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    Afrin: les puissances occidentales prises dans un «imbroglio» d'alliances

    media Des soldats de l'armée turque et de l'Armée Syrienne Libre ont été déployés à Afrin, en Syrie, le 18 mars 2018. Reuters

    Le drapeau turc flotte depuis le 18 mars sur la ville d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie. Un symbole qui marque le terme d’une offensive baptisée « Rameau d’olivier », lancée le 20 janvier par Ankara pour chasser la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG). Spectatrices de la crise, les puissances occidentales sont partagées entre leur alliance avec la Turquie, membre de l’Otan, et leur partenariat avec les forces kurdes syriennes et leurs alliés, scellé à la faveur de la lutte contre le groupe Etat islamique. Une position contradictoire qui semble les condamner à l’inaction.

    Depuis le 18 mars, Afrin est aux mains des forces turques et des rebelles syriens favorables à Ankara. Cette enclave kurde était contrôlée depuis 2012 par les Unités de protection du peuple (YPG), honnies par les autorités turques pour leur affiliation aux rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    Fer de lance de la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie, les Kurdes défaits à Afrin dénoncent un « abandon » de la part de leurs alliés occidentaux, Washington et l’Union européenne, pris entre des alliances contradictoires.

    « Rien ne semble pouvoir arrêter les Turcs, dans la mesure où ils sont membres de l’Otan. Ils essaient de mettre sous silence les membres de la coalition. Que peut dire l’Europe face à la Turquie qui, depuis des années, lui fait un chantage au flux migratoire, aux réfugiés ? », s'interroge Myriam Benraad, professeur en sciences politiques à l’Université de Leyde, aux Pays-Bas.

    Cette spécialiste du Moyen-Orient et du monde arabe prédit que les pays occidentaux assisteront à nouveau en « en spectateur » aux prochaines opérations. La Turquie a d’ores et déjà annoncé de nouvelles manoeuvres plus à l’est, vers la ville de Manbij, où des centaines de militaires américains sont déployés.

    « Tout sauf l'EI »

    Une action qui pourrait détériorer les relations entre les deux pays. Le 19 mars, lorsque le département d'Etat américain a exprimé sa « profonde préoccupation » quant au sort des civils à Afrin, le président turc Recep Tayyip Erdogan a répondu dès le lendemain. « D'un côté, vous dites que la Turquie est votre partenaire stratégique et, de l'autre, vous collaborez avec les terroristes », a-t-il lancé à son allié et partenaire au sein de l'Otan.

    Depuis l’éclatement de la « crise syrienne », les alliances se font et se défont rapidement. Les YPG ont bénéficié du soutien militaire croissant de la coalition internationale contre Daech, l'acronyme arabe de l'EI, à partir de 2014, « à une époque où on était dans une logique "tout sauf l’EI" », détaille Myriam Benraad.

    « On a vu que par le prisme de l’EI en ignorant le reste, alors qu'il n’était qu’un acteur parmi d’autres. Aujourd’hui, on se rend compte que la crise syrienne dépasse la question de l’EI, et la France a une marge de manœuvre très limitée sur le terrain », analyse la chercheuse, qui qualifie la situation « d’imbroglio ».

    Quelle réaction de l'Iran ?

    « Qu’est-ce que tout cela signifie pour le régime d’Assad ? Quelle sera la réaction à terme des Iraniens, qui regardent tout cela d’un œil inquiet ? Qui est vraiment allié à qui ? Quels sont les plans secrets des uns et des autres ? On ne sait pas », reconnaît Myriam Benraad.

    Mais alors que les ressources militaires et humaines des YPG sont détournées de leur lutte contre le groupe Etat islamique, la chercheuse craint que « les jihadistes profitent de l’affaiblissement des alliances passées par leurs adversaires contre eux pour essayer de se redéployer. Ils n’ont jamais vraiment disparu. Après la reprise de Mossoul et de Raqqa, on nous a dit que c’était fini, mais c’est faux. Et après l’épisode d’Afrin, les Kurdes ne vont plus jamais reconstituer la résistance à l’EI ».

    Dans cette zone bombardée par les forces armées turques depuis le 20 janvier, 286 civils ont été tués, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), et des centaines de milliers ont fui la ville. Ces chiffres de l’OSDH sont contestés par Ankara, qui estime avoir pris toutes les précautions pour prévenir les pertes.

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