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    «Dégagisme», «teriyaki» et «rageux» parmi les 150 nouveaux mots du dictionnaire

    media «Le Nouveau Petit Robert de la langue française» contient plus de 60 000 mots. Christophe Carmarans/RFI

    Comme chaque année à la même époque, les dictionnaires de référence de la francophonie, Le Petit Larousse et Le Petit Robert, publient leurs nouvelles éditions, toujours agrémentées de mots qui font pour la première fois leur apparition dans leurs pages. Ils sont 150 cette année et reflètent, comme d’habitude, l’air du temps même si c’est parfois avec quelques trains de retard.

    C’est devenu un événement scruté non seulement par les linguistes mais aussi par tous ceux qui ont le verbe comme instrument de travail : la révélation, chaque mois de mai, des mots nouveaux qui font leur apparition dans Le Petit Robert et Le Petit Larousse, les deux dictionnaires de référence du monde francophone. Cette révélation est toujours attendue avec curiosité, car elle reflète l’air du temps, même si l’on se demande parfois pourquoi tel ou tel mot entré depuis longtemps dans les conversations courantes a attendu aussi longtemps pour trouver place officiellement dans les dictionnaires.

    On pense par exemple au « teriyaki », ce met (viande, poisson, tofu) grillé ou rôti dans une sauce au soja servi dans tous les restaurants japonais de France depuis pas loin d’un demi-siècle ou encore au verbe « liker », certes plus récent mais que les usagers de Facebook utilisent depuis déjà plus d’une décennie que ce réseau social s’est mis à proliférer. Pour essayer de s’y retrouver dans l’émergence de tous ces néologismes, le mieux est encore de les classer par catégories en commençant par l’art culinaire qui se nourrit – c’est le cas de le dire – de vocables venus du monde entier.

    Du « gomasio » sur vos « gyozas » ?

    Kim Woo-young, 32 ans, patron de la boulangerie «Copain» à Séoul. Ses spécialités: le croissant au saumon sauce teriyaki, et la baguette fourrée à la pâte de haricot rouge. RFI/Frédéric Ojardias

    Ainsi retrouve-t-on pêle-mêle cette année dans les dictionnaires le « bredele » (un gâteau sablé alsacien), les « gyozas » (fameux raviolis japonais), la « pavlova » un gâteau meringué qui, bien entendu, fait saliver rien que d’y penser, ou encore le « gomasio », ce condiment également venu d’Asie et constitué d’un mélange de sel marin (5%) et de sésame grillé (95%) aux vertus nutritionnelles vantées par ceux qui combattent l’hypertension.

    Le changement du paysage politique français a également enrichi le vocabulaire de nouvelles expressions comme le « dégagisme » dont de nombreux ex-ministres et ex-députés ont été les victimes l’an dernier, tous emportés par une vague « antisystème », laquelle n’a fort heureusement pas transformé le pays en « démocrature » (compilation des mots démocratie et dictature), même si certains opposants à l’actuel gouvernement n’en sont pas totalement convaincus.

    Le mot « revenant » n’est pas à proprement parler nouveau mais son sens, si, lorsqu’il désigne ces jihadistes revenant dans leur pays d’origine après avoir combattu, auquel cas ils ont de bonnes chances de devenir des «  fichés S », terme qui fait aussi son apparition cette année. Autre mot prenant un nouveau sens : « marcheur » en référence aux adhérents du mouvement La République en marche ou LREM. Des marcheurs qui sont la cible des « insoumis », ces militants du mouvement La France insoumise fondé par Jean-Luc Mélenchon.

    Les « revenants » et les « rageux »

    L'édition 2019 du «Petit Larousse illustré». Éditions Larousse

    On peut aussi toujours compter sur le multimédia pour fournir son lot de néologismes comme « cyberdéfense » – encore un néologisme que l’on pensait depuis longtemps dans les dictionnaires – et qui va de pair avec « rançongiciel », un logiciel malveillant qui, comme son nom l’indique, exige de ses victimes qu’elles paient une rançon. À ajouter à cette liste : les « webminaires », des séminaires en ligne comme vous vous en doutiez mais aussi les « vlogs », autrement dit des blogs qui diffusent des vidéos et l’« autocomplétion », un système informatique qui permet de remplir par exemple des formulaires en un temps très court. On ajoutera dans cette catégorie les « rageux » qui pullulent sur les réseaux sociaux et sont les équivalents français des haters anglo-saxons.

    L’anglais, bien entendu, n’est pas en reste puisqu’à « liker » il faut aussi ajouter cette année le « replay » bien connu des habitués de la télévision de rattrapage et des podcasts ainsi que le « cosplay », contraction de costume et de play, une pratique visant à incarner un personnage de fiction. Dans le vocabulaire sportif sont également apparus l’« e-sport » qui fait référence aux compétions de jeux vidéo en réseau local et également le « running » qui a la particularité, comme autrefois le footing, d’être un anglicisme qui n’est jamais employé sous cette forme substantivée par les locuteurs anglais. Un comble !

    À ce sujet, sachez que, bien évidemment, toutes les langues du monde s’enrichissent chaque année de mots nouveaux, à commencer par l’anglais, langue qui, par parenthèse, a emprunté 29% de son vocabulaire au français. Parmi les nouveaux entrants dans le dictionnaire américain Merriam-Webster, on trouve au hasard cette année « bi-gender » (bigenre), « envenomate » (envenimer) « hipsterdom » (bobo land), les « Jackie O », (un modèle de lunettes de soleil porté autrefois par Jackie Kennedy Onassis) et enfin le fabuleux « unjournalistic » qui, il faut l’avouer, sonne bien mieux que « non journalistique », sa traduction française. Nobody’s perfect...

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