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    Dreem, la promesse d'un meilleur sommeil

    media Un meilleur sommeil ? Dreem vous le promet, si vous restez connecté... @Dreem.com

    Dreem est un bandeau qui se propose d’intervenir durant votre sommeil pour améliorer sa profondeur. Bénéficiant d’un soutien hospitalier solide, Rythm la start-up française créatrice du bandeau Dreem impressionne. Son équipe est passée de deux à soixante-dix salariés en deux années, après des levées de fonds de plusieurs millions d’euros et maintenant des bureaux à San Francisco. Rencontre avec le co-fondateur Hugo Mercier.

    Le bandeau Dreem pensé par les équipes de Rythm pourrait nous offrir un meilleur sommeil, Hugo Mercier explique la genèse de sa découverte : « Notre objet peut se ranger dans la catégorie des wearable [objets connectés qui se portent, Ndlr] mais à la différence de tous les autres objets, Dreem lui est actif [les autres se cantonnent principalement a du calcul, voire parfois de l’analyse; Ndlr]. On a développé une façon de stimuler le cerveau pendant le sommeil, avec des stimuli auditifs. Ce n’est pas invasif et avec un bon calcul d’EEG, on sait dans quelle phase de sommeil la personne se trouve. Dreem déclenche alors de façon synchronisée des stimulations sonores. L’activité cérébrale s'en trouve modulée, on aide ainsi le cerveau à avoir plus de sommeil profond en boostant l’activité du cerveau. Dès le début, en laboratoire, on en a très vite vu l'efficacité. »

    Et dans quelle catégorie pourrait-on le ranger ? « On est dans une catégorie assez nouvelle : les neuro technologies pour le sommeil. » C’est à dire ? « La neuro technologie c’est l’association entre les neurosciences fondamentales : des biologistes ou chercheurs en science du vivant, avec les technologies de pointe : électronique, mathématique, machine learning… »

    « En juillet on a développé la société et trois mois après on levait notre premier million d'euros ! »

    Ce qui était un projet d’étude initié par Quentin Soulet de Brugière et Hugo Mercier, étudiants à l’école polytechnique, s’est matérialisé en une société : « Au départ c’était un “simple” projet de recherche scientifique. Ce n’était en tout cas pas un projet de boîte. En janvier 2014, j’étais dans un laboratoire. En train de bidouiller avec des neuroscientifiques et découvrir des choses intéressantes. Puis en juillet, on a commencé à développer la société et trois mois après on levait notre premier million d'euros ! »

    Pourtant pour l’instant, rien n’est sorti dans le commerce. La société Rythm est passée de deux étudiants à plus de 70 salariés en France et aux États-Unis. Le premier bandeau Dreem commence tout juste à être testé par 500 privilégiés inscrits sur une liste d’attente qui figurait sur leur site.

    Sweet dreams are made of this...

    « L’activité cérébrale se retrouve modulée, on aide le cerveau à avoir plus de sommeil profond en boostant l’activité du cerveau. » @Dreem.com

    Le sommeil pourrait devenir un nouveau marché pour les nouvelles technologies : « Au début ça a été compliqué de convaincre des scientifiques de participer à l’aventure. On avait quand même une vision assez ambitieuse et parfois l’ambition peut être vue comme de l’incohérence car on était jeunes. On a eu de la chance de tomber sur des chercheurs qui avaient une vision à long terme et qui ne se sont pas arrêtés à : “ok c’est deux gugusses de 21 ans, pas encore diplômés…” Après, on a montré notre capacité à réaliser car on a beaucoup entendu aussi de : “vous n’y arriverez jamais !” Résultat : on l’a fait très vite en deux ans. » Hugo Mercier est toujours très jeune. A 24 ans, il possède la conviction persuasive de celui qui a trouvé une bonne idée, alors il enchaîne les soutiens.

    « Si on ne ressent pas d'émotion pour le produit, on a raté quelque chose »

    C’est tout de même une gageure d’imaginer un bandeau à porter durant le sommeil : « le design des produits médicaux c’est souvent : “on s’en fout que ce soit moche car les gens ont besoin de s’en servir” et bien, nous on veut changer cela ! Le design c’est une question d’usage, de pratique. Avec notre bandeau, on doit pouvoir rentrer dans la routine des gens. Il s'insère dans un des moments les plus intimes qui est notre sommeil, donc si on a un truc compliqué à utiliser, moche, pas confortable... c’est mort. Et si on ne ressent pas d'émotion pour le produit, on a raté quelque chose. Je cherche, au travers du design et du marketing, à créer cette émotion avec l’utilisateur. C’est ce qui entrainera la confiance dans le produit. » Et pas de bluetooth ou de wi-fi durant la nuit, le sommeil se fait en total déconnexion, les analyses sont faites durant la journée.

    Il est précieux d’écouter Hugo Mercier raconter ses débuts en chef d’entreprise, c’est un témoignage utile pour les fans de création de start-up : « On va vendre à l’international et notre plus gros marché sera les États-Unis. Donc développer un produit uniquement en France et un jour peut-être ouvrir un bureau américain avec deux trois mecs pour vendre aux US, ça ne marche pas. Si dès le départ on n’est pas imprégné par la culture et l’écosystème et qu’on n’a pas des Américains avec nous, là on fait beaucoup d’erreurs. Alors huit mois après Rythm France, on a créé Rythm US. Il se trouve qu’à cette époque là, en septembre, j’étais pris pour un échange académique à Berkeley en Californie. J’ai du beaucoup aménager mon cursus mais j’ai quand même eu mon diplôme. Ce qui est important quand on monte une société, c’est d’avoir un réseau d’entrepreneurs et d’investisseurs qui vont nous permettre d’apprendre vite et d’éviter de faire les erreurs que les gens font mille fois au départ d’une société. »

    « La France demeure le meilleur endroit pour créer une start-up. Et ça va le devenir de plus en plus ! »

    « Avec notre société, on va rester concentré sur le sommeil, pour les 4, 6 ou 7 prochaines années. En partant de là, on peut faire beaucoup de choses. » @Dreem.com

    L’intérêt pour cette dynamique économique spécifique américaine autour des start-up est bien clair, Hugo Mercier nuance néanmoins l'éclat parfois faussé de ce miroir américain : « J’habite à San Francisco et je considère quand même que la France demeure le meilleur endroit pour créer une start-up. Et ça va le devenir de plus en plus ! Depuis le début, et toujours aujourd’hui, je trouve qu’il est vraiment important de garder le gros, le cœur de l’entreprise, en France. On a plus de 55 personnes ici et une dizaine à San Francisco. On a gardé la R&D en France et j’ai mis des problématiques différentes là-bas : marketing, finance, design, design de produits industriels graphiques et business développement… Les deux nous apportent beaucoup mais la France reste un très bon écosystème où la problématique du financement n’existe plus vraiment…» Il cite alors le fondateur de Doctissimo et désormais investisseur fan de bio-technologie Laurent Alexandre ; les réalisations de Xavier Niel autour de la station F ; et également son école polytechnique qui encourage l’entreprenariat depuis ces 5 dernières années.

    « En partant de là, on peut faire beaucoup de choses »

    Hugo Mercier laisse entendre que de nombreux projets restent à venir : « Si on veut résoudre le problème du sommeil pour tout le monde, on doit toucher d’autres moments que le sommeil profond. Il y a beaucoup de types de dormeurs différents. Avec notre société, on va rester concentré sur le sommeil, pour les 4, 6 ou 7 prochaines années. En partant de là, on peut faire beaucoup de choses. Notre produit génère une quantité phénoménal de données autour du sommeil, c’est sans précédent ! Les bases de données de EEG étaient verrouillés et gardés par des laboratoires qui ne communiquaient pas entre eux. En quelques mois de programme, on fait partie d’une des plus grosses bases de données en EEG de l’histoire. Cette masse de données qui est inédite, apporte de nouvelles informations sur la compréhension du cerveau durant le sommeil. Avec la recherche, on est complémentaire et on l’enrichit. C’est pour cela que ça marche et qu’on a beaucoup de laboratoires qui travaillent avec nous. »

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