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    Niger: le difficile chemin de l'opposant Hama Amadou vers la présidentielle

    media Hama Amadou, candidat à la présidentielle 2016, a été désigné lors du congrès de son parti, le Mouvement démocratique nigérien (Moden), à Zinder, au Niger. Fabien Mugneret/RFI

    Il est le premier candidat déclaré à la présidentielle de 2016 au Niger, mais pourra-t-il concourir ? L’ancien président de l’Assemblée nationale du Niger, Hama Amadou, a été investi le 13 septembre par le Moden, Mouvement démocratique nigérien, son parti, à l’issue d’un Congrès extraordinaire qui s’est tenu à Zinder, la deuxième ville du pays, en présence de plusieurs milliers de partisans et de responsables de l’opposition…Mais Hama vit toujours en exil en France, sous le coup d’un mandat d’arrêt dans le cadre d’une affaire de trafic présumé de bébés. Explications, cette semaine, dans Appels sur l’actualité.

    Août 2014, Hama Amadou quitte précipitamment le Niger après l'autorisation par les députés de son audition par la justice dans une présumée affaire de trafic de bébés. Où en est cette affaire ?
    L’ancien président de l’Assemblée nationale est poursuivi pour « complicité » de trafic d’enfant. Sa seconde épouse aurait acheté leurs deux jumeaux, il y a trois ans, au Nigeria. Treize mois plus tard, l’épouse de Hama Amadou a été remise en liberté provisoire sous caution, mais le fond du dossier n’a toujours pas été examiné par la justice en raison d’une requête soulevée par la défense, qui a conduit en janvier dernier le tribunal correctionnel de Niamey à se déclarer incompétent pour juger cette affaire. Le parquet a alors fait appel. Et la justice a finalement décidé, mi-juillet, de renvoyer l’affaire en cour correctionnelle… Un retour à la case départ. Et ce n’est pas fini, puisque sur RFI, la semaine dernière, Hama Amadou a assuré que ses avocats se pourvoyaient en cassation, retardant une fois de plus l’examen du dossier sur le fond. Résultat : il faudra probablement encore attendre de long mois avant qu’une conclusion judiciaire ne soit donnée à cette affaire.

    Dans ce contexte, quel peut être l’avenir politique d’Hama Amadou, en cette veille de présidentielle ?
    Pour le savoir, il faut déjà qu’Hama Amadou rentre à Niamey pour déposer officiellement sa candidature, comme la loi nigérienne l’exige. Pour cela, il devra fournir notamment un certificat médical de moins de trois mois établi par un médecin nigérien accrédité. Problème, Hama Amadou est toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt émis en septembre dernier par les juges nigériens du fait qu’il ne s’était pas présenté à une convocation des juges. Et le ministre de l’Intérieur du Niger a été clair. S'il rentre, il « sera arrêté » et « jugé ». Ce à quoi Hama Amadou rétorque qu'il est prêt à répondre devant les juges, puisque selon lui le dossier d'accusation est vide.

    Autre inconnue : si la candidature de Hama Amadou était officiellement déposée, pourrait-elle être invalidée par la Cour constitutionnelle en raison de la procédure en cours ?
    Difficile à dire à ce stade. Selon la loi électorale, tout candidat, pour être retenu, doit se soumettre à une « enquête de bonne moralité » menée par « les autorités compétentes ». Une disposition qui, de l’aveu même du procureur adjoint de la République, est « assez floue » pour constituer une épée de Damoclès au-dessus de la tête de Hama Amadou. Reste que, selon certains observateurs, cette entrée dans la course à la présidentielle pourrait être pour Hama Amadou une manière de se protéger contre des poursuites. La semaine dernière, au micro de RFI, l’ancien président de l’Assemblée nationale a fait valoir une disposition de la Cédéao datant de 1993, selon laquelle les candidats à une présidentielle ne peuvent être inquiétés pour des raisons extrapolitiques dans les six mois qui précèdent un scrutin. Pour les autorités, cette disposition ne peut s’appliquer à l’opposant puisqu’il est poursuivi dans un « dossier de droit commun ». Mais il ne faut pas oublier que Hama Amadou, désormais principal opposant au président en exercice, Mahamadou Issoufou, a toujours clamé son innocence et dénoncé « une affaire politique » visant à l’écarter de la présidentielle. Il n’est pas exclu donc qu’il essaie de se placer sous la protection de la Cédéao. 

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