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    Consultations citoyennes: le pari d’Emmanuel Macron pour relancer l’Europe

    media Drapeaux devant le Parlement européen, à Strasbourg, le 15 avril 2014. REUTERS/Vincent Kessler

    Le 17 avril, à Epinal, dans l'est de la France, Emmanuel Macron a lancé officiellement la première « consultation citoyenne » sur l’Union européenne (UE). « Libérer la parole sur l'Europe, redonner confiance et éclairer le débat », voilà l’ambition du président français à un an des prochaines élections européennes. La majorité des pays membres de l'UE lui ont emboîté le pas et organiseront, eux aussi, des débats ouverts à tous pendant six mois.

    La tenue de ces « consultations citoyennes sur l’Europe » était une promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron. D’avril à octobre, dans l’ensemble des pays européens, excepté au Royaume-Uni sur le départ, se tiendront des débats autour des questions européennes. L’occasion pour les citoyens d’exprimer « leurs attentes, leurs appréhensions, mais aussi leurs propositions », selon un communiqué de la présidence de la République française.

    En France, une dizaine de débats sont d’ores et déjà programmés, comme le 25 avril à la Maison de l’Europe à Paris ou à la mairie d’Angoulême le 22 juin. D’ici fin octobre, l’objectif est d’arriver à en programmer une centaine. Chaque citoyen ou organisme peut décider de participer ou d’organiser sa propre consultation. Si la manifestation remplit l’ensemble des critères définis par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, alors les organisateurs obtiendront le label « consultation citoyenne ».

    « Parler d’Europe est une bonne chose »

    Au regard des taux d’abstention vertigineux dans l’ensemble des pays de l’Union lors des dernières élections européennes et face à la montée du populisme dans les pays européens, restaurer le lien entre la population et la construction européenne paraît essentiel. En 2014, le taux d’abstention a dépassé les 80 % en Slovaquie et en République tchèque. Sur les 28 pays que comprend l’Union européenne, seuls huit avaient un taux de participation supérieur à 50 %.

    Pascale Joannin, directrice générale de la Fondation Robert Schuman, envisage de labéliser certaines rencontres déjà programmées par son centre. « Parler d’Europe est une très bonne chose, s’enthousiasme-t-elle. Il est important de ne pas laisser ceux qui sont contre s’emparer de la question européenne. Il y a une grande partie de la population qui n'est ni eurosceptique, ni pro-européenne, et ce sont eux qu’il faut essayer d’intéresser ».

    Du côté associatif, on se réjouit également de l’initiative. Fabien Chevalier, président de l’association Sauvons l’Europe se dit « satisfait que le président mette en avant le débat démocratique ».

    « Fausse problématique »

    Les Etats participants au projet ont limité les débats à six thématiques : la prospérité et l’emploi, le développement durable, la sécurité, l’Europe dans le monde, l’innovation et l’unité de l’UE. « Le fait que l’on aborde des sujets différents d’une rencontre à l’autre et d’une ville à l’autre permet de toucher toujours plus de personnes », note Pascale Joannin. Le déroulé des débats est étroitement surpervisé par un comité de surveillance qui veille à ce que ceux-ci restent neutres politiquement.

    Pour composer ce comité, chaque parti du Parlement français a été invité par le Premier ministre à nommer un représentant en son sein pour y siéger. Néanmoins, les invitations à peine envoyées, le Parti communiste avait déjà affirmé, le 16 avril, son refus d’y participer. Ses membres dénoncent un « processus totalement cadré dans son contenu autour d’une fausse problématique », celle du « pour ou contre l’Europe », et estiment qu’ils n’auront « aucun mot à dire ».

    « L’Europe aujourd’hui n’est pas assez médiatisée »

    Si l’initiative est unanimement saluée du côté des organisations pro-européennes, tous sont d’accord pour dire que l’impact sur la participation électorale de mai 2019 reste totalement incertaine.

    Du côté de la fondation Robert Schuman, la directrice générale estime qu’il ne faut pas tout attendre de ces consultations : « C’est un outil qui va permettre de sensibiliser les gens à l’Europe, mais de là à dire que cela va révolutionner les choses, je ne pense pas. Aujourd’hui, si l’on n’habite pas Paris, il est très difficile de parvenir à s’informer sur l’Europe. Pourtant, ce que nous remarquons à travers les conférences que nous organisons, c’est que quand nous parlons d’Europe, on intéresse les gens. »

    Fabien Chevalier va plus loin : « Il s’agit uniquement d’une opération de labélisation de rencontres déjà organisées, il n’y a pas de réels moyens engagés par l’Etat. Au final, le public qui assistera à ces conférences sera toujours le même : celui qui s’intéresse déjà à ces questions-là. Le gouvernement ne s’attaque pas au vrai cœur du problème », s'alarme-t-il. « Pour que le grand public s’intéresse aux questions européennes, il est nécessaire que l’Etat agisse pour qu’elles investissent les médias aux heures de grandes écoutes. L’Europe aujourd’hui n’est pas assez médiatisée. »

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