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    France: les nouvelles recettes de bières font la loi

    media La règlementation française sur la bière s'est adaptée à l'évolution des pratiques. Getty Images

    Depuis le 1er janvier, un nouveau décret à destination des brasseurs français formalise l'ajout de certains ingrédients à la recette originelle de la bière. Car, avec la multiplication des brasseries artisanales, les pratiques ont beaucoup changé. Sans forcément respecter la recette traditionnelle, qui, elle, n’avait pas évolué depuis 1992. Celle-ci, toujours basée sur un moût constitué d'au moins 50 % de malt de céréales, d’eau et de houblon, sera désormais autorisée à montrer toute sa créativité et à s'adapter aux tendances des consommateurs. Pascal Chèvremont, délégué général de Brasseurs de France, explique les divers changements que cela implique.

    Que va clairement changer, pour les brasseurs, le décret récemment publié ?

    L’objectif de ce décret est d’inciter à la créativité des recettes. Mais ce n’est pas une révolution du jour au lendemain. Depuis 1992, le nombre de brasseries s’est multiplié. Aujourd’hui en France, on en compte près de mille. Il y a un rythme de création d’une trentaine de brasseries par an. Ce qui a amené également à la création de nouvelles recettes. Certains brasseurs appelaient « bières » des boissons qui ne correspondaient pas au décret de 1992. C’était des bières plus créatives, qui n’avaient pas le droit de se nommer de la sorte, mais devaient plutôt porter le nom de « boisson fermentée ». L’administration a alors décidé de réunir les adhérents pour voir quelles sont les limites d’ajout d’ingrédients, sans dénaturer la recette de la bière. Ils ont donc donné la possibilité de mettre toute matière d’origine végétale, en s’appelant aujourd’hui légalement « bière ». Lorsque le goût d’un ingrédient rajouté se ressent vraiment, la bière doit se mentionner avec le nom de l’ingrédient. Par exemple, une bière avec du miel doit s’appeler « bière au miel », pour que le consommateur soit averti. Finalement, ce qui va changer pour les brasseurs, c’est que leur nouveau produit sera « anobli » par l’étiquetage « bière ».

    Est-ce que cela va permettre de convaincre plus de consommateurs ?

    Il y avait effectivement un frein à la consommation. Certaines personnes disaient ne pas aimer la bière. Mais ils n’avaient pas trouvé celle qui leur correspondait. Les bières aux fruits rouges sont aujourd’hui très appréciées par les femmes, car l’amertume est moins prononcée.

    Ce décret va-t-il changer quelque chose par rapport à l’exportation des bières françaises dans le monde ?

    Il faut distinguer le cas du marché intérieur, propre à l’Union européenne et celui des pays tiers. Dans l’Union européenne, certains pays ne définissent pas ce qu’est la bière. Notre décret, ratifié à Bruxelles, permet que toutes les boissons nommées « bières » ont désormais le droit d’être exportées vers d’autres pays sous l’appellation « bière ». Les goûts et les saveurs sont propres à la France. Tous nos arômes ont une spécificité à mettre en avant pour donner des arguments à l’export. Nous avons une carte à jouer à l’international, grâce à nos atouts gastronomiques.

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