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    Pourquoi la France a refusé l’asile à Julian Assange

    media Julian Assange, le 18 août 2014, à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il est réfugié. Reuters/John Stillwell/pool

    Le 3 juillet 2015, le journal Le Monde publiait une lettre de Julian Assange au président François Hollande, demandant au chef de l'Etat français de lui accorder l’asile. La réponse fut aussi rapide que laconique. Appels sur l'actualité rappelle que ce n’est pas la première fois que la France refuse de soutenir le fondateur de WikiLeaks et d’autres lanceurs d’alerte américains...

    La lettre de Julian Assange au chef de l’Etat publiée par Le Monde était une demande d’asile politique à la France. Quelle a été la réponse du chef de l’Etat ?
    Effectivement, c’était une lettre ouverte publiée par Le Monde, un quotidien qui paraît à Paris en début d’après-midi, vers 14h00. Et dès 14h02, on avait la réponse de l’Elysée. Une réponse négative : pas question pour la France d’accueillir Julian Assange. Avec ce motif particulier exprimé dans le communiqué, selon lequel il existe un mandat d’arrêt contre Julian Assange. Un mandat d’arrêt international qui, rappelons-le, n’a rien à voir avec WikiLeaks et la publication de tous ses câbles diplomatiques - des centaines de milliers de documents, américains principalement, publiés sur internet et révélés dans les journaux -, comme ce fut le cas en France dans Libération. C’est une plainte pour viol, qui a été déposée en Suède, et qui fait que Julian Assange, aujourd’hui, est toujours à Londres, où il a trouvé refuge au sein de l’ambassade de l’Equateur. Voilà donc les motifs de la France pour refuser l’asile politique à Julian Assange. Mais ce n’est pas une surprise : le gouvernement Fillon avait déjà refusé que la France héberge le site WikiLeaks. Cela fait partie de petites mesures de rétorsion qu’on a pu observer. On se souvient aussi que la France de François Hollande, il y a deux ans, avait empêché le survol de l’avion du président de la Bolivie, Evo Morales, parce qu'elle pensait qu’Edward Snowden, l’analyste de la NSA qui avait révélé les pratiques d’écoute de cette agence américaine, se trouvait à bord.

    Dix jours avant la demande d'asile de Julian Assange au président Hollande, WikiLeaks publiait, via Mediapart et Libération des révélations sur l'écoute de trois présidents français par la NSA. mediapart.fr (capture d'écran)

    Fin de non-recevoir de l’Elysée, donc. Mais quelques jours plus tôt, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, interrogée sur le sujet, avait pourtant dit qu’elle ne serait pas choquée que la France accueille Julian Assange…
    Effectivement, mais de la part de Christiane Taubira, ce n’est guère étonnant : elle est un peu la conscience de gauche de ce gouvernement Valls. Mais voilà, François Hollande fait de la realpolitik, et malgré les écoutes avérées, comme Libération et Mediapart l’ont révélé, de trois présidents successifs, il n’y a pas eu de mesure de rétorsion. Il y a juste eu la convocation de l’ambassadrice des Etats-Unis en France au Quai d’Orsay à Paris.

    Il y a quand même eu un Conseil de sécurité organisé en urgence...
    Oui, mais c’était pour la forme, pour l’opinion publique, parce qu’au fond, la France et les Etats-Unis sont alliés. Il y a notamment une coopération très importante dans la lutte contre le terrorisme et, évidemment, pour François Hollande, pas question que ces sujets majeurs prennent le dessous face au cas Assange.

    De quoi est-il accusé aux Etats-Unis ?
    Il n’y a pas de plainte officielle aux Etats-Unis, même si on sait que Julian Assange - et il le dit dans sa lettre ouverte à François Hollande - affirme qu’il est poursuivi pour espionnage, conspiration, vol, etc., qu’il risque même la peine de mort et qu’un jury secret aurait déjà été constitué... Mais officiellement, aucune poursuite juridique n'existe.

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