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Mots de l'actu |
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Comment vont les affaires ?
Lección 20
| Philippe Cadet : | Pas brillantes les ventes sur l'Asie... C'est une catastrophe au Japon ! |
| Isabelle Mercier : | Une augmentation de 20% en Europe, sauf en Turquie et en Suisse... Pas mal... Et toi Philippe, tu es content ? |
| Philippe Cadet : | Pas vraiment, deux voyages au Japon et pas une commande ! J'ai rendu visite à plusieurs distributeurs, et toujours pas une commande... |
| Isabelle Mercier : | Il y a un problème Philippe... Comment organises-tu tes rendez-vous ? |
| Philippe Cadet : | Comme toi ! Je sélectionne les distributeurs qui m'intéressent, téléphone pour prendre rendez-vous avec le responsable des achats et je me déplace ! |
| Isabelle Mercier : | Oui... Et les hommes d'affaires japonais font comme toi ? |
| Philippe Cadet : | Eh bien oui, tu connais une autre méthode ? |
| Isabelle Mercier : | Tu plaisantes, j'espère ? |
| Philippe Cadet : | Pas du tout ! |
| Isabelle Mercier : | Tu essaies de me dire que tu te comportes avec les hommes d'affaires japonais comme avec les hommes d'affaires américains ! |
| Philippe Cadet : | Les affaires sont les affaires ! |
| Isabelle Mercier : | Je comprends tes mauvais résultats. Et Gripoux, il est présent sur le marché japonais ? |
| Philippe Cadet : |
Oui, j'ai rencontré son commercial au Japon. Il était dans le même hôtel que moi. Il a passé la semaine à rencontrer des petits employés chez les distributeurs. Il n'a pas l'air dangereux ! |
| Isabelle Mercier : | C'est peut-être la façon de traiter des affaires au Japon ! |
| Philippe Cadet : | Certainement pas. Qu'est-ce que vous en pensez, Daniel ? |
| Daniel : | Eh bien... A mon avis il y a des différences entre les pays... |
| Isabelle Mercier : | Tu vois Philippe. Chaque pays a sa façon de faire ! Tu dois lire Albert Paterson qui est le grand spécialiste de l'interculturel dans le monde des affaires. |
| Philippe Cadet : | Ah oui ? |
| Isabelle Mercier : | Tiens justement ! Il vient à Paris pour donner une conférence, lundi prochain. Je t'invite... toi aussi Daniel, je t'invite... Et toi Philippe, tu vas nous inviter à dîner si Albert Paterson arrive à te convaincre ! |
| Philippe Cadet : | D'accord ! |
| Philippe Cadet : | Je ne comprends pas... Par exemple, le jour de mon arrivée à Tokyo, j'ai téléphoné à la société Sumitomi, j'ai demandé un rendez-vous avec le directeur des achats qui n'était pas disponible. J'ai donc rencontré son adjoint, Monsieur Seto qui était très courtois, comme tous les Japonais. Il a semblé très intéressé par nos produits, il m'a posé beaucoup de questions... |
| Daniel : | Il a peut-être trouvé les produits Paragem trop chers ? |
| Philippe Cadet : | Mais non, il n'a même pas discuté les prix ! Il m'a semblé enthousiaste et m'a juste demandé quelques semaines de réflexion... Je rentre à Paris, je contacte Monsieur Seto qui me dit : "Nous sommes désolés mais dans l'immédiat vos produits ne nous intéressent pas." Tu comprends sa réaction ? |
| Daniel : | Pas vraiment Philippe... Combien d'entreprises avez-vous contactées ? |
| Philippe Cadet : | Eh bien, huit entreprises. |
| Daniel : | Et la réaction a été la même dans les huit entreprises ? |
| Philippe Cadet : | Même accueil, mais pas une commande ! |
| Daniel : | Isabelle, quel est le thème de la conférence de Monsieur Paterson ? |
| Isabelle Mercier : | "L'interculturel au secours des PME-PMI exportatrices". |
| Daniel : | PME ? PMI ? |
| Isabelle Mercier : | PME c'est l'abréviation pour "Petite et Moyenne Entreprise". |
| Daniel : | Et PMI veut dire "Petite et Moyenne Industrie". |
| Isabelle Mercier : | Les PME-PMI sont des sociétés qui emploient 50 salariés au maximum. |
| Isabelle Mercier : | Vite, ça commence, allons nous asseoir. |
| Albert Peterson : | Merci... "L'interculturel au secours des PME-PMI exportatrices". Vaste question... Et d'abord, qu'est-ce que l'interculturel ? Prenons un exemple... Monsieur Decca, commercial dans une PME exportatrice. Il part pour la première fois à la conquête du marché japonais. C'est un homme d'affaires sympathique, autodidacte, persuadé de savoir vendre ses produits dans le monde entier... Il arrive au Japon, s'installe à l'hôtel, décroche son téléphone et prend des rendez-vous avec des entreprises japonaises. Il veut absolument rencontrer le directeur... Pour résumer, il contacte les entreprises japonaises, un jour avant seulement et veut rencontrer le directeur commercial. |
| Philippe Cadet : | Qu'est-ce qui est drôle ? |
| Isabelle Mercier : | Chut... |
| Albert Peterson : | Sa première erreur c'est vouloir obtenir tout de suite un rendez-vous. Au Japon, pas de précipitation dans les affaires. Les premiers contacts se font par courrier, puis par téléphone et à la fin seulement on fixe un rendez-vous... Mais un rendez-vous avec qui ? C'est là que Monsieur Decca a fait une deuxième erreur : il a préféré le supérieur hiérarchique à l'employé. |
| Albert Peterson : | Eh oui, au Japon, pour un premier contact avec une entreprise, il ne faut pas avoir l'ambition de rencontrer le patron... Je vous remercie de votre attention. |
| Philippe Cadet : | Bravo, bravo ! Formidable ! |
| Isabelle Mercier : | Eh bien Philippe, tu nous invites au restaurant ! |
| Philippe Cadet : | Euh... eh bien, d'accord. |
Antes de despedirnos, querría hacerles notar que para expresar en pasado un estado se utiliza otro tiempo del pasado, el imperfecto ¿Se acuerda usted?
"J'ai demandé un rendez-vous avec le directeur des achats qui n'était pas disponible. J'ai donc rencontré son adjoint, Monsieur Seto qui était très courtois, comme tous les Japonais."
Artículo publicado el 20/08/2004