GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 21 Septembre
Jeudi 22 Septembre
Vendredi 23 Septembre
Samedi 24 Septembre
Aujourd'hui
Lundi 26 Septembre
Mardi 27 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Hebdo

    Hommage en autoportraits à la femme africaine

    media Loza Maléombho expose des selfies très remarqués sur les réseaux sociaux. Loza Maléombho

    Loza Maléombho, jeune styliste ivoirienne, ne fait pas seulement sensation avec ses collections inspirées. L’artiste expose aussi des selfies remarqués sur les réseaux sociaux : une série d’autoportraits, « Alien Edits », où elle se met en scène en tant que femme africaine, avec toutes sortes d’objets fantaisistes sur la tête.

    Fille de médecins, Loza Maléombho est née voilà 30 ans au Brésil et a été élevée entre la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis, qui sont restés ses deux ports d’attache. Après avoir lancé sa griffe en 2009 à New York, elle s’est installée en 2012 à Abidjan, la ville de ses parents, pour y ouvrir un atelier et cultiver ses sources d’inspiration « ethniques ». Une mine dans laquelle elle puise avec bonheur, tirant de ses voyages à travers la Côte d’Ivoire et dans la sous-région des matières ou des motifs traditionnels pour un prêt-à-porter destiné aux citadines de toutes origines.

    « Aux Etats-Unis, explique-t-elle, je trouvais que j’étais limitée dans mon expression artistique. J’ai voulu revenir sur mes bases africaines et participer à l’exploitation de toutes les matières et produits artisanaux qui existent. » Son atelier forme des femmes et travaille avec des artisans locaux, teinturiers, bijoutiers et cordonniers. Distribuée en Afrique du Sud, au Nigeria et à New York, elle présente ses collections lors des fashion weeks de Lagos, Boston et New York.

    Loza Maléombho

    Hommage à la femme africaine

    La jeune styliste a exposé avec succès une autre facette de sa personnalité en publiant en 2015 sur Instagram des selfies très travaillés, qui font l’objet d’une exposition à la fondation Donwahi pour les arts contemporains à Abidjan.

    Elle apparaît sous diverses facettes, Néfertiti égyptienne, Madonne auréolée ou ménagère africaine avec son seau ou sa machine à coudre sur la tête - le tout, avec un piercing dans le nez des plus new-yorkais, qui contribue à brouiller les pistes.

    Très vite, ces clichés qu’elle revendique « à conscience sociale » s’imposent comme une sorte de manifeste pour l’estime de soi, l’élégance et une certaine sophistication. Ils font le buzz sur les réseaux sociaux. Elle récolte des milliers de mentions « like » sur Facebook, parmi des Internautes qui s’identifient à sa démarche.

    « Noire et fière de l’être »

    « J’ai voulu rendre un hommage à la femme africaine qui porte son fardeau de cette manière », explique-t-elle, tout en faisant passer ce message simple : « Noire et fière de l’être ». Un clin d’œil à la fameuse chanson de James Brown, Say it loud - I’m black and proud, écrite en 1968 en pleine lutte pour les droits civiques.

    C’est qu’avec Loza Maléombho, l’Afrique n’est jamais très loin des Etats-Unis. Cette

    Loza Maléombho

    série d’autoportraits a commencé après la bavure policière de Ferguson, en août 2014, qui avait coûté la vie au jeune noir de 18 ans Michael Brown. La créatrice de mode se trouvait alors à New York et a voulu réagir au  « désarroi » qu’elle a ressenti dans la communauté africaine-américaine. « Alien Edits est devenu ma manière de protester sur la perception que certaines personnes pouvaient avoir des Noirs ».

    Diplômée en infographie et animation à l’université des beaux-arts de Philadelphie, Loza Malhéombo laisse ici libre cours à son imagination dans une série de clichés qui lui ressemblent : exigence, haute qualité et un résultat non dénué d’humour, parce qu’il renvoie par effet miroir tout les excès narcissiques de la vogue actuelle des selfies.

    « Alien Edits repose sur le même concept que ma marque, explique-t-elle : mon but est de m’inspirer de la tradition pour la transmettre à notre génération "millénaire" ». En phase avec son époque, la créatrice devrait encore faire parler d’elle en 2016, cette fois pour sa collection printemps-été toute en tons vert, beige, noir et bleu ciel.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.