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Comment vont les affaires ?

Lektion 19


Jour de grève et jour de paie

Streiktag und Zahltag

An diesem Tag kam ich mit einer Stunde Verspätung zur Arbeit. Ein Streik im öffentlichen Nahverkehr legte ganz Paris lahm.

 

Dialogue 1

Françoise Vittel : Eh bien Danielle, tu es en retard ce matin !
Danielle : Il y a une grève, pas de métro, pas de bus, j'ai dû marcher, je suis épuisée !
Françoise Vittel : Ne t'inquiète pas, moi aussi je viens d'arriver ! C'est la faute des syndicats !
Danielle : La faute des syndicats ?
Françoise Vittel : Oui, les syndicats incitent les salariés à faire grève et après c'est la crise !
Stéphane Petibon : Eh bien Françoise, qu'est-ce qui se passe ?
Françoise Vittel : Il y a encore une grève des transports. Encore les syndicats, encore eux !
Stéphane Petibon : Ah, c'est bien vous Françoise, vous ne les aimez vraiment pas !
Françoise Vittel : Ah non alors ! Et c'est pas fini, demain grève générale dans le service public !
Stéphane Petibon : Vous connaissez des syndicats français, Danielle ?
Danielle : Oui, la C... la CF...
Stéphane Petibon : La CFDT, c'est-à-dire la Confédération Française Démocratique du Travail.
Françoise Vittel : C'est pas tout ! Il y aussi la CGT.
Stéphane Petibon : Oui la CGT, la Confédération Générale du Travail...
Danielle : Ah, il y a aussi FO !
Stéphane Petibon : FO, Force Ouvrière.
Françoise Vittel  : Et il y en a d'autres !
Danielle : Mais quelle est la différence entre tous ces syndicats ?
Stéphane Petibon : Des différences idéologiques ! Mais ils défendent tous les droits des salariés.
Danielle : Quels droits ?
Stéphane Petibon : Le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance), le temps de travail, les congés payés, et le droit à la formation continue...

In wenigen Minuten erklärte mir Herr Petibon, daß die französischen Angestellten nur dank der Gewerkschaften vieles erreicht hatten: den Mindestlohn, die 39-Stundenwoche und das Recht auf Weiterbildung.


  Erklärungen


Dialogue 2

Ein wenig später arbeitete ich mit den beiden Handelsvertretern Isabelle und Philippe. Da kam plötzlich Herr Petibon in unser Büro und hielt jedem der beiden einen Briefumschlag hin.

Stéphane Petibon : Voilà pour toi, Philippe, et voilà pour vous, Isabelle...
Philippe Cadet : Ah non, ce n'est pas pour moi, c'est pour toi, Isabelle.
Stéphane Petibon : Ah, Pardon.
Isabelle Mercier : C'est dommage, j'aimerais bien avoir le salaire de Philippe !
Philippe Cadet : Et bien ! Les cotisations salariales ne diminuent pas !
Stéphane Petibon : Et les cotisations patronales !
Danielle : Cotisations salariales ? Cotisations patronales ?
Stéphane Petibon : Et oui, on ne peut pas avoir les avantages sociaux sans cotisation.
Danielle : Je ne comprends pas...
Philippe Cadet : C'est simple, le salaire brut n'est pas égal au salaire net.
Stéphane Petibon : Et oui, le salarié doit cotiser, il doit payer par exemple, une assurance chômage, une assurance maladie, une assurance vieillesse. Ces cotisations sont déduites de son salaire brut.
Philippe Cadet : Ce sont les cotisations salariales.
Isabelle Mercier : Tu comprends maintenant qu'il y a une différence entre salaire brut et salaire net. Quand tu vas chercher un travail, on va t'annoncer le salaire brut. Il faut enlever environ 20% pour avoir le salaire net.
Stéphane Petibon : 20% de cotisations salariales mais 50% de cotisations patronales.
Danielle : Oh, c'est compliqué !
Isabelle Mercier : Tiens, par exemple, une personne au SMIC gagne environ 6 000 francs brut par mois. Le patron paie : 6000 francs + 50% de charges patronales, c'est-à-dire 9 000 francs... Le patron paie 3000 francs de charges.
Danielle : Et le salarié ?
Isabelle Mercier : Eh bien le salarié, il gagne : 6000 francs moins 20% de charges... c'est-à-dire 4 800 francs...
Danielle : Eh bien ! Alors moi, je paie aussi des cotisations salariales ?
Stéphane Petibon : Non, pas vous Danielle, vous êtes stagiaire, vous ne percevez pas un salaire, mais des indemnités de stage... Alors vous ne payez pas de charges. D'ailleurs, je viens de finir votre bulletin de paie, vous pouvez passer le prendre.

In Frankreich beteiligen sich sowohl die Arbeitnehmer als auch die Arbeitgeber an der Finanzierung der Sozialleistungen: beispielsweise der Sozialversicherung, der Arbeitslosenversicherung und der Rente. Die Beiträge, die vom Bruttolohn abgezogen werden, nennt man Arbeitnehmeranteil, in französisch: "cotisations salariales"; die Beiträge, die zum Bruttolohn dazugerechnet werden, nennt man Arbeitgeberanteil, in französisch : "cotisations patronales". Der Arbeitnehmer erhält den Nettolohn, das heißt sein Bruttogehalt minus der Sozialabgaben.


  Erklärungen


Dialogue 3

Danielle : Que fais-tu Françoise ?
Françoise Vittel : Je consulte le minitel...
Danielle : Pourquoi ?
Françoise Vittel : J'interroge la RATP, pour savoir si la grève continue.


Vielleicht wissen Sie das nicht : Die RATP ist ein staatliches Transport-Unternehmen, das in Paris beispielsweise für die Métro und die Busse zuständig ist.
Danielle : Je peux regarder ? Je ne sais pas me servir du minitel.
Françoise Vittel : C'est très simple : tu composes le 3615 sur le téléphone. Tu entends la tonalité aiguë ?
Danielle : Oui, oui.
Françoise Vittel : Appuie sur la touche "connexion" du minitel.
Danielle : Après ?
Françoise Vittel : Raccroche le téléphone. Bien, tu es en ligne avec le serveur de la RATP. Suis les instructions à l'écran.

Kennen Sie den "minitel"? Die Franzosen sind ganz verrückt danach. Sie benützen ihn für alle möglichen Informationen. Heute zum Beispiel ging es darum, sich über den neuesten Stand des Streiks zu informieren.
Françoise Vittel : Alors, quelles sont les nouvelles ?
Danielle : "Suite à une grève du personnel CFDT, CGT et FO, le trafic reste très perturbé sur tout le réseau RATP. En moyenne 1 métro sur 4 circule et 1 bus sur 5 circule."
Françoise Vittel : Et les syndicats disent qu'ils défendent les droits des salariés ! Pff... Eh bien moi, ce soir je vais mettre deux heures pour rentrer chez moi !

"Chez moi", "chez toi", "chez lui"... diese betonten Personal-Pronomen verstärken einen Namen oder ein Pronomen.
Sie können auch hinter einer Präposition stehen:
"Voilà pour toi, Philippe et voilà pour vous, Isabelle."
"Ah non, ce n'est pas pour moi, c'est pour toi, Isabelle."


  Erklärungen


19/08/2004