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    Hebdo

    Pakistan: stupeur et consternation après l'assassinat de Sabeen Mahmud

    media Les funérailles de Sabeen Mahmud ont eu lieu à Karachi le 25 avril 2015, au lendemaind de son assassinat. Reuters/Akhtar Soomro

    Une militante des droits de l’homme a été brutalement assassinée le week-end dernier au Pakistan. Sabeen Mahmud quittait la conférence-débat qu’elle avait organisée à Karachi à propos de la rébellion dans la région du Balouchistan – sujet quasi tabou – quand sa voiture a été criblée de balles par des hommes à moto. A Islamabad, cet assassinat est vécu comme un choc par l’élite intellectuelle. Pourquoi a-elle été tuée, et par qui ? Eléments d’enquête.

    Sabeen Mahmud était une figure du militantisme et de la défense des droits de l’homme bien connue au Pakistan. Cette informaticienne de 39 ans avait notamment fondé un espace culturel baptisé « Le 2e étage », consacré au dialogue et aux débats à Karachi, mégalopole portuaire de 20 millions d’habitants et capitale économique du pays. Son assassinat ciblé a donc provoqué stupeur et consternation parmi les intellectuels pakistanais.

    Les regards se tournent vers l’ISI

    La défense d’une parole libre (en général) sur les droits de l’homme au Pakistan avait valu par le passé de nombreux ennemis à Sabeen Mahmud, des extrémistes religieux, comme les talibans, aux nationalistes les plus fervents. Après l’attaque qui lui a coûté la vie, et même s’il n’y a pas à proprement parler de preuve formelle, tous les regards se tournent vers l’Inter-Services Intelligence (ISI), les puissants services secrets pakistanais dont la présumée culpabilité fait figure, parmi les élites, de secret de polichinelle.

    Soldats iraniens en manoeuvre en 2006 dans la province du Sistan-et-Balouchistan, frontalière avec le Pakistan. AFP/Farsnews/STR

    Dans un premier temps, l’ISI avait poussé une université de Lahore à annuler cette conférence-débat sur le Balouchistan. Et Sabeen Mahmud avait décidé dans la foulée d’héberger la discussion dans l’enceinte de son propre espace culturel.

    Reste à comprendre pourquoi l’évocation de cette région, qui était le thème de la conférence, est si sensible au Pakistan. Rappelons que le Balouchistan est situé au sud-ouest du pays et qu’il fait frontière avec l’Iran et l’Afghanistan. C’est la région la plus vaste mais aussi la plus pauvre du pays, et cela malgré l’importance de ses ressources minières et gazières. Richesses que les indépendantistes baloutches accusent Islamabad de piller…

    « Personnes disparues »

    Depuis l’indépendance du Pakistan, les nationalistes baloutches en sont à leur quatrième soulèvement et le dernier (en cours) dure depuis dix ans. La région est du coup dirigée d’une main de fer par les militaires pakistanais. Un conflit méconnu, parce que les journalistes étrangers y sont persona non grata et que la mort régulière de journalistes locaux rend la couverture de ce conflit quasi impossible.

    En tout état de cause, l’Etat pakistanais n’aime pas voir médiatisées celles qu’on appelle « les personnes disparues », ces nationalistes baloutches enlevés par les militaires qui soit ne réapparaissent jamais, soit réapparaissent sous la forme de cadavres portant des stigmates de tortures.

    Le Pakistan préfère qu’on parle du développement de cette région, encouragé celui-là par la Chine qui, cherchant à créer un couloir économique jusqu’à la mer, l’a négocié il y a quelques jours à coup de milliards de dollars. Au Balouchistan, depuis des années, c’est plutôt « Silence on tue ». Comme l’illustre l’assassinat de ce week-end.

    De gauche à droite : les présidents du Pakistan, Mamnoon Hussain, de la Chine, Xi Jinping et le Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif. Base de Nur Khan à Islamabad, 20 avril 2015. Reuters

     

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