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    L'art contemporain africain, toujours en plein essor

    media La Sud-Africaine Marlene Dumas (en haut à droite) est une des artistes africaines les mieux cotées ces dernières années. Sa «Night nurse» est l'oeuvre africaine qui s’est vendue au plus fort prix en 2016. Stedelijk Museum

    Publié chaque année depuis 2015, le rapport Africa Art Market fournit une liste très attendue des 100 créateurs africains les plus cotés sur le marché de l’art contemporain. Il fait aussi l’état des lieux du marché de l’art, chiffres à l’appui, contribuant à asseoir des cotes internationales non plus sur le « ouï-dire », mais une série de données factuelles utiles aux collectionneurs ainsi qu’à l’essor et la professionnalisation de ce marché.

    Grâce à l’Africa Art Market Report, lancé en 2015 par Jean-Philippe Aka, marchand d’art et galeriste ivoirien basé à Paris, on y voit beaucoup plus clair sur le marché de l’art contemporain africain. En pleine ébullition (23,3 milliards de dollars de transactions en 2016 pour l’art moderne et 8 millions pour l’art contemporain), ce marché a vu les transactions de plus de 1 million de dollars augmenter de 200% en 2016.

    Ce rapport, produit par les consultants de Tutela Capital, un bureau d’experts basé en Belgique, au Bahreïn et à Hong Kong, avec l’appui de chercheurs et critiques africains, donne chaque année la liste des 100 artistes les plus cotés, en mesurant cette valeur comme on le fait sur le marché de l’art occidental, selon cinq grands critères : les ventes aux enchères (25% de la cote), le prix moyen des œuvres par artiste sur le premier marché (hors enchères, 25%), le nombre d’expositions dans des musées (20%) et des galeries privées (20%) au cours d’une carrière, et le degré de reconnaissance auprès des critiques d’art indépendants (10%).

    Des femmes, des anglophones et l’Afrique du Nord

    Résultat : la donne s’avère équitable en termes de genre, avec des femmes bien représentées (60% des cinq lots vendus au plus fort prix dans les ventes aux enchères), mais le marché reste dominé par les Sud-Africains et les anglophones, avec une présence nord-africaine renforcée depuis deux ans.

    Sur les dix artistes les plus cotés du marché en 2016, cinq sont Sud-Africains (Irma Stern et Walter Battiss, entre autres), deux Egyptiens (Omar El Nagdi et Mahmoud Said), un Marocain (Farid Belkahia), un Nigérian (Ben Enwonwu) et un Malien (Malick Sidibé). Tous sont morts, et ont vu leur cote s’envoler après leur disparition.

    Pour mémoire, figuraient dans le top 10 de la même étude pour 2014 le Ghanéen El Anatsui (4,3 millions de dollars de ventes aux enchères), l’Ethiopienne Julie Mehretu (5,9 millions de dollars), le Sud-Africain William Kentridge (1,5 million de dollars), la peintre sud-africaine Irma Stern (5 millions de dollars), le Nigérian Yinka Shonibare (284 000 dollars), la Sud-Africaine Marlene Dumas (828 000 dollars), la Kényane Wangechi Mutu (286 000 dollars), les photographes sud-africains David Goldblatt (45 000 dollars) et Roger Ballen, ainsi que le célèbre peintre congolais Chéri Samba (97 000 dollars).

    En 2015, Julie Mehretu était classée première (7,2 millions de dollars), avant William Kentridge, Marlene Dumas, El Anatsui (2 millions de dollars), les peintres sud-africains Jacob Hendrik Pierneff et Irma Stern (3,2 millions de dollars), Roger Ballen et les plus jeunes artistes algériens Kader Attia et Adel Abdessemed ainsi que le Marocain Hassan Hajjaj.

    Peu d’autodidactes et des sommes moins élevées qu’en Occident

    Quatre grandes catégories d’artistes se distinguent. Les talents « reconnus » dont les prix des œuvres sont stables figurent parmi les créateurs du top 10. Ensuite viennent les grands noms « sous-évalués », très présents dans les expositions, mais dont les œuvres se vendent encore à bas prix. Parmi eux figurent par exemple le photographe sud-africain David Goldblatt (20e artiste africain le plus coté en 2016). Troisième catégorie : les artistes à « haut potentiel » reconnus dans les milieux de l’art, mais plus par les musées que les galeries, tels que le Marocain Saad Ben Cheffaj, le Nigérian Uche Okeke ou le sculpteur Sud-Africain Ezrom Legae, disparu en 1999.

    Deux grandes conclusions s’imposent : « Contrairement à une idée reçue, les autodidactes sont loin d’être majoritaires, relève le marchand d’art Jean-Philippe Aka. Ceux qui ont reçu une formation académique arrivent à mieux s’insérer dans le monde de l’art. L’idée selon laquelle un artiste africain est né créatif renvoie au mythe du bon sauvage et relève d’une escroquerie. Tout le monde est né créatif, et personne ne peut s’exonérer de tout processus d’apprentissage. »

    Les acheteurs peuvent s’orienter vers des valeurs sûres grâce à cette étude, ou investir dans la production des étoiles montantes d’un marché qui reste encore loin des sommes astronomiques atteintes en Occident. La pièce qui s’est vendue au plus fort prix en 2016 a été une peinture de la Sud-Africaine Marlene Dumas (« Night nurse », 2,5 millions de dollars chez Phillips à New York). A comparer avec la toile de Basquiat achetée 110 millions de dollars en 2017 par un collectionneur japonais chez Sotheby à New York - trois fois moins chère qu’un tableau de Gauguin ou de Cézanne (environ 300 millions de dollars).

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