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    Hebdo

    Le défi de Bernie Sanders face à Hillary Clinton aux primaires

    media Bernie Sanders va défier Hillary Clinton aux primaires démocrates. REUTERS/Jonathan Ernst

    Appels sur l’actualité revient sur l’annonce de l'unique élu « socialiste » du Congrès des Etats-Unis, Bernie Sanders, le 29 avril : il va défier Hillary Clinton sur sa gauche aux primaires démocrates de 2016. 

    Peu connu, Bernie Sanders est toutefois un habitué des médias nationaux, où il représente régulièrement la fraction la plus à gauche de la politique américaine. Il sait que son manque de notoriété, face à sa formidable adversaire, est le premier défi de sa campagne. Bernie Sanders n'est pas aujourd'hui membre du Parti démocrate mais il siège, en tant qu'« indépendant », avec le groupe démocrate du Sénat. Son entrée dans la course ne menace pas la position de favorite d'Hillary Clinton, mais pourrait forcer la démocrate à clarifier ses positions sur des sujets socio-économiques brûlants comme les traités de libre-échange en cours de négociation, auxquels la gauche du Parti démocrate, les syndicats et Bernie Sanders sont hostiles.

    Comment Bernie Sanders peut-il s’y prendre pour battre Hillary Clinton ?

    Il faut être très clair sur cette question : même avec la meilleure stratégie du monde, les chances de Bernie Sanders de battre Hillary Clinton aux primaires démocrates sont quasi nulles. Et ceci non seulement parce que le sénateur n'a pas la notoriété de l'ancienne première dame et ex-secrétaire d'Etat, mais aussi et surtout parce que Bernie Sanders ne bénéficie pas des mêmes infrastructures, des mêmes réseaux influents que l'ultra-favorite du camp démocrate.

    Et le point qui est encore plus important, c'est l'argent, bien sûr. Bernie Sanders compte sur les petites contributions individuelles pour financer sa campagne. Un peu à l'image de la stratégie qui a si bien réussi à Barack Obama en 2008. Mais il n’est que très peu probable que le candidat Sanders réussisse à créer une mobilisation massive similaire au phénomène Obama. Du coup, Bernie Sanders restera sans doute très loin derrière les moyens financiers considérables dont dispose Hillary Clinton. La favorite des sondages recueille actuellement 64% d’opinions favorables contre seulement 7% pour Bernie Sanders.

    Et pourtant, Bernie Sanders ne souhaite pas qu'on prenne sa candidature pour de la rigolade...

    Le sénateur estime au contraire - et à juste titre - que de plus en plus d'Américains sont déçus par le système bipartite et l'establishment politique. Bernie Sanders a donc promis de mener une campagne « à l'ancienne » : pas de dépenses exorbitantes, pas de financements faramineux par des millionnaires ou des lobbyistes influents et surtout pas de spots publicitaires négatifs pour nuire à ses adversaires, et notamment à Hillary Clinton.

    Bernie Sanders a dit espérer pouvoir mener une campagne qui permette une vraie confrontation des idées. « Les Américains attendent de nous un débat de fond et non pas de petites phrases assassines qui dévient l'attention des vrais problèmes de ce pays », a-t-il expliqué. Et là-dessus, il a tout à fait raison. Mais on peut quand même se demander si ce style qu'il tente d'imposer changera quelque chose au grand cirque politique que sont habituellement les campagnes présidentielles américaines.

    Justement, est-ce que la candidature de Bernie Sanders pourrait tout de même avoir un impact sur la campagne d’Hillary Clinton ?

    C'est très probable. Non seulement Bernie Sanders est le premier candidat qui ose se lancer dans la course contre Hillary Clinton. Mais il pourrait surtout l'obliger à prendre des positions claires sur différents dossiers qu'elle a jusqu'ici évités. Il faut dire que depuis des décennies, Bernie Sanders défend des positions à gauche de la gauche. Au Sénat, où il siège depuis 2006 en tant qu'indépendant avec le groupe démocrate, il est le seul parlementaire à épouser l'étiquette « socialiste ». C'est assez étonnant quand on sait que rien que le mot « socialiste » fait grimper aux rideaux la plupart des Américains. Et pourtant, Bernie Sanders, fidèle à ses valeurs, a été réélu en 2012 au siège du sénateur du Vermont, avec 71% des voix. Un véritable triomphe.

    Mais alors, sur quels dossiers Bernie Sanders pourrait gêner Hillary Clinton ?

    Sur tous les dossiers qui concernent de près ou de loin la défense de la classe moyenne. Puisque c'est cela le leitmotiv de la campagne Clinton. Sauf que, comme le souligne Bernie Sanders, sur certains points, la favorite des sondages manque de clarté.

    Prenons par exemple la grande finance : Bernie Sanders critique depuis des lustres un système qui permet aux plus riches de s’enrichir davantage, alors que les classes moyennes s’appauvrissent. Il demande une réglementation et des contrôles plus stricts pour le secteur bancaire, alors que la position d’Hillary Clinton face à la grande finance n’est pas aussi arrêtée. Et même au sein du parti démocrate, les liens entre les Clinton et Wall Street font grincer des dents.

    Autre exemple : le futur traité de libre-échange transpacifique que Barack Obama négocie actuellement. Dans le passé, Hillary Clinton a soutenu de tels accords mais n'a pas encore tranché sur celui-ci. Alors que Bernie Sanders, lui, a toujours voté contre des accords de libre-échange. Des traités tenus pour responsables de la perte de nombreux emplois aux Etats-Unis.

    Comment réagit Hillary Clinton à la candidature de Bernie Sanders ?

    Hillary Clinton sait qu’elle va devoir clarifier certains points dans sa campagne si elle veut être crédible pour le plus grand nombre, y compris l’aile gauche du parti démocrate. Du coup, elle a accueilli son rival par un message Twitter : « Je suis d’accord avec Bernie : notre objectif, c’est la défense des classes moyennes. Je lui souhaite la bienvenue dans la course ».

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