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    Photographie: Antoine Tempé, un Américain à Dakar

    media Autoportrait de l'artiste Antoine Tempé, 25 août 2016. @Antoine Tempé

    Basé depuis 2011 à Dakar, Antoine Tempé, photographe d'origine française et de nationalité américaine, réalise des portraits remarqués pour leur sensibilité. Son travail, en partie centré sur la danse et les corps en mouvement, a été exposé cette année à la Biennale de Dakar et aux Rencontres de la photographie d’Arles.

    Antoine Tempé a partagé en juillet sur les réseaux sociaux son bonheur de voir ses photos tirées en grand format et exposées dans plusieurs gares, à Paris, Marseille, Avignon et Arles - une ville où il a montré 14 des 20 clichés de [re-]Mixing Hollywood, un projet réalisé avec le photographe sénégalais Omar Victor Diop.

    Les deux amis se sont amusés à reconstituer des scènes d’anthologie du cinéma américain et européen dans un décor ouest-africain - avec des personnages ivoiriens ou sénégalais. Pur plaisir de cinéphile et d’amoureux de l’Afrique, sans volonté de créer la polémique, même si les interprétations de ce travail n’ont pas manqué de prendre un tour racial outre-Atlantique.

    Paris-New York-Ouaga

    Comment Antoine Tempé, né à Paris, devenu Américain à New York où il a vécu à partir de 1983, puis Dakarois depuis 2011, s’est-il pris de passion pour l’Afrique ? Cette longue histoire remonte à son enfance parisienne. « Mes parents me faisaient voyager et j’adorais sortir du côté fermé et monoculturel de mon quartier, le 16e arrondissement, pour explorer des horizons lointains et différents… Tahiti et l’Amérique du Sud me faisaient rêver. »

    Aussitôt finies ses Hautes études de commerce (HEC) à Paris, il met les voiles, direction New York, pour un stage de deux mois dont il ne reviendra pas. C’est le coup de foudre avec le côté cosmopolite de la Grosse Pomme. Il s’installe dans les rues bohèmes et rudes de l’East Village et du Lower East Side, à Manhattan. Il se fait des relations dans toutes les communautés et tous les milieux, ce qui n’est pas toujours évident à l’époque. « On m’a jeté des œufs dans la rue parce que j’étais avec des amis noirs », se souvient-il.

    Il travaille dans une banque et fait de la danse - une passion qui le mène progressivement à la photo, dont il aime le côté « accidentel » : la surprise de l’instantané le pousse à faire des images, dans lesquelles il aime découvrir ce qu’il n’a pas vu au moment d’appuyer sur le déclencheur.

    C’est durant ces années new-yorkaises, entre 1983 et 2010, qu’il multiplie les voyages en Afrique. D’abord au Kenya et en Tanzanie, des destinations touristiques où il passe des vacances. Puis en 1997 au Burkina, en Côte d’Ivoire et au Ghana. En 1999, il se rend au Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco), poussé à la fois par sa curiosité et son sens aigu de l’esthétique. « Je voulais découvrir la culture ouest-africaine et faire des portraits de cinéastes dans une ville qui m’attirait par son seul nom »…

    « Une philosophie différente »

    Un déclic se produit : il décide de prendre une année sabbatique d’octobre 2000 à août 2001, loin de son travail dans la finance, pour sillonner l’Afrique de l’Ouest et Madagascar.

    Il passe par Dakar, Bamako, Tombouctou, Niamey, Ouagadougou, Accra, Lomé et Cotonou, usant deux pellicules de 36 poses par jour dans les rues des villes et des villages, dans les arrière-pays. Son périple s’achève en beauté dans la Grande Île, lors des Rencontres chorégraphiques d’Antananarivo, où il rencontre le duo de danseurs burkinabè Salia nï Seydou. Petit choc culturel : « Aux Etats-Unis, la danse africaine restait alors assez ethnique et non contemporaine, comme chez Salia nï Seydou ».

    Bilan de ces voyages : « J’ai adoré ma découverte du continent, des gens surtout, et de cette philosophie très différente de celle que nous connaissons en Occident. Je n’avais qu’une envie : revenir ».

    Un travail reconnu par ses pairs africains

    De fil en aiguille, des commandes lui sont passées pour couvrir des festivals de danse. Antoine Tempé commence à exposer son travail, très vite reconnu sur le continent. Il participe en 2002 aux Rencontres de la photographie africaine de Bamako, d’abord côté « off », puis en 2007 dans le « in ». Il montre ses portraits de personnalités du monde culturel ouest-africain, « Visages d’Afrique », ainsi que des grands formats de danseurs.

    Admirateur de Jean-Paul Goude, mais aussi de grands photographes américains comme William Klein et Richard Avedon, il mentionne parmi ses références les portraitistes maliens Malick Sidibé et Seydou Keïta, ainsi que le Sénégalais Mama Casset.

    Au bout d’une dizaine d’années d’allers-retours entre New York et l’Afrique, il fait le choix d’éviter la fatigue des voyages et de prendre ses distances avec Manhattan, qui s’embourgeoise. Il fait de Dakar une base en 2011. Cette ville, il l’aime « particulièrement », comme ses deux autres métropoles préférées, Rio et New York, parce qu’elle se trouve en bord de mer. Mais aussi grâce à ses habitants, qui « savent être à 100% dans le monde moderne, tout en gardant leurs traditions ».

    Dakarois

    Il décrit la capitale sénégalaise comme une « ville en pleine mutation avec une mixité sociale importante, créatice d’harmonie ». Antoine Tempé, aujourd’hui, ne mettrait plus le mot « Afrique » dans le titre de ses séries. « Je n’ai surtout pas envie de rentrer dans les clichés et de renforcer une certaine image, celle du continent sombre des "lutteurs vaudous", une simplification insultante. »

    Son prochain travail s’intitule « Waa Dakar » (« Dakarois » en wolof), et décline les portraits de personnes exerçant divers petits métiers de la rue - vendeuses d’arachides, de poissons, charretiers, ferrailleurs, mécaniciens, etc. « Des activités qui existaient encore en Europe dans les années 1950, mais qui sont également vouées à disparaître en Afrique », observe l’artiste, dont le regard épris de beauté n’est pas non plus dénué de sens politique.

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