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    Clinton, Trump: quelle vision de l'Afrique?

    media Les candidats à la présidentielle américaine Trump et Clinton se sont affrontés lors d'un grand débat télévisé, le 26 septembre 2016. REUTERS/Jonathan Ernst

    Lors de leur premier débat télévisé, le 26 septembre dernier, les deux candidats à la magistrature suprême aux Etats-Unis ont très peu évoqué le continent africain. L’Afrique reste loin des préoccupations américaines, centrées sur l’économie et la lutte contre le terrorisme. Il n’empêche : Hillary Clinton et Donald Trump ont des positions assez tranchées sur l’Afrique.

    Personne ne s’en est guère ému ni étonné en Afrique : il n’a pas été question du continent lors du premier débat télévisé entre Donald Trump et Hillary Clinton, candidats républicain et démocrate à la présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis. Ils ont parlé d’économie et évoqué l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), le Moyen-Orient, l’Iran, le Mexique, les deux Corées et le Japon…

    D’Afrique, point. Pourtant, les deux candidats n’ont pas les mêmes perspectives sur le vaste continent, présenté comme la dernière frontière de la croissance économique mondiale. Hillary Clinton, qui pourrait hériter si elle l’emporte du vaste plan « Power Africa » lancé par Barack Obama pour accélérer l’électrification du continent, dispose déjà d’une ligne de conduite qui s’inscrit dans la continuité, incarnée par Johnnie Carson, son « Monsieur Afrique ». Ce diplomate africain et américain originaire de Chicago, 73 ans, a débuté sa carrière à l’ambassade des Etats-Unis à Lagos, au Nigeria, en 1969, avant d’être nommé ambassadeur en Ouganda, au Zimbabwe et au Kenya.

    Johnnie Carson, un diplomate « dur »

    Il s’était vu confier le poste de secrétaire d’Etat aux Affaires africaines en 2009, lorsque Hillary Clinton a dirigé la diplomatie américaine. Selon Jeune Afrique, Johnnie Carson pourrait être rappelé par la candidate, et mener une politique plus prononcée en faveur de la démocratie, et donc plus dure que celle de Barack Obama à l’égard des chefs d’Etat africains qui s’accrochent au pouvoir.

    Lors du tout premier sommet Etats-Unis/Afrique organisé en août 2014 à Washington, Barack Obama avait évité tout entretien en tête-à-tête avec ses 47 homologues invités.

    Il avait laissé le soin à son secrétaire d’Etat, John Kerry, de rencontrer trois chefs d’Etat pour les exhorter à respecter la limite des mandats présidentiels de leur Constitution respective : Blaise Compaoré du Burkina Faso, balayé par la rue trois mois plus tard, Pierre Nkurunziza du Burundi, qui s’est fait réélire en juillet 2015 sur fond de répression massive, et Joseph Kabila de la République démocratie du Congo (RDC), au centre d’une nouvelle crise politique à l’approche de la fin de son dernier mandat.

    La Maison blanche a accueilli ses hôtes africains et américains dans une immense tente marquise sur les pelouses de la résidence présidentielle. REUTERS/Larry Downing

    Quand Donald Trump s’en prend aux Africains

    Côté républicain, la politique étrangère reste un sujet qui baigne dans le plus grand flou. L’Afrique ne figure pas, loin s’en faut, dans les priorités du milliardaire conservateur Donald Trump, qui se fait seconder par l’ancienne candidate républicaine Sarah Palin dans l’élaboration de sa politique extérieure.

    Le rival de Hillary Clinton s’est plutôt illustré par des déclarations à l’emporte-pièce teintées de racisme, des petites phrases qui font désormais sa marque de fabrique. Ainsi déclarait-il en octobre 2015 à Indianapolis que « certains Africains sont des imbéciles paresseux, tout juste bon à manger, faire l’amour et voler ». Et d’ajouter : « La plupart des pays africains devraient être colonisés pendant un siècle. »

    Egalement taxé de racisme par la communauté africaine-américaine (13% de la population), il a mis un terme à une longue polémique sur la naissance ou non de Barack Obama aux Etats-Unis – un fait qu’il récusait pour jeter un doute sur l’éligibilité du premier président noir des Etats-Unis. Donald Trump a finalement opéré un revirement, le 16 septembre dernier. Il a reconnu que « Barack Obama est né aux Etats-Unis, point final », après avoir suggéré les mois précédents son « rapatriement au Kenya ».

    Trump moqué comme un chef d’Etat « africain »

    Les piques lancées à l’Afrique paraissent récurrentes dans les discours de Donald Trump, qui y voit un « foyer d’épidémies » où la « corruption est endémique ». Il décrivait en 2015 sur son compte Twitter l’Afrique du Sud comme un « chaos total et dangereux ». A tel point que le magazine américain Forbes se demande si l’Afrique doit « craindre Trump comme président des Etats-Unis ».

    Une émission de télévision américaine, The Daily Show, animée par le présentateur métis sud-africain Trevor Noah, a renvoyé de manière magistrale l’ascenceur à Donald Trump, le présentant comme le premier président « vraiment africain » susceptible de diriger les Etats-Unis. L’humoriste a comparé de manière peu flatteuse le milliardaire américain aux chefs d’Etat les plus ubuesques du continent : Idi Amin Dada, ex-dictateur ougandais, Yahya Jammeh, président de la Gambie, Jacob Zuma en Afrique du Sud ou encore Robert Mugabe au Zimbabwe.

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