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    Hebdo

    Ahmad Al Faqi Al Mahdi bientôt en procès devant la CPI?

    media Le Malien Ahmed al Faqi al Mahdi (à gauche) lors de sa comparution, le 30 septembre 2015, à la Cour pénale internationale, à La Haye. REUTERS/Robin van Lonkhuisen

    La Cour pénale internationale devrait décider fin mai de l’ouverture éventuelle d’un procès contre Ahmad Al Faqi Al Mahdi. Lors de la séance de confirmation des charges, le 1er mars, la procureure Fatou Bensouda l’a accusé de « crime de guerre », pour avoir détruit entre le 30 juin et le 10 juillet 2012, neuf mausolées de saints musulmans ainsi que la grande mosquée Sidi Yahia de Tombouctou. Appels sur l’actualité revient sur les conditions d'arrestation de ce jihadiste présumé, membre d'Ansar Dine, l'une des organisations islamistes qui ont occupé le nord du Mali, à l'instar d'Aqmi et du Mujao.

    Pouvez-vous nous rappeler qui est Ahmad Al Faqi Al Mahdi, dont l’audience de confirmation des charges s’est ouverte le 1er mars devant la CPI ?
    Dans la région de Tombouctou, Ahmad Al Faqi Al Mahdi est plus connu sous le nom d’Abou Tourab. C’est un Touareg, originaire d’une petite localité de la région de Tombouctou. Et c’est surtout un cadre du groupe jihadiste Ansar Dine, un groupe lié à al-Qaïda au Maghreb islamique. Aqmi a d’ailleurs exigé, il y a un peu plus d’un mois, la libération d’Abou Tourab ainsi que celle d’autres prisonniers, en échange d’une Suissesse enlevée en janvier dernier à Tombouctou.

    Abou Tourab est soupçonné d’avoir pris part à la destruction d’une mosquée et de neuf mausolées de Tombouctou protégés par l’Unesco, mais il est soupçonné aussi d’autres crimes…
    Effectivement, pendant la période d’occupation du Nord par les groupes islamistes armés en 2012, Abou Tourab avait dirigé une très redoutée brigade des mœurs, et il a participé à l’application des décisions du Tribunal islamique de Tombouctou, qui avait ordonné lapidations et mains coupées, et qui a été aussi à l’origine de nombreux crimes sexuels… Mais c’est uniquement pour les destructions du patrimoine culturel de Tombouctou qu’Abou Tourab est aujourd’hui jugé, ce qui fait d’ailleurs dire à beaucoup d’associations de défense des droits de l’homme que les charges qui sont retenues contre lui devraient être élargies.

    Sait-on précisément qui a arrêté Abou Tourab et qui l’a transféré à la CPI ?
    Abou Tourab a été transféré à la CPI en septembre dernier, il y a moins de six mois. A l’époque, ce sont les autorités du Niger qui le détenaient. Mais ni les conditions ni la date de son arrestation n’ont jamais été communiquées. Je suis quand même allé consulter le mandat d’arrêt émis par la CPI, en septembre dernier. Et selon ce mandat, Abou Tourab était détenu au Niger, « dans la cadre de poursuites pour des fournitures d'armes et d'autres actions différentes de celles qui constituent le fondement de la requête ». Donc, il n’était pas détenu pour la destruction des mausolées. Et toujours selon cette lettre émise par le bureau du procureur de la CPI, Abou Tourab « était encore membre d'Ansar Dine, occupant une haute position au moment de son arrestation ». C’est tout ce qui a été officiellement communiqué.
     
    D’autres responsables sont-ils poursuivis devant la CPI ?
    Devant la CPI, non. Abou Tourab, à ce jour, est le seul présumé jihadiste du Mali à comparaître à La Haye. Cela dit, près de 300 personnes attendent actuellement leur procès dans la Maison d’arrêt de Bamako. Des personnes détenues depuis janvier 2013, lorsque la reconquête du Nord a commencé, et qui sont soupçonnées d’être des membres des organisations islamistes qui avaient occupé le Nord : Ansar Dine, Aqmi, Mujao… Des groupes qui continuent, depuis, parfois sous d’autres appellations, de mener des attaques terroristes. Mais pour le moment, aucun autre mandat d’arrêt n’a été émis par la CPI. Quant à la justice malienne, elle n’a toujours pas commencé à juger ces personnes détenues pour les crimes supposés commis dans le Nord. Elles doivent être jugées, mais les procès n’ont pas commencé, et aucune date n’a été fixée à ce jour.

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