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    Hebdo

    Francophonie: un hackathon pour encourager l’utilisation des données

    media Quelque 80 personnes étaient réunies au Numa à Paris le 19 février pour le Hackfrancophonie. Manon Mella

    Contraction de « hack » et de « marathon », un hackathon est un événement collaboratif et intensif où des personnes aux talents divers s’associent pour créer un service sur un thème choisi. Organisé par Etalab, un service ministériel français chargé de créer un « portail unique interministériel des données publiques », et Open Data Burkina Faso, le Hackfrancophonie a réuni près de 80 personnes venues de huit pays francophones le 19 février au Numa, lieu dédié à l’innovation et aux start-up à Paris, pour plancher toute la journée sur des projets autour des données publiques et numériques dans leurs pays.

    « Le Hackfrancophonie a rassemblé des personnes de la société civile d’Afrique francophone et d'autres des administrations ou institutions comme la Banque mondiale, qui sont déjà chargées de la libération de données publiques afin de mutualiser les expériences et créer des projets de développement », explique Julien Le Bot, journaliste et consultant à CFI, partenaire de l’événement.

    Ce dernier explique par ailleurs que les autorités présentes peuvent ainsi se rendre compte des données à libérer en priorité. Laure Lucchesi, directrice adjointe de la mission Etalab, précise qu’il s’agit également d’échanger des bonnes pratiques entre pays francophones afin de faire émerger des projets concrets.

    En équipe, ils ont ainsi réfléchi pendant plusieurs heures sur des projets qui pourraient être utiles aux populations grâce aux données ouvertes par des organismes internationaux ou gouvernementaux. Data village, par exemple, propose de mettre en ligne les comptes des collectivités locales ivoiriennes afin de favoriser la transparence et de permettre aux citoyens de suivre à la fois les réalisations financées par le budget propre de la mairie et ceux financés par les bailleurs de fonds.

    Lalaicha Maiga, membre de la société civile malienne, propose quant à elle de développer une cartographie libre afin de permettre notamment aux populations de retrouver des hôpitaux ou écoles à proximité de leur lieu de résidence. Cheick Fall, activiste sénégalais, a développé avec son équipe une plate-forme afin de créer du lien entre les parlementaires et les électeurs dans son pays. L’objectif est de permettre aux populations d’interpeller leurs élus rapidement via sms et de se mobiliser pour le vote d’une loi, par exemple. Une équipe a également étudié l’impact des différentes aides financières lors de l’épidémie d’Ebola. Ils ont pu observer que plus l’aide humanitaire était importante, moins les centres de santé enregistraient des décès dus au virus.

    Un dernier projet a retenu notre attention. Il s’agit d’un moteur de recherche qui rendrait accessible les comptes-rendus ministériels, développé par l’équipe du militant Smockey, membre du mouvement citoyen Balai citoyen du Burkina Faso. Leur objectif, accroître le contrôle des citoyens.

    Disponibilité et fiabilité des données

    Mais plusieurs difficultés subsistent à la réalisation de ces projets. En Afrique, plusieurs institutions ne disposent pas encore de système d’information au sein de leurs structures. Les données sont donc quasi inexistantes, car elles n’ont pas été numérisées. Par ailleurs, qui dit données dit manipulation des données. Les citoyens sont donc appelés à exercer un regard critique sur les informations qu’ils reçoivent ou les collecter eux-mêmes.

    A côté de ces problématiques, un important travail de sensibilisation à l’endroit des politiques reste à faire. Les participants continueront à développer leurs projets respectifs grâce aux différentes personnes rencontrées lors de cette journée et aux outils mis à leur disposition.

    Eric Adja, directeur du numérique au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, a rappelé en fin de journée que la valorisation des données ouvertes encourageait très fortement la démocratie.

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