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    Colombie: les hippopotames d’Escobar, un héritage encombrant

    media Un panneau met en garde les visiteurs sur le danger des hippopotames dans le parc Hacienda Nápoles, dans l'ancienne maison de Pablo Escobar. RFI/ Najat Benrabaa

    Le narcotrafiquant Pablo Escobar a laissé à la Colombie ses cinq hippopotames ramenés du zoo de San Diego aux Etats-Unis dans les années 1980. Depuis, ils se sont reproduits pour atteindre aujourd'hui le nombre de quarante-cinq. Certains sont livrés à eux-mêmes en pleine nature. D'autres vont et viennent dans le parc Hacienda Nápoles, l'ancienne maison d'Escobar devenue un parc d'attractions. Mais, ils apparaissent aussi régulièrement dans les rues du village de Doradal, à 190 km de Medellín. Plus de vingt ans après la mort du propriétaire, ces hippopotames posent problème.

    À la station-service, à l’entrée des magasins au square de Doradal, les hippopotames sont partout. Les figures en plastique rappellent que la mascotte peut être croisée à n’importe quel moment. Rien que la semaine dernière, Oswald Galeano, 35 ans, a vu passer cet animal de trois tonnes devant le restaurant où il travaille.

    « Ils sont là depuis longtemps. On est habitué. Les gens n’ont pas peur. J’ai même pris une vidéo. D’autres se sont pris en photo avec sans trop s’approcher. En général, on ne les dérange pas. La police reste près d’eux pour éviter tout débordement ou accident », explique, amusé, le cuisiner, natif du village. Pour les habitants, le plus grand troupeau d’hippopotames hors d’Afrique est une fierté locale. Mais pour les pouvoirs publics, c’est un casse-tête encombrant depuis l’abandon de l’Hacienda Nápoles à la mort de Pablo Escobar en 1993.

    Un parc d’attractions

    « Sans prédateur, ils menacent la faune et la flore locales, les cultures des paysans des alentours. Longtemps livrés à eux-mêmes, les hippopotames se sont reproduits sans contrôle », raconte David Echeverri, biologiste de la Cornare, la Corporation régionale de protection de l'environnement en charge des hippopotames.

    Depuis 2007, l’hacienda, un domaine de 3000 hectares, et les mammifères sont officiellement la propriété de l’État. Ce dernier permet à l’entreprise privée TECCA l'exploitation d'une partie du terrain. Ainsi, plus de 1600 hectares ont été transformés en parc animalier et d’attractions.

    Entre une centaine d’espèces animales, des piscines et des toboggans, les hippopotames font désormais partie du décor. « Nous avons décidé de nous en occuper à hauteur de ce que nous pouvons. Nous les nourrissons pour essayer de les garder à l’intérieur du parc avec une tonne de nourriture par jour. Mais nous ne pouvons pas nourrir plus de 40 individus, nous n’en avons pas les moyens ni la capacité. Ils s’échappent par le fleuve et vont chercher d’autres pâturages près du village. Ils appartiennent à l’État, c’est à lui de prendre ses responsabilités », explique Oscar Jairo Orozco, le directeur général du parc Hacienda Nápoles.

    Un héritage hors de prix

    Pour contrôler les hippopotames, l'organisation Cornare assure qu'une clôture faite de rochers, de barbelés et de citronniers épineux est en cours de construction depuis deux ans sur 28 hectares. De même, le processus de stérilisation a débuté. Quatre hippopotames l'ont déjà été, mais le manque d’argent bloque toute avancée. La stérilisation coûte cher : environ 6 500 euros par individu.

    « Nous cherchons des entités internationales qui voudraient récupérer certains hippopotames. Les experts internationaux nous ont dit que le mieux serait un enclos de confinement. Mais une sentence d’un juge l'interdit à la corporation. Nous ne savons pas quoi faire, nous devons trouver une solution alors même que le problème est de plus en plus grave. Pour l’instant, il n’y a pas eu d’attaque ni de mort, mais nous ne sommes pas à l’abri. Nous faisons courir un risque à la population », avoue David Echeverri. Cornare lance régulièrement des appels aux dons et tente de faire pression sur les pouvoirs publics. En attendant, elle fait de la prévention auprès des populations.

    Depuis 2006, l’hippopotame est sur la liste des espèces menacées de disparition. Les hippopotames sont aussi protégés par les conventions d’Alger (1969) et CITES (1990), la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.

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