un téléphone portable.

    Un pèlerin nigérian téléphone, assis sur le parvis de La Mecque, en février 2001. AFP PHOTOS / MARWAN NAAMANI

    Au Togo aussi, les téléphones portables sont légions. « La téléphonie mobile est accessible à tous, ici, surtout depuis que les Chinois sont entrés sur le marché africain », remarque notre consultant. « On peut trouver des téléphones portables à moins de 10 euros et des smartphones à moins de 40 euros ! Garantie : deux semaines d’utilisation », plaisante l’informaticien. Et le tarif des communications défie toute concurrence alors qu’au Togo, seuls trois opérateurs se disputent le marché. « 1 euro, 1,5 euro, suffit à acheter une puce téléphonique. Pour 70 centimes d’euro, le prix de la plus petite carte de recharge de crédit de communication, on peut appeler cinq à six minutes en local. Et un texto coûte moins d’un centime d’euro », indique-t-il. « Même les plus pauvres font l’effort d’acquérir un téléphone portable, car tout le monde en a un au Togo. Ceux qui ont entre 50 et 70 ans en ont aussi. Il n’y a que les vieilles grands-mères à qui il faut aller rendre visite lorsque l’on veut leur parler », remarque le spécialiste.

    Les pays en voie de développement, concluent justement les chercheurs du centre Pew, utilisent plus les nouvelles technologies de communication que les pays développés par rapport à leur moyen. Au Togo, par exemple, le salaire minimum mensuel est de 30 euros, la part de ce revenu consacré aux télécommunications peut vite s’élever à 10%.

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.