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    Hebdo

    Pourquoi l’Egypte ne cède plus les îles de Tiran et Sanafir à l’Arabie saoudite

    media Des manifestants crient des slogans hostiles à l’accord entre l’Egypte et l’Arabie saoudite, le 15 avril 2016, devant le Syndicat des journalistes, au centre du Caire. MOHAMED EL-SHAHED / AFP

    L’accord sur le tracé des frontières maritimes, signé en avril dernier entre les gouvernements égyptien et saoudien, a été annulé par la justice égyptienne. Selon les termes du traité, l’Egypte cédait les îles de Tiran et Sanafir à l’Arabie saoudite. Décryptage.

    Sur quel motif se base le tribunal égyptien pour annuler le traité ?
    La cour administrative du Caire a décidé que les îles de Tiran et Sanafir étaient égyptiennes et a annulé l’accord de tracé des frontières maritimes signé en avril dernier entre les gouvernements égyptien et saoudien, et qui cédait ces îles, jusqu’à présent administrées par l’Egypte, à l’Arabie saoudite. Le tribunal a publié les attendus du jugement. La principale raison est la violation de la Constitution. Plus précisément de l’article 151, qui interdit au pouvoir exécutif de signer des accords dont découlerait la cession de toute partie du territoire de l’Etat. Le tribunal a rejeté l’argument des avocats de l’Etat selon lequel la cession des îles relevait d’un acte de souveraineté de l’exécutif et ne regardait donc pas la justice.

    Que dit encore ce tribunal ?
    Le tribunal a ensuite déclaré que les îles de Tiran et Sanafir faisaient partie de l’Histoire de l’Egypte. Les deux îles de la mer Rouge avaient été occupées par Israël durant la guerre de 1956 puis rendues à l’Egypte. Lors de la guerre de 1967 avec Israël, Sanafir et surtout Tiran avaient été le théâtre de violents combats où beaucoup d’Egyptiens avaient trouvé la mort. Les deux îles avaient été rendues à l’Egypte en vertu du traité de paix avec Israël et étaient placées sur les cartes dans la zone égyptienne démilitarisée. Le tribunal s’est ensuite appuyé sur des arguments historiques dont le plus ancien remonte au 2 avril 1884. Il s’agit d’un décret des douanes égyptiennes stipulant que la frontière douanière en mer Rouge entre l’Egypte et les Etats voisins se situait à 10 kilomètres des côtes, ce qui place les îles de Turan et Sanafir en territoire égyptien.

    Quel impact ce refus pourrait-il avoir sur les relations entre l’Egypte et le royaume d’Arabie saoudite ?
    L’Arabie saoudite ne s’est jamais publiquement prononcée dans cette affaire. On n’a entendu aucune voix saoudienne réclamer les îles ou défendre leur appartenance à l’Arabie. Beaucoup d’Egyptiens sont même déconcertés par le fait que c’est le gouvernement égyptien qui défend mordicus que les îles sont saoudiennes. Pour l’instant, c’est donc silence radio du côté saoudien, sans doute pour ne pas en envenimer les choses et rajouter à l’embarras du gouvernement égyptien, allié dans la guerre au Yémen. Des milliers d’Egyptiens ont manifesté contre la cession des îles à l’Arabie. Plusieurs centaines d’entre eux ont été arrêtés et jugés. Ils ont écopé de peines de prisons, pratiquement toutes cassées en appel. Mais le sentiment nationaliste reste très fort en Egypte.

    Comment a réagi le gouvernement égyptien aux attendus du jugement publiés par ce tribunal administratif du Caire ?
    Le gouvernement égyptien a interjeté en appel devant la Haute Cour administrative et l’avocat de l’Etat a affirmé que les deux îles avaient été « occupées » par l’Egypte. L’appel est reporté à la suite de la récusation du juge par un membre du collectif d’avocats qui a intenté le procès contre le gouvernement égyptien. 

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