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    Hebdo

    Comores: pourquoi Sambi est-il exclu de la présidentielle?

    media L'ancien président des Comores Ahmed Abdallah Sambi. (Ici lors de la fête de l’indépendance, le 6 juillet 2009.) AFP/Tony Karumba

    A Moroni, la candidature de l’ancien président comorien Ahmed Abdallah Sambi à l’élection présidentielle du 21 février 2016 a été invalidée le 2 janvier par la Cour constitutionnelle, qui a confirmé 25 des 28 candidats. Tous sont originaires de l'île de la Grande Comore, selon la règle instaurée en 2001 d'une présidence tournante entre les trois îles de l'Union des Comores - Anjouan, Grande Comore et Mohéli - qui compte au total 800 000 habitants. Originaire d'Anjouan, Sambi a présidé l’Archipel entre 2006 et 2011 au nom de son île. Retour sur sa candidature qui a fait polémique : le leader du parti Juwa cherchait-il à exploiter une imprécision de l'article 13 de la Constitution sur la présidence tournante ? Explications.

    Pourquoi la candidature de l’ex-président Ahmed Abdallah Sambi a-t-elle été invalidée ? Rappelons que cette année, le premier tour de l’élection présidentielle échoit à l’île de Grande Comore, la plus peuplée de l’archipel et dont la capitale, Moroni, est également la capitale fédérale de l’Union des Comores. C’est ce qui a décidé la Cour constitutionnelle à rejeter la candidature de l’ex-président, en s’appuyant sur l’article 13 de la Constitution selon lequel « la présidence est tournante entre les îles ». La polémique repose sur l’unité de l’archipel des Comores et sur le fait que la nationalité comorienne ne tient nullement compte d’une appartenance insulaire, quand bien même cette dernière serait prouvable. Mais la question est aussi de savoir si c’est seulement le tour préliminaire qui est tournant ou si on prend en compte les « origines » des candidats, au risque de passer pour séparatiste. 

    Le gouvernement craignait des troubles

    En clair, non seulement Ahmed Abdallah Sambi avait été élu sur le principe de cette tournante, mais il n’avait pas changé cet article de la Constitution lors de son mandat alors qu’il en avait la possibilité. La Cour a donc motivé sa décision par le fait que si l’ancien président avait déjà été élu sur ce principe sur l’île d’Anjouan, il ne pouvait pas prétendre l’être aussi sur celle de Grande Comore… Si un article de la Constitution pose un problème d’intégrité territoriale ou d’unité nationale, il est du devoir du chef de l’Etat ou de l’Assemblée nationale d’y remédier. La Cour, elle, se charge uniquement de statuer afin de savoir si la Constitution est respectée. Dans le cas d’espèce, la candidature d’Ahmed Abdallah Sambi contrevenait à son article 13.

    Quelle a été la réaction de son parti ? Il faut se souvenir qu'Ahmed Abdallah Mohamed Sambi est non seulement le leader mais aussi le fondateur du parti Juwa. S’il est souvent difficile de savoir si les gens votent pour un parti ou pour un leader, dans son cas, la question ne se pose pas : Juwa, c’est Sambi. Les membres du bureau politique s’attendaient à ce rejet de candidature de la part de la Cour constitutionnelle.

    Le gouvernement craignait des troubles, cela n’a pas été le cas. L’ex-président n’a pas contesté le rejet de sa candidature. Une deuxième option était prévue : le député Fahmi Saïd Ibrahim, qui a toujours été un allié fiable de Sambi bien avant la création du parti Juwa, avait également déposé sa candidature en tant qu’indépendant, ce qui peut paraître surprenant étant lui-même leader et fondateur de son parti, le Parti pour l'entente comorienne, le PEC. Autre point à souligner : le député candidat indépendant à la présidentielle a pris soin de choisir deux de ses trois vice-présidents parmi les membres du parti Juwa : Bacar Abdou Dossar pour Anjouan, Mohamed Elhad Hassane pour Mohéli, tandis que Djaffar Mohamed Ahmed était membre du PEC mais ancien ministre de la Justice de Sambi. Du coup, le soutien des partisans et militants Juwa à sa candidature restera total et indéfectible. 

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