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    Les dix innovateurs africains qui montent

    media Ola Orekunrin (au centre), jeune femme médecin qui a lancé les Flying Doctors au Nigeria, premier service ambulancier aéroporté d'Afrique de l'Ouest. DR

    Tests de dépistage, techniques de reforestation, logiciels, plantes résistantes à la sécheresse, paiement par carte de crédit sans fil… Les Africains innovent, et pas seulement au Nigeria, au Kenya et en Afrique du Sud. Du Burkina au Rwanda, en passant par le Cameroun et la diaspora, des jeunes et moins jeunes se distinguent par leurs inventions.

    Arthur Zang, concepteur du Cardio Pad

    Le polytechnicien camerounais a inventé le Cardio Pad en 2011, à l’âge de 24 ans. Sa tablette médicale permet de suivre à distance la fréquence cardiaque d’un patient, à moindre coût, en transmettant les résultats par téléphone mobile. Afin d’éviter des déplacements fréquents aux malades, il pense à cette tablette munie d’électrodes pour faire des électrocardiogrammes à distance et transmettre les résultats aux 40 cardiologues que compte le Cameroun. Prix Rolex 2014, il emploie à 28 ans sept ingénieurs dans sa société, Himore Medical, et planche sur un appareil d’échographie à distance.

    Ashley Uys, dépisteur de paludisme et de drogues

    Métis du Cap de 33 ans, ce biotechnologiste commercialise depuis 2010 via sa propre société, Medical Diagnostech, le premier test paludéen africain, qu’il a mis au point. Son kit de dépistage bon marché, vendu 30 dollars, est destiné à la population pauvre d’Afrique du Sud. Il fonctionne pour tous les types de paludisme et indique dans les trente minutes si le traitement est efficace. Il a lancé Oculus ID en 2013 pour commercialiser sa dernière trouvaille : une application pour téléphone mobile destinée aux parents qui soupçonnent leurs enfants de se droguer - un fléau qui ravage les townships métis du Cap où il a grandi. Un premier diagnostic tombe, avec une simple photo de l’adolescent les yeux ouverts, après analyse biométrique de ses pupilles.

    Ola Orekunrin, SOS médecins par avion

    Jeune femme médecin de 29 ans formée à York, en Grande-Bretagne, puis à la médecine régénérative au Japon, elle a tout plaqué pour lancer au Nigeria en 2012 le premier service d’ambulance héliportée et d’évacuation sanitaire par avion ouest-africain, les « Flying Doctors ». La mort prématurée de sa sœur cadette, à l’âge de 12 ans, pendant des vacances au Nigeria, l’a poussée à fonder cette entreprise. Nommée en 2013 parmi les Young Global Leaders du Forum économique mondial, Ola Orekunrin, qui est aussi pilote d’hélicoptère, a permis l’évacuation de 500 patients en trois ans. En dehors de l’Afrique du Sud, aucune société du même type n’existe ailleurs sur le continent.

    Yacouba Sawadogo, le paysan qui lutte contre le désert

    Surnommé « professeur » malgré son illettrisme, ce grand-père oeuvre à la transmission d’une technique ancestrale revisitée par ses soins, le « zaï », pour reboiser des zones sahéliennes. L’homme qui a arrêté le désert, titre du documentaire britannique qui lui a été consacré en 2010, a réussi l’exploit de planter 15 hectares de forêt à Gourga, son village, dans le nord-ouest du Burkina Faso. Son secret est désormais un modèle : il consiste à creuser des trous plus larges et plus profonds pour planter des arbres, afin de mieux retenir les eaux de pluie. Associée à l’usage du compost pour enrichir le sol, elle donne de très bons résultats. Une fois la terre enrichie grâce à la forêt, les cultures de mil et de sorgho deviennent plus faciles à proximité.

    Jill Farrant, les plantes qui survivent aux sécheresses

    Professeur de biologie à l’université du Cap, elle a découvert les mécanismes cellulaires qui permettent aux plantes de survivre à des périodes de sécheresse. Cette Sud-Africaine de 54 ans poursuit des recherches sur des cultures comestibles et résistantes à la sécheresse, telles que l’eragrostis tef, une plante d’Ethiopie. Les enjeux sont énormes : mieux préparer l’Afrique au réchauffement climatique en cultivant des variétés résistantes, sans forcément recourir aux OGM.

    François Sylla, les rayons laser à moindre coût

    Fils d’une Polonaise et d’un Guinéen, ce polytechnicien de 33 ans né à Lomé a grandi à Conakry et étudié en France, où il a fait une découverte dans la technologie du laser-plasma. Son invention, « l’accélération du laser-plasma », convertit l’énergie laser en particules, pour l’adapter à des applications plus compactes et économiques. Les marchés pour son appareil sont la médecine avec la radiothérapie et l’optique, l’inspection de matières denses comme des trains d’atterrissage d’avions. Après avoir terminé sa thèse, il a fondé en 2012 la start-up SourceLAB avec un associé français, et reçu en mars 2014 le prix Norbert Ségard de l’innovation, doté de 15 000 euros, qui soutient les jeunes créateurs d’entreprise.

    Ory Okolloh, le contrôle citoyen en ligne

    Avocate et blogueuse kényane de 38 ans, l’ex-responsable de la stratégie de Google en Afrique est aujourd’hui en charge des investissements « à impact social » chez Omidyar Network, une firme lancée en 2004 par le patron de eBay. Après ses études à Harvard, elle a co-fondé les sites Mzalendo (« patriote » en swahili) pour suivre l’actualité du Parlement kényan et Ushahidi (« témoin ») pour collecter les témoignages sur les violences politiques de la fin 2007, après une présidentielle contestée. Ce média social avait permis aux citoyens de croiser en temps réels leurs informations via SMS, email, Twitter et internet, tout en localisant les incidents sur Google Maps. Curieusement, le logiciel « open source » Swift River, développé pour cette plate-forme, n’a pas été repris ailleurs en Afrique pour exercer un contrôle citoyen. Il sert désormais à coordonner des actions d’urgence lors de catastrophes naturelles à travers le monde, parmi lesquelles le séisme de 2010 en Haïti.

    Jason Njoku, distributeur digital de films africains

    Après des études de chimie à Manchester et une série d’échecs qu’il raconte sur son blog, il lance en 2010, à 30 ans, iROKO Partners avec son associé britannique Bastian Gotter. La société détient quatre portails sur le web : iROKO TV diffuse un catalogue de près de 2 000 films sortis des studios de Nollywood, iROKING vend de la musique made in Nigeria, NollywoodLove poste sur YouTube les dernières nouveautés de Nollywood, tandis que YorubaLove se spécialise dans les films en langue yorouba. En 2015, fort d’un revenu annuel de plus d'un million de dollars, le groupe lance Spark, un incubateur de start-up nigérianes qui vise à développer d’autres services internet.

    Stafford Masie, le paiement par carte de crédit sans fil

    Nommé directeur de Google en Afrique du Sud en 2007, ce geek métis sud-africain de 40 ans a créé en 2010 sa société Thumbzup pour vendre son « Payment Pebble » (« galet de paiement »), via un contrat avec la banque Absa. Grâce à l’appareil qu’il a conçu, il est possible de régler des achats par carte de crédit, à l’aide d’un smartphone. Cet engin sans fil, vendu moins de 40 dollars, permet aux commerçants d’accepter les cartes de crédit de manière plus flexible - par exemple, un plombier après des travaux chez un client.

    Clarisse Iribagiza, la révolution mobile

    Cette Rwandaise de 27 ans a fondé en 2010, alors qu’elle était encore étudiante, le laboratoire d’innovation HeHe Labs, d’après un mot de kinyarwanda qui signifie « où ». L’objectif : concevoir des applications « africaines pour les Africains », via les téléphones mobiles, pour aider les entreprises à être en contact avec leurs clients. Egalement co-fondatrice en 2011 du réseau de start-up rwandaises iHills, Clarisse Iribagiza gère une société qui génère 200 000 dollars de chiffre d’affaires par an et offre des programmes de formation aux élèves, pour les initier à la conception informatique dès le collège.

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