publicite publicite
Rechercher

/ languages

Choisir langue
Mots de l'actu
 
Annonce Goooogle
Annonce Goooogle
Lire

Façon de parler

Façon de parler du 15/04/2005

 

A PROPOS DE

grippe

(MFI) La grippe fait de plus en plus peur. Chaque année, les services de santé publique se préparent pour endiguer cette épidémie surtout hivernale, le plus souvent bénigne, mais qui peut devenir tragique comme la grippe espagnole qui tua 15 à 25 millions de personnes à travers le monde entre 1918 et 1919, ou la grippe du poulet qui sème actuellement la panique en Asie. Autrefois, on appelait la grippe influenza, de l’italien influenza del freddo « influence du froid ». L’italien a d’ailleurs gardé ce terme, passé en anglais sous la forme raccourcie de flu.

Le verbe gripper, quant à lui, est un vieux verbe venu du francique, qui signifiait « empoigner, saisir », sens passé aujourd’hui dans la forme agripper « saisir en serrant ». Le mot griffe serait de la même famille. La grippe, à cause de  cette  idée  de violente saisie signifia tout d’abord une querelle, puis un caprice, une fantaisie qui vous prenait subitement sans crier gare. de là vint par antiphrase l’expression : prendre quelqu’un en grippe, ressentir pour cette personne une antipathie soudaine. Les symptômes de la maladie infectieuse survenant aussi brutalement que rapidement, on commença à l’appeler grippe dès le 18e siècle, les sens premiers tombant complètement dans l’oubli.

DES MOTS ET DES FAUTES

cour, cours, court

(MFI) En français, les homophones sont nombreux et l’on parvient généralement à les distinguer selon le sens de la phrase. Encore faut-il en connaître l’orthographe. Commençons par la cour : du latin cohors « enclos », espace découvert entouré de bâtiments, la cour de ferme ou la cour de récréation par exemple, elle désigne par extension le lieu de résidence d’un souverain qui y menait ses affaires ; le mot s’est étendu à des institutions qui prennent alors une majuscule, telles que la Haute Cour de justice (Cour de cassation, Cour d’appel, etc.), ou la Cour des comptes... La Cour des Miracles, qui était un ancien quartier mal famé de Paris, désigne un repaire de voleurs ou un endroit pittoresque et sordide. Être admis dans la cour des grands, parmi les gens importants, est le rêve de tout arriviste.

Le cours est un mot masculin qui vient du verbe latin courir, tout comme la course. Il était autrefois utilisé pour les voyages notamment en mer, d’où l’expression « un capitaine au long cours ». On donne libre cours à quelque chose (une rumeur, une nouvelle, son imagination) lorsqu’on la laisse circuler ; de cette idée de circulation fluide comme un cours d’eau ou le cours d’une rivière, est né le cours d’une monnaie, sa valeur d’échange, d’où le cours de la Bourse...

Le troisième court est un adjectif, du latin curtus « écourté, tronqué ». Il a supplanté « bref » pour exprimer la petitesse dans l’espace et le temps. Au figuré, il évoque une certaine insuffisance : avoir la vue courte, des idées courtes, être à court de quelque chose (manquer d’idées ou d’argent), rester court (ne pas être capable de répondre), tourner court (échouer)... A noter une petite anomalie, le court de tennis, ou terrain de jeu, ne vient pas de l’adjectif court, mais de la cour qui s’écrivait cort en ancien français et dont les Anglais, inventeurs du tennis, ont fait court, mot que nous leur avons réemprunté à la fin du 19e siècle.

Enfin, il y a un quatrième homophone, courre, ce verbe vient aussi de courir, mais ne s’emploie qu’à l’infinitif dans la chasse à courre, qui se pratique à cheval avec une meute de chiens.

EPONYMES

canari

(MFI) Le canari, ce petit serin au plumage jaune et au chant harmonieux, tire son nom des îles Canaries, un archipel espagnol situé dans l’Atlantique au nord-ouest du Sahara.

Lorsque les Romains découvrirent ces terres, ils furent très étonnés de trouver un grand nombre de chiens, aussi les nommèrent-ils Canariae insulae, les îles des chiens (de canis « chien »). On ne donna ce nom aux oiseaux qu’au 16e siècle.

JEU DE MOTS

coup

(MFI) Question : Quelle est la différence entre un boxeur, un bijoutier et une couturière ?

Réponse : Aucune : le boxeur pare les coups ; le bijoutier pare les cous et la couturière parle et coud... Bel exemple d’homophonie !

Article publié le 15/04/2005