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    Les 10 Africains les plus riches selon «Forbes»

    media Aliko Dangote, l'Africain le plus riche du monde. Ici à Davos, le 22 janvier 2014. REUTERS/Denis Balibouse

    Les plus grosses fortunes d’Afrique sont répertoriées chaque année par le magazine Forbes. Elles sont le fait d’entrepreneurs opérant dans le ciment, le luxe, l’agroalimentaire et la grande distribution et proviennent, pour l’essentiel, d’Afrique du Sud, du Nigeria et d’Egypte. Elles ont été construites en majorité par des hommes de 54 à 83 ans, avec seulement deux Noirs et une femme de 42 ans.

    1. Aliko Dangote, Nigeria
    L’Africain le plus riche du monde a 58 ans. Il pèse 15,7 milliards de dollars, selon le classement 2015 de Forbes . Issu d’une famille commerçante de Kano, dans le nord musulman, il fait partie de ces self-made men qui se sont construits eux-mêmes au Nigeria. Il se lance dans les affaires à 20 ans, avec 2 300 euros prêtés par un oncle et trois camions pour vendre du ciment. Il se retrouve aujourd’hui à la tête du groupe Dangote, un empire industriel qui prospère dans le ciment, le sucre et la farine. Après un voyage au Brésil, en 1999, où il est fasciné par le niveau d’industrialisation atteint par ce marché émergent, il décide de passer de la vente à la fabrication. Il achète des usines et fait de son succès une affaire continentale : il s’implante en Zambie, en Tanzanie, en Afrique du Sud mais aussi au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun.

    2. Johann Rupert, Afrique du Sud
    La seconde fortune d’Afrique s’avère deux fois moins importante, avec 7,1 milliards de dollars. Elle est détenue par le Sud-Africain blanc Johann Rupert. Cet Afrikaner de 65 ans a hérité des affaires de son père, Anton Rupert, un magnat du tabac. Patron depuis 2010 de la société de luxe Richemont, basée en Suisse, il est le propriétaire des marques Cartier, Van Cleef & Arpels et Montblanc, entre autres. On ne peut pas lui reprocher de ne plus rien avoir d’africain, puisqu’il détient des parts dans la holding Remgro, un empire industriel coté à la Bourse de Johannesburg. Il exploite deux propriétés viticoles en Afrique du Sud et expose ses 200 voitures de collection dans un musée à Franschhoek, dans la région du Cap. 

    3. Nicky Oppenheimer, Afrique du Sud
    Héritier du leader mondial du diamant brut, le groupe De Beers, fondé par son grand-père Ernest, un juif allemand émigré en Afrique du Sud, Nicky Oppenheimer, 70 ans, a décidé de vendre ce fleuron de l’industrie minière sud-africaine en 2012. Un choix radical qui a marqué la fin du contrôle familial sur le groupe, mais qui lui a permis d’engranger 5,1 milliards de dollars en cash. Soit une bonne partie de sa fortune, estimée à 6,7 milliards de dollars. Attaché à l’Afrique du Sud où il vit toujours, Nicky Oppenheimer a réinvesti cet argent par le biais des deux sociétés d’investissement qu’il contrôle avec son fils Jonathan Oppenheimer.
     
    4. Christoffel Wiese, Afrique du Sud
    Surnommé « Christo », cet industriel afrikaner de 74 ans a amassé 6,3 milliards de dollars dans la grande distribution. Il détient 15% des parts de la chaîne de supermarchés Shoprite, implantée à travers l’Afrique, mais aussi 44% de Pepkor, un groupe sud-africain spécialisé dans la vente de vêtements bon marché. Il est également le propriétaire d’un hôtel cinq étoiles, Lanzerac Manor & Winery, d’une réserve naturelle privée dans le Kalahari et de la société d’investissement Brait. En avril 2015, cette dernière a racheté au groupe britannique Virgin 80% de ses parts dans les salles de sport de Virgin Active à travers le monde. Montant de la transaction : 1 milliard de dollars.
     
    5. Nassef Sawiris, Egypte
    A 54 ans, Nassef Sawiris détient la première fortune d’Egypte - quelque 6,3 milliards de dollars. Fils cadet du capitaine d’industrie Onsi Sawiris, il dirige la principale entreprise de sa famille, Orascom Construction Industries (OCI), la plus grosse valeur de la Bourse du Caire. Producteur de ciment et d’engrais, il a tiré une partie de sa fortune de la vente en 2007 d’Orascom Cement au groupe Lafarge, une multinationale française dont il est devenu le deuxième actionnaire. Le regard tourné vers les Emirats arabes unis, Nassef Sawiris a noué en 2015 un partenariat avec une firme d’Abou Dhabi pour construire une centrale à charbon en Egypte. Ses deux frères aînés, Naguib et Samih, plus connus que lui, sont actifs dans les télécoms et l’hôtellerie.

    6. Mike Adenuga, Nigeria
    Deuxième fortune du Nigeria et sixième d’Afrique selon Forbes, avec 4 milliards de dollars, cet ancien proche du général Babangida a prospéré dans les télécoms et le pétrole. Il a fondé en 2006 Global Communications (Globacom), le second opérateur cellulaire nigérian - 27 millions d’abonnés - et pilote Conoil Producing, l’une des plus grosses sociétés pétrolière indépendantes du Nigeria. Surnommé The Bull (« Le Taureau ») en raison de sa corpulence, le Yorouba le plus riche du Nigeria se montre, à 62 ans, moins discret qu’Aliko Dangote. Il a fait ériger une tour de 13 étages en plaqué or sur Victoria Island, à Lagos.

    7. Mohamed Mansour, Egypte
    Patron du groupe familial Mansour, cet ingénieur de 67 ans formé aux Etats-Unis vaut 4 milliards de dollars. Il détient Metro, la plus grande chaîne de supermarchés d’Egypte, ainsi que le second groupe immobilier du pays, Palm Hills, sans oublier les franchises de McDonald’s et Philip Morris. Mohamed Mansour a construit son empire en développant des concessions de marques automobiles américaines, Chevrolet, General Motors et Caterpillar. Depuis la révolution égyptienne, il diversifie ses investissements à l’étranger, notamment dans l’immobilier aux Etats-Unis.
     
    8. Nathan Kirsh, Swaziland
    Issu d’une famille juive sud-africaine, cet industriel de 83 ans a amassé 3,9 milliards de dollars par le biais d’un parcours aussi atypique que sulfureux : il s’est installé en 1986 au Swaziland, royaume enclavé en territoire sud-africain dont il est devenu un ressortissant, après l’échec d’un partenariat avec le groupe sud-africain Sanlam. Propriétaire de la société immobilière Swazi Plaza Properties, à 50% avec une société publique du Swaziland, il a fondé Jetro Holdings, un grossiste qui dessert les épiceries. Ses multiples sociétés sont domiciliées dans des paradis fiscaux, aux Iles Vierges et au Liberia notamment. Il détient par le biais de diverses holdings une part importante de la société de sécurité israélienne Magal Security Systems.

    9. Isabel Dos Santos, Angola
    La fille aînée de José Eduardo Dos Santos, au pouvoir en Angola depuis 1979, a été identifiée par Forbes en 2011 comme la femme la plus riche d’Afrique. La « princesse Isabel », belle métisse issue d’un premier mariage de Dos Santos avec une Russe, dispose à 42 ans de la 9e fortune africaine, estimée à 3,1 milliards de dollars. Elle détient des intérêts partout : en Angola et au Portugal, dans la banque - avec entre autres 25% de la Banque internationale de crédit (BIC), la quatrième banque angolaise, et 19% de la Banque portugaise d’investissement (BPI), quatrième banque du Portugal - mais aussi les diamants, l’énergie, les télécoms, le ciment, l’immobilier et l’agroalimentaire. Mariée à Sindika Dokolo, métis dano-congolais et grand collectionneur d’art contemporain, elle opère dans l’ombre de son puissant père.

    10. Isaad Rebrab, Algérie
    Simple comptable à ses débuts, cet industriel algérien de 71 ans dispose aujourd’hui de 3,1 millions de dollars. Il a fondé Cevital en 1998, devenu l’un des plus grands groupes privés de son pays. Il exporte en Europe et dans le Maghreb des huiles, de la margarine, du sucre, des eaux minérales et autres boissons gazeuses. Actif dans la grande distribution, l’industrie et les services, il rachète des sociétés européennes au bord de la faillite pour mieux se diversifier. En 2013, Cevital a ainsi acquis Oxxo Evolution, fabricant français de fenêtres en PVC, puis en 2014 Fagor-Brandt, un poids lourd franco-espagnol de l’électroménager, ainsi que les aciéries italiennes de Lucchini Piombino. Son dernier projet : une vaste zone industrielle dénommée Cap-2015, avec un hub portuaire à Cap Djinet, à l’est d’Alger, et la construction d’une ville nouvelle.

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