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    Hebdo

    Tentative de putsch avortée au Niger: en attendant les preuves

    media Une patrouille de soldats nigériens entre Agadez et Arlit. ISSOUF SANOGO / AFP

    Au Niger, le président Mahamadou Issoufou a affirmé qu’un coup d’Etat avait été déjoué le 17 décembre à Niamey. Neuf hauts gradés de l’armée nigérienne ont été arrêtés. A deux mois de l’élection présidentielle, l’opposition se dit sceptique et attend des preuves. Appels sur l’actualité fait le point sur les raisons qui ont conduit à leur arrestation et sur le parcours de ces militaires, jusqu’ici pour la plupart inconnus du grand public.

    Les autorités ont révélé l'existence d'écoutes téléphoniques. Ces écoutes prouvent-elles que ces militaires préparaient un coup d’Etat ?
    On ne peut pas faire de révélations sur ces écoutes sans avoir eu accès au dossier. Pour l’instant, ces preuves ont été transmises à la gendarmerie chargée de l’enquête. Mais on sait, en revanche, que le ministre de l’Intérieur Hassoumi Massoudou a affirmé, samedi 19 décembre lors d’une conférence de presse, que les preuves sont suffisantes et accablantes. Il s’agit d’échanges de SMS et de correspondances. Dans certains de ces SMS, il est question de personnalités à supprimer, selon le ministre qui n'a dévoilé aucun nom. Mais il a précisé que les militaires arrêtés étaient suivis depuis un mois par d’autres militaires qui rendaient compte de la progression de leur projet de coup d’Etat.
     
    Comment ces militaires comptaient-ils agir ?
    Là aussi, il faudrait avoir accès au dossier... Hassoumi Massoudou a dit que les militaires voulaient bombarder la présidence, à Niamey, juste après le retour du président Mahamadou Issoufou de Maradi, le vendredi 18 décembre, où avaient lieu les cérémonies du 57e anniversaire de la République du Niger. Le président était manifestement la cible directe, à en croire les autorités. Toujours selon le ministre de l’Intérieur, les militaires voulaient initialement agir le vendredi, mais ils auraient finalement décidé d’avancer leur projet d’un jour, au jeudi 17 donc, et c’est ce qui aurait précipité leur arrestation.
     
    Quel est le parcours de ces officiers ? Ont-ils déjà été impliqués dans la vie politique nigérienne ?
    Ce sont pour la plupart de hauts gradés qui ne sont pas connus du grand public : ils ne se sont jamais affichés particulièrement aux côtés des politiques. Le seul peut-être à avoir fait parler de lui depuis l’élection du président Issoufou, c’est le sous-lieutenant Awal Hambali, qui est aujourd’hui en poste à Abidjan où il travaille pour l’Onuci, la force des Nations unies. Il avait été arrêté en 2011 lors d’une autre présumée tentative de coup d’Etat, avant finalement d’être relâché faute de preuves. Awal Hambali était de passage à Niamey lors de son arrestation la semaine dernière.

    A priori, les autres militaires n’ont pas de passif particulier...
    On peut juste signaler que le nom de deux d’entre eux est associé au général Salou Djibo, qui a dirigé la junte militaire après le renversement en 2010 de Mamadou Tandja. Il s’agit du général Salou Souleymane, inspecteur des armées lors de son arrestation. Cet ancien chef d’état-major de l’armée de l’Air est l’oncle direct de Salou Djibo. Le second, le capitaine Issa Amadou Kountché, était l’aide de camp de Salou Djibo. Quant au lieutenant-colonel Idi Abdou Dan Haoua, patron de la base aérienne de Niamey, il a été tout récemment diplômé de l’Ecole de guerre de Paris, et jouit d’une réputation d’homme intègre, selon nos informations. Enfin, le capitaine Amadou Chekaraou, responsable d’une unité d’élite antiterroriste, n’avait pas non plus, à notre connaissance, fait parler de lui auparavant : son unité  basée à Ouallam, au nord de Niamey, est réputée pour son professionnalisme.

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