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    Hebdo

    [Reportage] Venezuela: une élection présidentielle sur fond de crise économique

    media Des Vénézueliens font la queue devant un supermarché à Caracas pour acheter des produits alimentaires de première nécessité. Le 10 novembre 2017. FEDERICO PARRA / AFP

    Au Venezuela, l'élection présidentielle du dimanche 20 mai est loin d'occulter un climat de grande lassitude des Vénézuéliens, confrontés à une crise économique et alimentaire sans précédent. Les deux principaux candidats, le président socialiste Nicolas Maduro et l’ancien général et ex-chaviste Henri Falcon ont certes promis le redressement du pays mais peinent à convaincre une majorité de la population.

    De notre envoyé spécial,

    Centre-ville de Caracas, 17 heures. Sur le trottoir de la Avenida Francisco de Miranda, des centaines de personnes attendent le bus pour rentrer chez elles, en grande banlieue. Faute de moyens et de pièces détachées, seulement 15% des bus circulent encore. Dans la file, désespérée, Angel. Quand on lui demande comment il vit la situation dans le pays, il répond : « Vous voulez dire comment je fais pour survivre ? Car c’est ça plutôt la question. Parce qu’on ne fait que survivre face à cette situation critique avec le manque d’aliments, de transports sans parler de l’insécurité et un salaire très bas qui est largement insuffisant. »

    Les files d’attente se multiplient partout à Caracas pour acheter des aliments, retirer de l’argent pour sa retraite. Sachant que l’inflation est vertigineuse. En trois mois, le prix du panier de la ménagère a augmenté de 300%. Il équivaut à présent à 100 fois le salaire minimum. Beaucoup de Vénézuéliens ne mangent plus à leur faim. 67% de la population a perdu 11 kilos l’an dernier, selon une enquête de l’ONG Encovi. C’est ce qu’on appelle « le régime Maduro ».

    Promesses

    Mais le gouvernement refuse de parler de crise. Le président Nicolas Maduro a promis, en cas de victoire, « la prospérité et une révolution économique ». Georgette Topalian est l’une des responsables du Mouvement Somos Venezuela, le nouveau parti du président. Selon elle, « on verra un pays qui va croître, et dont la situation s’améliora. Un pays qui va produire et qui pourrait trouver sa place dans un monde multipolaire, un monde dans lequel on aura un avantage impressionnant et dans lequel on sera compétitif à l’égard de n’importe quel pays du premier monde ».

    Ce genre de discours met Angel, qui attend son bus depuis deux heures, très en colère : « Pourquoi il ne l’a pas fait en tant que président ? La situation a empiré. Il trompe les gens en leur disant : "Si vous votez pour moi, tout ira mieux". Et les autres candidats ne sont pas crédibles et n’inspirent pas de confiance ».

    Rations

    Pour atténuer les effets de la crise, Nicolas Maduro a créé la fameuse « Carte de la patrie » qui donne droit à des rations alimentaires. Une politique sociale progressiste, selon le président – un contrôle social pervers, selon le chaviste dissident Freddy Gutierrez Tejo, avocat et professeur d’université.« Ce sont des élections fondées sur le chantage et l’extorsion, dénonce-t-il. Et même pas de manière cachée. Tu me donnes ton vote et je te donne ton dossier pour obtenir une maison. Tu me donnes ton vote et je te donne la boîte d’aliments ».

    Aujourd'hui, beaucoup de Vénézuéliens ne pensent plus à la politique mais se demandent comment faire face à un quotidien de plus en plus lourd. C’est le cas de Hilda, une retraitée qui, elle aussi, cherche désespérément un moyen de transport pour rentrer chez elle. « Il n’y a rien ici, déplore-t-elle. Rien à manger. Aujourd’hui, je n’ai rien bu et je n’ai pas pris mon petit déjeuner. Cette dame à côté de moi souffre de l’hypertension. Mais il n’y pas de médicaments. Et s’il y en a, ils coûtent 20 millions de bolivars. Avec une retraite de misère de 2,6 millions, c’est horrible. » Hilda n’a qu’un seul rêve : quitter le Venezuela. Mais à son âge, dit-elle, c’est impossible.

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