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    Barroso chez Goldman Sachs: une nomination qui passe mal

    media Jose Manuel Barroso, le 29 mai 2013 à Bruxelles, à l'époque où il présidait la Commission européenne. REUTERS/Francois Lenoir

    L’ancien président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a été nommé conseiller et président non exécutif des activités internationales de la banque Goldman Sachs. Alors que de partout, les critiques jaillissent, Appels sur l’actualité revient sur cette nomination que le président François Hollande, dans sa traditionnelle interview du 14 juillet, a qualifiée de « moralement inacceptable ».

    Quel intérêt la banque Goldman Sachs a-t-elle à recruter José Manuel Barroso ?
    José Manuel Barroso a passé dix ans, de 2004 à 2014, à la tête de la Commission européenne. Il en connaît bien les rouages européens. Il a un épais carnet d’adresses et probablement des appuis qui le rendent stratégiquement intéressant. Il doit occuper un poste de conseiller et président non exécutif des activités internationales de la banque. Barroso sera impliqué dans la gestion du Brexit, même si la banque d’affaires a déclaré que sa nomination n’était pas motivée par le Brexit. La situation est délicate. La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne fragilise considérablement les banques qui ont un siège à Londres. Ces banques détiennent un passeport européen qui facilite leurs transactions dans toute l’Union. Avec le Brexit, ce système risque bien d’être remis en cause. L’ancien président de la Commission devra donc défendre les intérêts financiers de Goldman Sachs dans ce contexte particulier.

    Pourquoi sa nomination a-t-elle fait l’objet d’autant de critiques ?
    Cette nomination pose des questions éthiques, parce que José Manuel Barroso a présidé la Commission européenne en pleine crise financière. Une crise dans laquelle Goldman Sachs a joué un rôle déterminant. Un rôle jugé négatif. De nombreuses voix accusent la banque américaine d’avoir créé et diffusé des produits à risque comme les subprimes. A partir de 2007 aux Etats-Unis, ces fameux prêts hypothécaires risqués ont inondé le marché américain, ce qui a eu des répercussions économiques et sociales dramatiques à l’échelle mondiale. La banque d’affaires est aussi mouillée dans le dossier grec. Elle est accusée d’avoir spéculé sur le dos de la Grèce tout en se faisant rémunérer par Athènes pour l’aider à gérer sa dette. Des personnalités phares du monde politique et économique, comme Angela Merkel, la chancelière allemande, ou Christine Lagarde, la directrice du FMI, avaient jugé alors scandaleux que « la firme », comme on la surnomme, aide la Grèce à maquiller l’ampleur de son déficit budgétaire, provoquant une crise majeure dans toute la zone euro. Par ailleurs, les anciens présidents de la Commission ont droit à 60% de leur salaire pendant trois ans. Soit 15 000 euros par mois pour Barroso jusqu’en 2017.

    Lors de son interview du 14 juillet, François Hollande a jugé que le recrutement de l’ancien président de la Commission européenne par la banque d’affaires américaine Goldman Sachs était « moralement inacceptable ».
    Oui. La veille, la France avait déjà demandé « solennellement » à l'ancien Premier ministre portugais de « renoncer » à travailler pour Goldman Sachs. De partout, les critiques jaillissent. Les fonctionnaires européens sont eux aussi sortis de leur réserve habituelle pour dénoncer un conflit d’intérêts scandaleux et ont fait circuler une pétition. Cette association entre Barroso et Goldman Sachs donne aussi de l’eau au moulin des eurosceptiques qui estiment que l’institution européenne est trop au service des intérêts financiers et pas assez au service des citoyens européens.

    Rappelons que cette nomination est légale !
    Oui, un code de conduite oblige un commissaire partant à demander une autorisation pour accepter un poste dans un groupe privé, et pendant les dix-huit mois suivant son départ. Ce qu’a fait l’ancien Premier ministre du Portugal. Mais au-delà de ces dix-huit mois, rien n’est prévu. En France, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Harlem Désir, a demandé que Bruxelles change les règles de conduite applicables aux anciens commissaires. Pour lui, il faut créer un organe indépendant qui évaluera les conflits d’intérêts et interdira, si nécessaire, les embauches jugées douteuses. D’autant que José Manuel Barroso n’est pas un cas unique. L’ex-commissaire chargée des questions de concurrence, puis des nouvelles technologies, Neelie Kroes, a fait son entrée au « Comité de conseil en politique publique » de l’Américain Uber. De quoi alimenter les soupçons de connivence entre la politique européenne et les multinationales.

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