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    Hebdo

    En Afrique francophone, le français à l'épreuve du sondage

    media Dans le centre de Bamako, au Mali (photo d'illustration). ISSOUF SANOGO / AFP

    La semaine de la francophonie se termine ce dimanche. Elle a une nouvelle fois été l’occasion de souligner le dynamisme du français en Afrique. Car la langue française reste prestigieuse, y compris dans des pays où elle cohabite avec des langues locales fortes. Une enquête de l’institut français TNS Sofres (Africascope 2015) révèle, dans les grandes villes de certains pays, des niveaux de francophonie plus élevés chez les moins de 40 ans que chez leurs aînés. Maîtriser le français ou le revendiquer n’est cependant pas tout. Encore faut-il être prêt à l’utiliser quand les choses sérieuses commencent. Avec un brin de malice et beaucoup de curiosité, RFI a cherché à savoir dans quelle langue les personnes sondées par TNS Sofres avaient choisi de répondre au questionnaire.

    Qu’est-ce, au fond, qu’être francophone ? Comprendre le français, le parler, le lire, l’écrire… mais pour quel type de conversation ?

    Quand les enquêteurs de l’institut de sondage TNS Sofres se rendent dans les foyers africains pour les interroger sur leurs habitudes de vie et leur niveau d’équipement, ils finissent, à l’issue de la discussion d’une heure qu’ils ont eue avec la personne interrogée, par répondre eux-mêmes à une question simple : « Dans quelle langue avez-vous posé ce questionnaire : dans une langue locale, en français, ou à la fois en langue locale et en français ? »

    C’est un moment de vérité qui en dit long sur le niveau réel de la population interrogée et sur son recours à la langue française quand il s’agit de « passer aux choses sérieuses ».

    Deux groupes de pays

    Les résultats à cette question dessinent clairement deux groupes de pays. Le premier est celui dans lequel le français reste la principale langue d’échange. Au Gabon, 96% des personnes interrogées ont répondu à la totalité de l’entretien en français, 95% au Cameroun, 90% en Côte d’Ivoire.

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    Africascope 2015 / 7 pays / TNS Sofres

    Le deuxième groupe de pays est celui où le français cohabite avec des langues locales fortes. Au Mali 69% des personnes répondent au sondage en langue locale, 76% au Sénégal, 59% au Niger.

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    Africascope 2015 / 7 pays / TNS Sofres

    La République démocratique du Congo présente une situation d’entre deux : 25% des personnes interrogées ont répondu au sondage en français, 39% en langue locale, 37% ont éprouvé le besoin de passer du français à une langue locale pour certaines questions.

    La RDC présente un cas d'entre deux, où l'usage du français et des langues locales est relativement équilibré. Africascope 2015 / 7 pays / TNS Sofres

    Sur les sept pays qui ont été suivis dans le cadre de cette enquête Africascope, les femmes ont plus fréquemment répondu en langue locale que les hommes (83% vs 69%). Les messieurs ont plus eu tendance que les dames à mêler français et langue locale au cours de l’entretien (29% vs 16%).

    Métissages à l’œuvre

    L’enquête de TNS Sofres montre également des décalages de génération dans certains pays. Au Sénégal, au Mali, au Niger, les moins de 40 ans sont plus enclins que leurs aînés à associer français et langue locale dans leur réponse au sondage.

    Ces différents chiffres montrent bien les métissages à l’œuvre dans la pratique du français en Afrique dite « francophone » : 27% des personnes interrogées par TNS Sofres dans le cadre de son enquête sont passées d’une langue à l’autre en cours d’entretien au Mali, au Niger, 37% en République démocratique du Congo.

    Africascope 2015 témoigne enfin de différences entre capitales et villes de l’intérieur. Au Gabon, les populations interrogées sont plus fréquemment passées du français à une langue locale dans la ville d’Oyem tout au nord du pays. A Korhogo dans le nord de la Côte d’Ivoire, 44% des personnes interrogées ont préféré répondre en langue locale. 41% à Garoua dans le nord du Cameroun.

    Chronologie et chiffres clés
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