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    Hebdo

    Le top 10 des chefs d'Etat à la plus forte longévité

    media Le président déchu du Zimbabwe, Robert Mugabe. REUTERS/Mike Hutchings/File Photo

    A 93 ans, Robert Mugabe a finalement démissionné sous la pression de l’armée et de son propre parti, au bout de 37 ans de pouvoir. Le doyen des chefs d’Etat, en poste depuis 1980, ne battait pas tout à fait le record de longévité au pouvoir en Afrique, ni dans le monde, puisque le continent n’a pas le monopole en ce domaine. En cédant finalement le relais, contre son gré, « Comrade Bob » envoie un signal fort à la dizaine de ses pairs africains, encore tentés de s’éterniser aux commandes de leurs Etats respectifs.

    Teodoro Obiang Nguema, 74 ans, en poste depuis 1979, détient le record absolu de longévité au pouvoir sur le continent et bien au-delà chez ses contemporains : 38 ans. Certes moins que le défunt Kim Il-Sung, dictateur pendant 46 ans de la Corée du Nord (1948-1994), ou que l’actuel sultan d’Oman, au pouvoir depuis 47 ans. Mais ce dernier appartient à un système monarchique qui fait, par définition, des successeurs dynastiques des gouvernants à vie.

    Contrairement à Robert Mugabe, le vieux lion du Zimbabwe, José Eduardo Dos Santos, à la tête de l'Angola depuis 1979, a eu la sagesse de préparer sa succession en passant le flambeau à João Lourenço en septembre dernier. Il a tiré la leçon donnée fin 2014 par le Burkina Faso. Alors que son président, Blaise Compaoré, en poste depuis 1987, voulait modifier la Constitution pour briguer un énième mandat, il a été chassé par un soulèvement populaire au bout de 27 ans de règne.

    Teodoro Obiang Nguema, n’a pour sa part aucune intention de céder sa place en Guinée équatoriale. Il laisse deux de ses fils, Teodorin, 48 ans, et Gabriel Mbaga, 42 ans, s’entre-déchirer autour de la succession. Il les a respectivement nommés vice-président de la République en charge de la défense et de la sécurité en 2016, et ministre des Mines, de l’industrie et de l’énergie - en un mot du pétrole - en 2013.

    Présidents à vie

    Paul Biya, 84 ans, en poste depuis novembre 1982 au Cameroun, affiche 35 années d’expérience. Il fait grimper l’inquiétude sur ce que sera son héritage et les turbulences prévisibles qu’occasionnera sa succession. Le think tank International Crisis Group (ICG) avait déjà mentionné dans un rapport paru en 2010, « Cameroun : un Etat fragile ? » les risques de conflit civil qui pèsent potentiellement sur le pays, en cas de fracture ou de manipulation de l’armée par les barons du régime qui prennent déjà position.

    Denis Sassou-Nguesso, 73 ans, souvent oublié dans les palmarès des chefs d’Etat ayant le plus longtemps exercé le pouvoir, arrive en troisième position en Afrique et dans le monde, avec 33 ans de magistrature suprême au compteur. Soit plus que les 28 ans de pouvoir du Guide de la Révolution Ali Khamenei, qui occupe depuis 1989 le plus haut poste de l’Etat iranien, et plus que les 32 ans de Hun Sen au poste de Premier ministre du Cambodge.

    Denis Sassou-Nguesso a certes connu un intermède de cinq ans en exil à Paris entre 1992 et 1997, pour cause de démocratisation après le fameux discours de La Baule de François Mitterrand en 1990. Evincé en 1992 par le candidat élu Pascal Lissouba, il est revenu en force voilà vingt ans, en 1997. Prêt à en découdre avec son rival par milices interposées, il occupe depuis le palais présidentiel sans partage. Il a fait modifier la Constitution pour se faire réélire dans des conditions contestées en 2016.

    Le Congo reste donc un cas d’école, même si les projecteurs sont aujourd’hui braqués sur son grand voisin, la République démocratique du Congo (RDC). La raison ? Le refus de Joseph Kabila, président depuis 2001, d’organiser les élections que prévoit une Constitution qu’il n’a pu faire modifier, sous la pression de la rue.

    Pas le monopole de la longévité

    En Ouganda, Yoweri Museveni verrouille lui aussi son emprise, qu’il exerce depuis qu’il a fait chuter le régime de Milton Obote en 1986. Ce faisant, il donne l’exemple à d’autres dans sa région, au Rwanda ou au Burundi, dont les chefs d’Etat semblent vouloir eux aussi l’être à durée indéterminée.

    Paul Kagame a fait modifier la Constitution et a été réélu en août dernier avec plus de 98 % des voix. Il est président depuis l'an 2000 et peut le rester jusqu’en 2034. Pierre Nkurunziza, qui orchestre une répression massive au Burundi, est de son côté en place « seulement » depuis 2005. Il s’est arrogé en 2015 un troisième mandat non-constitutionnel.

    En matière d’alternance démocratique, plusieurs pays d’Afrique centrale ou orientale accusent un retard de plus en plus flagrant. Au Soudan, l’ancien général Omar el-Béchir se trouve aux manettes depuis 1989. Sous le coup d’un mandat d’arrêt international délivré par la Cour pénale internationale (CPI) pour les crimes commis au Darfour, il continue son long règne en étouffant la révolte à Khartoum.

    Idriss Déby, un militaire lui aussi, dirige le Tchad depuis 1990. Ailleurs dans le monde, seul le président de l’ancienne république soviétique du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, détient le même record aujourd’hui. Suivent dans cette liste Issaias Afeworki, dictateur en Erythrée depuis 1991, avant Alexander Lukashenko, seul et unique président de la Biélorussie, l’un de ces dirigeants d’anciennes républiques soviétiques qui ont eux aussi du mal à partir.

    D’autant plus que le président de la Russie, Vladimir Poutine, s’éternise lui aussi au sommet de l’Etat, aux postes alternatifs de Premier ministre et de président. Il affiche ainsi 18 ans cumulés de gestion des affaires publiques, soit autant que les présidents algérien Abdelaziz Bouteflika et djiboutien Ismaïl Omar Guelleh. L’Afrique n’a donc pas le monopole de la longévité au pouvoir, même si ses chefs d’Etat sont encore les plus nombreux à le pratiquer ad vitam aeternam.

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