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    Sécurité dans le Sahel, migrations: le point de vue de l’US Africa Command

    media Une cérémonie de l'Africom, le 9 mars 2011 à Sindelfingen, près de Stuttgart, en Allemagne. AFP PHOTO / POOL / Mandel NGAN

    Le major général Barre Seguin, directeur de la stratégie, des plans et programmes de l’US Africa Command, le Commandement américain pour l'Afrique, a participé le 15 décembre à la conférence Atlantic Dialogues à Marrakech, organisée par le think tank marocain OCP Policy Center. Il s’est exprimé sur la sécurité dans le Sahel mais aussi les flux clandestins de migrants sur le continent, un sujet d’inquiétude pour l’Europe, mais aussi les Etats-Unis.

    Le Commandement américain pour l'Afrique (Africom), basé en Allemagne, et non dans les pays dont il se préoccupe en Afrique, assure une présence peu visible sur le terrain, malgré son importance à travers diverses opérations plutôt discrètes. On l’a vu en octobre au Niger, avec la présence de 800 soldats – dévoilée après la mort le 4 octobre dans une embuscade de quatre soldats américains et de 8 militaires nigériens.

    La stratégie officielle des Etats-Unis reste celle d’une implication indirecte, contrairement à la France – par ailleurs considérée par l’Africom comme un partenaire. Elle est décrite en ces termes par le général Barre Seguin : « Il ne s’agit pas de mener des opérations militaires en Afrique mais de renforcer les institutions de défense dans les pays où nous avons une relation réelle de partenariat à tous les niveaux. Nous écoutons nos interlocuteurs, et nous les écoutons vraiment, pour savoir quelles sont leurs lacunes en termes de sécurité, sans décider à leur place de la nature de ces besoins. Ensuite, nous menons des programmes pour combler ces lacunes ».

    Le soutien logistique au G5 Sahel

    La présence du Commandement américain pour l'Afrique se traduit essentiellement par le soutien logistique et financier à des forces armées comme l’Amisom en Somalie, le G5 Sahel au Mali. Ce déploiement conjoint de 5 000 hommes, décidé par le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, vise à lutter contre le jihadisme dans le nord du Mali. Il éprouve cependant des difficultés à rassembler les troupes, le matériel et les fonds nécessaires, malgré le soutien de l’Union européenne (58 millions de dollars) et des Etats-Unis (à hauteur de 60 millions de dollars). Chaque Etat africain impliqué apportant 11 millions de dollars, le budget de 500 millions nécessaire est encore loin d’être atteint.

    « Nous conseillons le quartier général du G5 Sahel qui se trouve à Sévaré, et nous soutenons de manière bilatérale les pays qui se regroupent dans cette initiative, précise le général Barre Seguin. Nous assistons et nous accompagnons parfois les forces militaires professionnelles, et nous visons le renforcement des institutions de défense. »

    La sécurité maritime – notamment la lutte contre les trafics dans le golfe de Guinée – fait partie des cinq priorités de l’Africom. Là encore, les Etats-Unis déploient des programmes de soutien aux garde-côtes, aux douanes et à la sécurisation des ports (notamment en Tanzanie), sans oublier l’appui aux ministères de l’Environnement pour lutter contre la surpêche dans le littoral atlantique des pays d’Afrique de l’Ouest.

    Contrôler les frontières

    Face au défi que pose l’essor d’une industrie de la migration clandestine entre l’Afrique subsaharienne et l’Europe, via la route libyenne, le général américain reconnaît la complexité du problème : « En soi, la migration n’est pas un problème de sécurité. Ce sont les flux de migration clandestins qui posent un problème de sécurité. L’insécurité politique, économique, sociale et environnementale est à l’origine de ces flux, et détermine les endroits d’où ils viennent. Rappelons que 85% des réfugiés africains ne proviennent que de neuf pays, sur un total de 5 millions de réfugiés et de 11 millions de personnes déplacées dans leurs propres pays. »

    Le Commandement américain pour l'Afrique appuie différents pays dans le contrôle de leurs frontières, par exemple la Tunisie le long de ses frontières avec la Libye. Le général Barre Seguin admet qu’en matière de migration, « nous avons tendance à traiter les symptômes plutôt que les racines du problème ». L’assistance sécuritaire apportée dans des « environnements complexes » aboutit parfois à des effets contre-productifs. Par exemple, la fermeture et la sécurisation de la frontière tuniso-libyenne a eu pour conséquence de bloquer tout un marché de la contrebande d’essence, dans lequel 5 600 personnes étaient actives et trouvaient des sources de revenus.

    « Nous avons aidé à améliorer la sécurité, mais nous avons tué cette économie sans rien d’autre à proposer à la place. Maintenant, ces personnes cherchent d’autres moyens de nourrir leurs familles, ce qui peut alimenter le trafic d’êtres humains qui porte sur des migrants qui cherchent des revenus pour les envoyer en partie à leurs familles restées dans leurs pays, explique le général Barre Seguin avant de conclure : D’où l’importance des trois “D”, diplomatie, développement et défense pour essayer de définir ce que nous voulons comme résultats, en tenant compte des problèmes que risquent de générer notre action, dans un environnement très complexe. »

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