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    Une certaine idée génétique du bonheur

    media Des variants génétiques influencent notre aptitude au bonheur. Getty/Deyangeorgiev

    Le bonheur est une affaire sérieuse. La preuve, 190 chercheurs travaillant dans 17 pays se sont penchés sur ce concept pour en chercher les éventuelles origines biologiques. Serions-nous programmés pour être heureux ou dépressifs ? En tout cas, ces savants ont bien découvert dans nos gènes des variants qui jouent un rôle certain.

    Il s’agit de la plus importante étude jamais réalisée sur le comportement humain. Elle a mobilisé 190 scientifiques de 140 centres de recherches implantés dans 17 pays. Ces chercheurs ont tenté de percer l’énigme du bonheur, comme avant eux, Épicure, Pascal, Spinoza, Nietzsche… À la différence près qu’ils ont abordé la question depuis le fond des éprouvettes et à travers les lentilles de microscopes électroniques. 

    Afin de vérifier si on pouvait véritablement parler d’un « gène » du bonheur, les chercheurs ont passé au crible dans une méta-analyse les données génétiques de centaines de milliers de personnes. Dans le journal scientifique Nature qui publie leur travail, ils détaillent comment ils ont procédé pour isoler des variants (mutations) génétiques à rapprocher des humeurs dominantes ressenties par les 298 000 sujets dont les données ont été incluses dans l’étude.
     
    Un élément déterminant de la santé
     

    JP Mika, Kiese na kiese (Le Bonheur et la Joie), 2014. Pas-Chaudoir Collection, Belgique. JP Mika

    Ainsi donc notre sentiment général de bien-être, de dépression ou de neurasthénie ne vient pas de nulle part. Un des chercheurs, le Pr Alexis Frazier-Wood (Houston, États-Unis) révèle que leur travail a permis d’isoler trois mutations génétiques associées au sentiment de bien-être. Cet état subjectif permet à une personne d’évaluer le degré de bonheur que lui procure sa vie.
     
    « Nous avons aussi découvert deux gènes porteurs de mutations liées à des symptômes de dépression et onze autres à rapprocher d’un état neurasthénique », a ajouté le Pr Frazier-Wood. Son équipe est également parvenue à déterminer que c’est dans le système nerveux central, le tissu pancréatique et les glandes surrénales que ces caractéristiques génétiques s’expriment de préférence.
     
    Des études précédentes avaient déjà suggéré que ce sentiment de bien-être ou à l’inverse de tristesse, pouvait s’expliquer par les différences génétiques entre les personnes. La question de se sentir heureux retient en effet de plus en plus l’attention des chercheurs tant il est devenu évident que c’est un élément déterminant de la santé psychique comme physique.
     
    Améliorer les traitements       
     
    Les auteurs de l’étude mettent cependant en garde contre la tentation d’attribuer aux gènes et seulement à eux la responsabilité de nos humeurs. Notre environnement et surtout son interaction avec nos gènes sont tout aussi déterminants, soulignent-ils. En d’autres mots, puisqu’on ne peut pas (encore) modifier nos gènes, faisons en sorte de s’exposer le plus possible à ce qui peut contribuer au bonheur. Sans jamais négliger la plus minuscule source de bien-être…  
     
    Mais les scientifiques pensent également que poursuivre l’étude des gènes pourrait contribuer à comprendre pourquoi certaines personnes semblent prédisposées génétiquement à développer des symptômes dépressifs ou au contraire à voir d’abord le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.    
     
    Au-delà, les variants génétiques qui ont été mis en lumière ici ne sont qu’un premier pas vers d’autres clés qui restent à découvrir. Mais d’ores et déjà, des scientifiques explorent ces premières découvertes dans le but d’améliorer les traitements antidépresseurs et anxyolitiques.
     
    Réactions chimiques
     

    Au Bhoutan, le pays du bonheur, le culte du phallus s'affiche sur les façades des maisons et des temples. Getty/Katie Garrod

    Pour la science, le bonheur qui nous échappe ou que nous avons la chance de connaître se résumerait peu ou prou à une série de réactions chimiques. De multiples études portant notamment sur des jumeaux séparés à la naissance semblent corroborer cette hypothèse.
     
    Selon le travail de David Lykken (université du Minnesota), quel que soit le milieu dans lequel avaient été élevés ces enfants, leur ressenti du bonheur était concordant. Pour ce généticien comportementaliste, cette idée similaire du bonheur serait la manifestation de dispositions génétiques plutôt que celle d’un gène précis.
     
    La Journée et le pays du bonheur  
     
    Il n’en reste pas moins que la propension à être heureux se cultive. Et contrairement à ce que la pensée dominante voudrait nous faire croire, l’argent, la prospérité ou même la santé ne sont pas suffisants. « Le bonheur n’existe pas, disait Voltaire, il n’y a que des instants de bonheur ». Et ces instants font toute la différence.
     
    Assez pour que les États-Unis aient inclus le droit au bonheur dans leur déclaration d’indépendance, dès 1776, au même titre que le droit à la vie et à la liberté. Plus récemment et peut-être parce que le contexte mondial est de plus en plus menaçant, depuis 2012, l’Organisation des Nations unies nous incite à célébrer chaque 20 mars, la Journée internationale du bonheur.        
     

    Enfin, on ne saurait négliger le Bhoutan, le pays du Bonheur national brut (BNB). Là-bas, ses 750 000 habitants vouent un culte sans faille à des ribambelles de phallus enrubannés en mémoire des mœurs déchaînées d’un moine du XVe siècle. Aujourd’hui, bien loin de toute permissivité, le royaume du bonheur interdit la chasse, la pêche et… le tabac. Comme quoi, le bonheur n’est jamais parfait. 

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