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    Hebdo

    L’opposant Oumar Sarr en attente de jugement

    media Le député sénégalais et numéro deux du PDS, Oumar Sarr. AFP PHOTO / SEYLLOU

    Pourquoi le député d’opposition Oumar Sarr a-t-il été remis en liberté le 26 janvier dernier ? Le numéro deux du Parti démocratique sénégalais de l’ex-président Abdoulaye Wade était sous les verrous depuis fin décembre, suite à son communiqué incriminant Macky Sall dans l'affaire Lamine Diack, ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme. Le président du Sénégal a-t-il fait un geste d’apaisement en perspective des échéances électorales à venir ?

    Oumar Sarr a été placé en liberté provisoire. Pourquoi cette décision ? Cela signifie-t-il que l’affaire concernant le numéro deux du PDS n’est pas terminée ?
    Cette demande de mise en liberté provisoire a été déposée par ses avocats dès son incarcération, fin décembre. Oumar Sarr est défendu par des pointures du barreau et de la classe politique, en l’occurrence Amadou Sall, ancien Garde des Sceaux, et Madické Niang, ancien ministre des Affaires étrangères du temps d’Abdoulaye Wade. Il est impossible de dire pour le moment quand Oumar Sarr sera jugé. Les procédures sont parfois très longues au Sénégal. Amadou Sall vient, pour sa part, d’être jugé pour offense au chef de l’Etat. Les faits remontent à mars 2014 et le verdict sera rendu fin février. Quant à Oumar Sarr, il sera, lui, jugé pour des faits au final moins grave : même s’il a été un temps question d’offense au chef de l’Etat dans la presse sénégalaise, il a été inculpé fin décembre pour faux, usage de faux et diffusion de fausses nouvelles.

    Rappelons qu’Oumar Sarr, en sa qualité de coordinateur du PDS, a signé le premier communiqué de son parti quand l’affaire Lamine Diack a éclaté, fin décembre, à Dakar. Tout est parti d’un article du quotidien français Le Monde. Que contenait cet article ?
    Le journal a publié des extraits d’auditions de Lamine Diack, dans lesquels cet ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme affirme avoir financé l’opposition en 2012 pour faire chuter Abdoulaye Wade. Dans une sorte de raccourci journalistique, le quotidien français a conclu que Macky Sall avait touché une partie de cet argent. La diffusion de cette information au Sénégal a provoqué un séisme politique. Et le premier communiqué du PDS, signé par Oumar Sarr, était virulent à l’encontre du Président et sa conclusion était claire : « La démission reste la seule porte de sortie pour les corrompus et les incompétents ». Le lendemain, Oumar Sarr était arrêté, placé sous mandat de dépôt, puis inculpé deux jours plus tard. Au même moment, Le Monde diffusait un mot d’excuses à ses lecteurs, en expliquant que rien ne prouvait l’implication de Macky Sall dans cette affaire de pots de vins.

    La justice a-t-elle assez de preuves contre Oumar Sarr ?
    Les faits sont là, ce n’est pas une question de manque de preuves. Mais les charges retenues amènent-t-elles forcément une mise en détention, toute la question est là. Le PDS a dit qu’Oumar Sarr était un détenu politique. Différents observateurs ont estimé que cet emprisonnement n’avait pas de sens. Amnesty international, par exemple, a demandé la libération d’Oumar Sarr dès son incarcération.

    Il se dit que Macky Sall a fait un geste, sans doute pour apaiser les tensions politiques…
    Cette tension est très forte. Elle ne fait que monter depuis 2012, surtout entre le gouvernement, le parti présidentiel, l’Alliance pour la république et le Parti démocratique sénégalais. Des cadres, des militants du PDS sont soit en prison soit en attente de jugement, le plus souvent pour offense au chef de l’Etat. Cette offense est toujours constitutionnalisée, dans un article un peu fourre-tout qui est très critiqué. « Ce n’est pas acceptable dans la démocratie revendiquée par le Sénégal », affirment certains observateurs. Et puis, le Sénégal va sans doute entrer en période de campagne électorale, en vue de l’élection présidentielle de 2017. Et Macky Sall devrait proposer rapidement un referendum sur son projet de réforme de la Constitution, où se trouve la modification de la durée de son mandant qui passerait de sept à cinq ans, ainsi que 14 autres propositions. Le chef de l’Etat cherche peut-être un débat plus serein que les actuelles piques entre partis politiques. En tout cas, même placé en liberté provisoire, Oumar Sarr n’a pas mis sa langue dans sa poche. A peine la porte de la prison dépassée, il appelait les militants à la lutte pour la démocratie en critiquant directement le président Macky Sall. 

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