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    Trente-neuf corps ont été découverts dans un camion, dans la nuit de mardi à mercredi, à Grays, dans l'Essex, à l'est de Londres. Le chauffeur, originaire d'Irlande du Nord et âgé de 25 ans, a été arrêté pour meurtre, a annoncé mercredi matin la police britannique. Selon les premiers éléments de l'enquête, le camion venait de Bulgarie et était entré au Royaume-Uni le 19 octobre à Holyhead, port situé sur la côte ouest de l'Angleterre.

    Hebdo

    Drogues: consommation et trafic, où en est-on?

    media En France, un jeune sur deux reconnait avoir déjà fumé un joint. AFP PHOTO / Juan Mabromata

    247 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans ont pris des drogues au cours de 2016 au niveau mondial, l’équivalent des populations de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni réunies. Proportionnellement à l’augmentation de la population mondiale, ce chiffre n’a pratiquement pas augmenté depuis ces quatre dernières années selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport mondial 2016 sur les drogues. Mais les impacts sanitaires dus à la consommation de drogues se sont aggravés. De plus, la lutte contre le trafic international n’arrive pas à endiguer une offre en constant développement, notamment en Afrique qui joue un rôle de plus en plus important dans cette diffusion.

    Si le nombre global de consommateur n’a pas beaucoup changé au cours de ces quatre dernières années, le nombre d’adultes dépendants de drogues, ou souffrant de troubles liés à leur consommation, a augmenté de façon disproportionnée pour la première fois depuis six ans.

    L’aggravation des conséquences sanitaires

    29 millions d'usagers, tous produits confondus, souffriraient de problèmes de santé à cause de l’usage de drogues, annonce l’ONUDC dans son rapport 2016. Parmi eux, 12 millions pratiqueraient des injections comme mode de consommation. Sur les 207 400 décès par drogue estimés par an (chiffre de 2014 considéré comme stable par rapport aux années précédentes) entre un tiers et la moitié seraient dus à des surdoses pour la plupart attribuées à des opioïdes et à des drogues injectables.

    L’injection reste le mode de consommation de drogue le plus dangereux. Au-delà du risque de surdose, il touche des populations généralement fragilisées et en mauvaise santé. Sur 12 millions de personnes qui s’injectent des drogues, 6 millions vivent avec l’hépatite C (50%) et 1,6 million avec le VIH (14%). D’après de nombreuses études, l’usage d’opiacés et de drogues injectables étant très répandu dans les prisons, les populations pénitentiaires seraient particulièrement exposées et plus susceptibles que d’autres de mourir prématurément.

    Pour Yuri Fedotov, le directeur général de l’ONUDC, « l’héroïne continue à être la drogue qui tue le plus de personnes et cette résurgence doit être traitée de manière urgente ». En effet, au cours des deux dernières années, la mortalité par overdose avec de l’héroïne a nettement augmenté en Amérique du Nord (où elle était en baisse), en Europe de l’Ouest et en Europe centrale. Cette évolution de la mortalité sur l’héroïne, qui peut s’expliquer par le retour en force de cette drogue sur ces zones, ne prend cependant pas en compte les effets destructeurs et mortels de nombreuses nouvelles substances souvent dérivées des opiacés qui ne font pas encore l’objet d’un contrôle international aussi bien documenté.

    Le rapport de l’ONUDC note aussi des disparités homme-femme face aux drogues. « Les hommes ont trois fois plus de chance que les femmes de consommer du cannabis, de la cocaïne ou des amphétamines, alors que les femmes ont plus de probabilité de consommer des opiacés et des tranquillisants à des fins non-médicales… en dépit du fait que les hommes sont plus nombreux que les femmes à consommer des drogues, l’impact de l’usage de drogues est plus important chez les femmes que chez les hommes, car les femmes ont tendance à manquer d’accès à un traitement continu pour la dépendance aux drogues. Dans le contexte familial, les partenaires femmes et les enfants de consommateurs de drogues ont aussi plus de chances d'être victimes de violence liée aux drogues ».

    Consommation: cocaïne et drogues de synthèse en forte augmentation

    Dans les grandes tendances actuelles, les études montrent que le cannabis reste la drogue la plus consommée au niveau mondial, avec plus de 183 millions de consommateurs en 2014 (dernières estimations). Le rapport de l’ONUDC note qu’après avoir analysé les variations de consommation du cannabis sur plusieurs années, « avec les normes sociales évoluant, particulièrement en Occident, l’usage du cannabis a augmenté en même temps que son acceptabilité ».

    Concernant les opiacés (opium, morphine, héroïne), la consommation n’a pas augmenté globalement et se maintient avec près de 17 millions de consommateurs en 2014. La consommation d’amphétamines resterait elle aussi stable depuis plusieurs années, bien que des organismes chargés de cette évaluation signalent un manque d’information sur l’Asie de l’Est et du Sud-Est qui en minimiserait peut-être la réelle ampleur.

    Par contre, la consommation de cocaïne, qui a connu une période de stabilité, est en nette augmentation depuis 2010. Un phénomène que les Nations unies expliquent par la hausse de la production observée en Amérique latine.

    Enfin, l’apparition de nouvelles substances, de nouveaux dérivés, d’associations de plusieurs produits ou de consommation non médicale de médicaments soumis à prescription en remplacement de drogues plus classiques rend difficile la mesure de ces nouveaux usages, en rapide développement notamment auprès des populations les plus pauvres.

    Cannabis, cocaïne, opiacées, drogues de synthèse... : les substances sur le marché

    Le cannabis reste la drogue la plus produite et la plus répandue à travers le monde, suivie du pavot (opium) malgré une diminution de la production par rapport aux années précédentes, puis de la coca (cocaïne) avec des volumes de production en constante augmentation.

    Le continent américain et l’Afrique sont les régions qui produisent le plus d’herbe de cannabis alors que la résine de cannabis est essentiellement produite au Maroc et en Afghanistan. Les trois quarts des saisies mondiales d’herbe ont été réalisés en Amérique, principalement en Amérique du Nord, 14% en Afrique et 5% en Europe. Concernant la résine de cannabis, 40% des saisies viennent d’Europe occidentale et centrale.

    La production mondiale d’opium, qui provient de près de 49 pays situés principalement en Asie du Sud-Ouest et dans une moindre mesure en Asie du Sud-Est et en Amérique latine, a chuté de 38% par rapport à l’année précédente du fait principalement du déclin de la production en Afghanistan. La production d’opium est aujourd’hui de 4 770 tonnes, ce qui correspond à son niveau de production en 1990.

    La production de coca destiné à la fabrication de la cocaïne est en augmentation parmi les principaux pays producteurs qui se trouvent essentiellement en Amérique latine (Pérou, Colombie, Bolivie…) mais reste inférieure de 24 à 27% au chiffre record atteint en 2007. Mais cette augmentation devrait se poursuivre avec le développement de la consommation dans des pays émergents en Asie de plus en plus demandeurs de cocaïne.

    La production de drogues de synthèse (amphétamines , nouvelles substances psycho-actives) est en augmentation avec des saisies record de 170 tonnes en 2014. Les saisies d’« ecstasy » ont doublé en 2014 passant à plus de 9 tonnes. Les saisies de méthamphétamines en forte hausse depuis 2012 ont presque quadruplé en Asie de l’Est et du Sud-Est. De grosses quantités d’amphétamines de type Captagon ont été saisies au Moyen-Orient et de plus en plus de nouveaux produits apparaissent sur le marché : durant l’année 2015, les Nations unies auraient compté plus de 75 nouvelles substances.

    Consommation et trafic: l’Afrique n’est pas épargnée

    Tous les pays et tous les continents sont aujourd’hui touchés par les problèmes de drogue et à ce titre l’Afrique n’est pas épargnée. L’Afrique est aujourd’hui l’un des plus gros producteurs et consommateurs d’herbe de cannabis et 14% des saisies mondiales y sont effectuées.

    L’Afrique est devenue aussi une zone de production de drogues de synthèse comme la méthamphétamine alors qu’elle ne jouait pas un rôle important dans ce domaine dans un passé encore récent. Pour l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), l’Afrique est aujourd’hui « une zone de trafic clé » du marché mondial des drogues. Selon le coordinateur pour le sahel de l’ONUDC, Erik Van Der Veen, cité par le journal La Croix du 2 mars 2016, « l’Afrique demeure l’une des principales zones de trafic de drogue ».

    Dans le rapport 2016 de l’ONUDC, « l’Ouest du continent est régulièrement utilisé par les trafiquants pour passer de la cocaïne et d’autres drogues en contrebande vers l’Europe ». D'autre part, « les trafiquants, en quête de nouveaux marchés illicites où écouler la cocaïne et l’héroïne, ciblent la classe moyenne qui se développe dans certains pays africains comme le Bénin, pays de transit depuis plusieurs années et la Namibie, pays de transit qui est en train de devenir un pays consommateur ». De plus, le drame, comme le souligne l’OICS, c'est qu'en Afrique, seule une personne sur dix-huit peut recevoir des soins en rapport avec sa toxicomanie.

    ►A (re) lire également : «Krokodil», la drogue la plus dangereuse au monde

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