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    Hebdo

    Bolivie: la famille «SOS Fantômes»

    media Leao Topacio, chasseur de fantômes, en plein travail, près de Santa Cruz, en Bolivie. RFI/Reza Nourmamode

    Ce n’est ni une blague, ni un nouveau remake du film « SOS Fantômes ». En Bolivie, une famille a monté une petite entreprise spécialisée dans la chasse aux fantômes, dans un petit village près de Santa Cruz, dans l'est du pays. Reportage.

    De notre correspondant en Bolivie,

    Le fameux logo « interdit aux fantômes » est présent partout : sur les vêtements de Leao, de sa femme Topacio et de ses trois enfants Leao Junior, Joao et Léo, mais aussi sur le petit 4x4 couleur nuit de l’équipe. Et sur les casquettes de chaque membre de la famille « Cazafantasmas » (Chasseurs de fantômes en espagnol), une inscription : enquêteur paranormal.

    Ce soir, une intervention est prévue dans un restaurant dont les propriétaires se plaignent d’entendre des bruits étranges. Mais avant de partir à la chasse aux fantômes, il faut se fournir en eau bénite à l’église du village de Cotoca, nationalement connue pour sa Vierge : « Ici, il y a comme une duplicité dans la foi, explique Leao. Nous croyons en dieu, aux anges, aux archanges, aux vierges, aux séraphins, mais nous croyons aussi à la pachamama, la terre-mère. Et de même qu’il existe des esprits très bons, il existe aussi des anges déchus, des démons, des esprits malins, et notre vie est parfois en danger. Donc, nous demandons avec beaucoup de foi et d’humilité à la vierge qu’elle nous protège durant notre travail ».

    Il est minuit quand la « Ghostmobile » se gare devant le restaurant supposément hanté. À peine entré dans la bâtisse, Leao appose sa main contre une vieille porte en bois et affirme ressentir une énergie négative : « Il y a eu beaucoup de douleur ici, beaucoup de peine, de larmes et de souffrance. Et automatiquement, on peut ressentir une baisse de température. L’enquêteur paranormal a un instrument infaillible : on l’appelle le « poilomètre ». Regarde comme mes poils sont hérissés. Tu as vu ma peau ? C’est automatique ».

    L'heure du diagnostic

    Talkies-walkies, caméras infrarouges, et instruments de mesure en tout genre : chaque coin de la maison est inspecté. Le propriétaire s’inquiète, car les compteurs s’affolent et les instruments indiquent une activité paranormale autour du miroir de la chambre de son fils : « Qu’est-ce qu’il se passe là avec le miroir, pourquoi ça sonne comme ça ? » Leao lui répond : « Parce que c’est par là qu’arrivent les fantômes, à travers le miroir, c’est comme un portail pour les esprits ».

    C’est ensuite l’heure du diagnostic : d’après la famille « Cazafantasmas », le lieu est hanté par plusieurs esprits malfaisants, qui freinent la bonne marche du restaurant et mettent en danger les propriétaires des lieux. Cette nuit, la famille est intervenue gratuitement. Mais pour expulser les mauvais esprits qui hantent cette maison, l’addition risque au final d’être… diaboliquement élevée. Leao explique au propriétaire : « Il y a quand même des choses que vous allez devoir acheter, et je vous assure que ce restaurant se transformera en mine d’or. Par contre, il y a plein de choses qu’il faut faire venir du Pérou, de Colombie, de Port-au-Prince en Haïti, et bien évidemment du Brésil. Et ce matériel est nécessaire pour détruire tout ça, pour nettoyer les lieux et pour que le restaurant commence à prospérer ».

    Originaire des hauts-plateaux de la cordillère des Andes, à l’autre bout de la Bolivie, Leao est un Indien Kallawaya, une ethnie reconnue pour sa connaissance des plantes et sa médecine naturelle. S’il a déménagé ici avec sa famille, dans la région amazonienne, c’est pour des raisons socio-économiques liées à son secteur d’activité : « Ici dans la région de Santa Cruz, il y a une vague de délinquance, de vols, d’assassinats depuis sept ou huit ans. Il y a aussi beaucoup d’accidents. Et dans ces cas-là, la mort est tellement violente, aveugle, traumatisante, qu’évidemment cela produit des fantômes ».

    Une affaire peu lucrative

    Topacio, la femme de Leao, est elle aussi fille et petite-fille de guérisseurs et sorciers. Même si l’entreprise familiale permet de subvenir aux besoins du quotidien, elle explique que chasser les fantômes n’est pas une affaire très rentable. Il est vrai que les instruments, commandés par internet aux États-Unis coûtent plusieurs milliers d’euros, alors que la famille facture environ 25 euros le diagnostic sur un lieu hanté : « C’est un sacrifice. Tout ce qu’on fait, ça représente beaucoup d’efforts. Avant, on avait plusieurs voitures, et aujourd’hui on n’en a plus qu’une, on avait aussi des terrains. C’est un sacrifice, mais qui nous apporte de la joie et de la satisfaction. On ne le fait pas pour l’argent, on le fait parce que ça nous passionne d’aller dans les cimetières, d’être avec les fantômes ».

    Une fois par semaine, les chasseurs de fantômes débarquent sur la place du village pour une séance de promotion et pour vendre des DVD de leurs interventions à un euro pièce. D’ici un an, Leao veut ouvrir un musée et un circuit touristique dédiés au paranormal, une première en Bolivie.

    A (ré)écouter : Rendez-vous avec un chasseur de fantômes

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