Le
chef est celui qui dirige, qui commande, qui gouverne, qui est « en tête ».
Le chef de l’Etat, le chef de gare, le chef de rayon, le chef de tribu, le chef d’entreprise, le chef d’état-major, le chef d’orchestre, le chef (de cuisine), etc.
Mais cela peut désigner aussi des objets : le chef-lieu, le centre administratif (voir plus bas
capitale). Le
chef-d’œuvre est un ouvrage qu’un artisan devait fabriquer pour entrer dans une corporation. Aujourd’hui, c’est une œuvre parfaite dans le domaine de l’art. Mais on dit aussi un
chef-d’œuvre d’habileté.
Le mot
chef vient du latin
caput, la tête. Le
chef est donc ce qui est en
tête, au sens propre et au sens figuré. D’où le
couvre-chef ou « couvre tête », ou
chapeau (de
cappa, chape ou
cape). D’où le
chapitre. On dit
de pied en cap, c’est-à-dire
des pieds à la tête. Un
cap est une pointe de terre qui s’avance dans la mer :
le Cap de Bonne Espérance.
Un
capitaine est un
chef militaire. C’est un officier. Un
caporal a le grade le moins élevé. C’est un
chef parmi les hommes de troupe.
Capital : la peine
capitale est ce qui coûte la
tête, c’est-à-dire la vie, ce qui est le plus important. Une ville
capitale occupe le premier rang dans un état.
Mais un vin
capiteux monte à la tête. Attention de ne pas la perdre !
Deux adverbes, dont les terminaisons se prononcent de la même façon, s’écrivent pourtant
notamment différemment, l’un avec un
a, l’autre avec un
e. La formation des adverbes en
–ment est assez compliquée car elle s’articule sur l’adjectif.
1. Dans le plus grand nombre des cas, on ajoute –ment à l’adjectif au féminin : sérieuse+ment, active+ment, etc. Evidemment quand la forme est la même au féminin et au masculin, il n’y a pas de problème : avide+ment, visible+ment, etc.
2. Quand l’adjectif masculin se termine par une voyelle autre qu’un e muet, on ajoute –ment au masculin : poli+ment, hardi+ment.
Quand la voyelle finale est un u (cru), l’adverbe prend un accent circonflexe : cru : crû+ment. Mais attention, gai donne gaie+ment (féminin+ment) ou gaîment.
3. Et qu’en est-il de notamment, et de évidemment ?
La construction de l’adverbe se fait à partir de l’adjectif, comme précédemment, sauf :
• si l’adjectif se termine par –ent, comme différent, l’adverbe se termine par –emment : différemment.
• si l’adjectif se termine par –ant, comme savant, l’adverbe se termine par –amment, savamment.
Comme on le voit, si on suit ces règles attentivement et hardiment on y arrive facilement, notamment et différemment avec les adverbes en –emment et en –amment.
Pantalon était un personnage de la commedia dell’arte.
Comme il portait une culotte longue descendant jusqu’aux pieds (contrairement à la culotte ou haut de chausse qui s’arrêtaient aux genoux), le nom du personnage a fini par désigner le vêtement.
Le mot anglais
trousers, au pluriel, se traduit par
pantalon qui est au singulier. Les Anglais disent même
a pair of trousers, ce qu’on doit traduire aussi par un
pantalon. Les Anglais considèrent les
deux jambes du
trouser, alors que les Français ne voient qu’
un seul vêtement. Les troupes américaines qui ont débarqué en Normandie en 1944 ont aussi apporté les
jeans, qui s’écrit toujours au pluriel.
Lorsqu’il y a un seul
s entre deux voyelles, il se prononce
z : désert. Pour prononcer
s il faut
2 s : dessert.
1 seul
s entre une consonne et une voyelle se prononce s :
danser.
Comment écrit-on :
Vraisemblable ? Vraissemblable ?
Et
Transsibérien ? Transibérien ?
Transsibérien s’écrit avec deux S car il est formé de Trans+sibérien, qui traverse la Sibérie. (Voir la Prose du Transsibérien de Blaise Cendrars.) En revanche, malgré sa prononciation (S), vraisemblable ne prend qu’un seul S car il est formé des deux adjectifs vrai+semblable.