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France 24: Les pros et les fans commentent les JO TV5MONDE: Pekin 2008 un iPod à gagner !
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Les J.O. des Pékinois

Ca sent les vacances...

par Stéphane Lagarde

Article publié le 21/08/2008 Dernière mise à jour le 21/08/2008 à 15:40 TU

Le rouge des "trois-roues" des pompiers de la capitale.  (Photo : SL/RFI)

Le rouge des "trois-roues" des pompiers de la capitale.
(Photo : SL/RFI)

Les Jeux se terminent à Pékin sur une razzia de médailles chinoises. Un air de vacances flotte déjà sur le village olympique, tandis que dans la capitale on attend les premiers bouchons…

Ca sent la quille ! A J.O. moins 3, il est largement temps de faire ses emplettes. On se bouscule dans les allées du « marché de la soie » à l’est de la capitale. Les visiteurs badgés « comité olympique » sont largement les plus nombreux depuis mercredi et à voir la mine réjouie de certains d’entre eux on comprend que la tension est loin derrière. « Ils m’ont tout pris ! » lance dans un grand rire Mohamed Coulibaly en brandissant fièrement une console de jeu portative et un nouveau téléphone portable. Les vendeurs se frottent les mains. L’ancien marché aux puces de Pékin -qui n’a de puces que le nom d’ailleurs et ressemble plus à un « bazar aux souvenirs »- a été entièrement rénové afin de canaliser la clientèle olympique.  Comme de très nombreux athlètes, le jeune nageur malien revient à la maison avec des cadeaux mais sans médaille. Cinquième temps de sa série sur 50m nage libre, Mohamed peut toutefois être satisfait. A Pékin, il a amélioré son chrono et tirera de son expérience chinoise un mental en acier pour les compétitions à venir.

Trop de médailles

Trop nombreux, les champions n'ont plus assez de place pour tous tenir dans le métro...(Photo : SL/RFI)

Trop nombreux, les champions n'ont plus assez de place pour tous tenir dans le métro...
(Photo : SL/RFI)

Ca sent le trop plein ! Et pendant ce temps là, le compteur n’en finit plus de tourner sur le tableau des résultats. 43, 44, 45 jeudi matin, le sport chinois moissonne de l’or à tout va. La récolte est bonne, trop peut-être. « On va peut-être s’arrêter là, après ça va être ‘too much’ » plaisante l’animatrice d’une radio musicale sur la FM qui diffuse pour partie ses programmes en anglais. Résultat : on ne trouve plus assez de place sur les murs du métro pour aligner la publicité des champions (photo). Trop de héros mais heureusement les philatélistes se rattrapent sur les timbres. La poste chinoise en sort un à l’effigie de chaque médaillé d’or. Comme il s’agit d’éditions limitées, chaque parution provoque immédiatement la queue au guichet et donne l’occasion de comparer qui parmi les pays est le mieux doté question trophées. Pour la Chine c’est facile, pour les Etats-Unis juste derrière aussi, mais pour le reste ? Que dire à un Chinois qui vous demande pourquoi la France n’obtient que le double des médailles d’or d’un pays comme la Corée du Nord ? La Corée du Nord étant vu par les Pékinois comme le pays le plus pauvre à portée de frontière, la chose parait difficile à comprendre. Et alors pourquoi la France fait à peine mieux que la Géorgie ou le Kenya ? Le jeu a tout des comptes d'apothicaires. Eh Coubertin, ils sont devenus fous ! Vous aurez beau répondre que si l’on compte l’ensemble des podiums, les Français sont tout de même 12e sur plus de 80 pays ou que la vieille Europe réunie se débrouille pas trop mal, en Chine seule la place de premier compte ; l’argent et le bronze peuvent toujours aller se rhabiller.

Do you know Phelps ?

Ca sent la rentrée ! Mais puisqu’on est lancé, continuons dans l’affichage des performances. « 100 jours après le tremblement de terre, 90 % des entreprises du Sichuan ont repris leurs activités », proclament fièrement les journaux. La vie reprend doucement après l’euphorie olympique. Les anneaux aux cinq couleurs marquant les voix rapides pour les délégations s’effacent peu à peu. Mercredi, la voie olympique sur la file de gauche de l’autoroute du sud qui conduit à l’aéroport a été ainsi supprimée. Même chose d’ailleurs pour la route de badaling qui conduit à la Grande muraille. Au lendemain de la clôture, vingt-trois voies express auront repris leur train-train quotidien avec un risque de congestion à la clef. Evidemment de nouvelles voies sont prévues pour la suite en fonction des besoins des jeux paralympiques, rassurent les autorités. On a les inquiétudes qu’on peut ? Certains spectateurs s’interrogent sur la pérennité du rouge et du gris dans le nouveau stade national. Les gradins du « nid d’oiseaux » risquent-ils de perdre leurs couleurs ? Non, tout est prévu répond l’un des responsables des 90 000 sièges, dont 10 000 amovibles que compte l’installation. Les pompiers en trois roues de la capitale peuvent être rassurés : « La peinture rouge chine est prévue pour durer au moins 3 ans ». Michael Phelps, lui, table plutôt sur 4 années. L’américain n’a pas nagé pour rien et gardera 8 médailles d’or pendues à son cou jusqu’aux prochains Jeux. Sa popularité a gagné évidemment le « marché de la soie. » L’histoire a d’ailleurs fait le tour des boutiques. « Do you know Michael Phelps ?» (Connaissez-vous Michael Phelps ?) aurait demandé Debbie Phelps, la maman de la star incontestée de ces JO 2008. Elle en a parait-il tiré un très bon rabais sur le livres de calligraphies qu’elle comptait acheter. Avec, en cadeau, un éventail histoire de faire passer l’émotion devant les prochains exploits du fiston.

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