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    Trente ans après, Tchernobyl est devenu un lieu touristique

    media Gerd est en effet venu pour la première fois à Tchernobyl en 1993 à l’occasion d’un reportage sur la pollution dans l’ex-URSS. Gerd Ludwig©

    Trente ans après la catastrophe de Tchernobyl survenue le 26 avril 1986 dans l’ex-URSS, le site de la centrale et ses environs sont devenus des endroits touristiques en Ukraine. Habitué des lieux, le photojournaliste germano-américain Gerd Ludwig a consacré une série de photos à ce tourisme nucléaire.

    « Tchernobyl est le plus célèbre phénomène ukrainien. Si vous planifiez de visiter l'Ukraine ou êtes déjà dans le pays, ne manquez pas le plus important et unique site et l'expérience ». On n’invente rien, c’est écrit en toutes lettres sur la page d’accueil du site Chornobyl Tours, lequel a reçu les compliments de près de 400 internautes sur TripAdvisor, le populaire outil de recherche touristique.

    Trente ans après la catastrophe nucléaire survenue le 26 avril 1986, les vestiges de la centrale Lénine et la région environnante attirent en effet des milliers de touristes chaque année depuis que les visites ont été autorisées, en janvier 2011. Ce tourisme nucléaire, puisque c’est bien de cela dont il s’agit, a intrigué le photographe germano-américain Gerd Ludwig qui en a fait récemment l’un de ses sujets de prédilection, exposé au festival de photojournalisme Visa pour l’image de Perpignan où nous l’avons rencontré, en septembre dernier.

    Il s’agit aussi d’un témoignage privilégié. Gerd est en effet venu pour la première fois à Tchernobyl en 1993 à l’occasion d’un reportage sur la pollution dans l’ex-URSS qu’il réalisait pour le magazine américain National Geographic. Devenu un spécialiste de l’endroit, il en connait tous les recoins mais aussi toute l’histoire.

    Selfies et compteurs Geiger

    Gerd Ludwig et l'une de ses photos en septembre 2015 à Visa pour l'Image. Christophe Carmarans / RFI

    « L’endroit ne cesse de me surprendre, dit-il. On pourrait penser que dans un tel environnement, très hermétique et sans véritable accès, rien ne va jamais changer. Mais au fil du temps, j’ai vu les petites maisons dans les villages complètement reconquises par la nature et les intérieurs vidés par les animaux sauvages ».

    « Les premières années, reprend-il, je voyais encore des restes de vie dans les villages et dans la ville de Pripiat où vivaient 50 000 personnes, d’autant que les gens, sommés de quitter les lieux presqu’immédiatement, avaient tout laissé en l’état. Tout était pratiquement intact ».

    Tout comme en 1993, l’idée du sujet sur le tourisme nucléaire lui est venue sur place en 2011, lors d’un séjour pour lequel il avait eu recours au financement participatif car, à l’époque, un nouveau reportage à Tchernobyl n’avait intéressé les agences ni les magazines. Quand il découvre des touristes en train de faire des selfies avec un compteur Geiger dans les mains ou un masque à gaz sur la tête comme mise en scène, le photographe n’en croit pas ses yeux.  « Au début, j’ai trouvé ça écœurant et même plutôt stupide », reconnaît-il.

    Passé son écœurement, il a néanmoins trouvé ce qu’il appelle « une certaine légitimité » à ce tourisme d’un genre particulier, une légitimité qui s’est accrue un peu plus à cause de la catastrophe de Fukushima survenue en mars 2011, deux mois seulement après l’ouverture de Tchernobyl aux visiteurs. « Il y a désormais beaucoup de touristes japonais qui viennent sur place pour se rendre compte, s’informer. D’une certaine façon, avance Gerd Ludwig,  cela leur permet de voir ce qui va se passer chez eux d’ici vingt ans ».

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