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Doublage et sous-titrage

microphone

La technique et ses règles

Le doublage et le sous-titrage exigent des règles précises pour le confort des yeux et des oreilles des spectateurs, tout en se faisant fort de respecter l'oeuvre originale.

 

Le sous-titrage

Le sous-titrage est un texte incrusté dans l’image, ou quelquefois, sous l’image.

Quand un film est sous-titré, peu importe la longueur du texte du dialogue original, sa traduction doit respecter les règles suivantes, basées sur le principe que la lecture d’un sous-titre prend au maximum 3 secondes, qu’il y a quatre images entre deux sous-titres et qu’il ne faut pas que l’attention du spectateur se fasse au détriment des images :

  • Un sous-titre doit être lisible, écrit dans une couleur claire (à l’origine blanc, aujourd’hui couramment en jaune)

  • Un sous-titre ne doit pas avoir plus de deux lignes

  • La ligne supérieure est toujours plus courte que la seconde

  • Le sous-titre de film doit être centré (pas forcément pour la vidéo, les DVD ou la télévision)

  • Une ligne ne doit pas excéder 37 signes

  • Les dialogues sont indiqués par des tirets en début de ligne et alignés à gauche (pratique qui semble être de plus en plus abandonnée).

On comprendra qu’à ce régime, le spectateur ne bénéficiera que rarement de toutes les nuances du vocabulaire d’une langue. En revanche, il se laissera aller à sa musique.


Le doublage

Le doublage consiste à doubler par une autre voix un acteur ou une actrice qui s’exprime dans une langue étrangère au pays où le film est diffusé.

L’exercice se pratique dans un studio d’enregistrement sonore, où officient un directeur artistique et un ingénieur du son et... les comédiens !

La recherche des voix qui doublent les acteurs et actrices originaux est soumise à l’agrément des studios de production. Il n’est pas nécessaire que le doubleur ait un timbre proche de l’acteur original.

Le directeur artistique est le seul à avoir vu entièrement le film à doubler. Il travaille avec la transcription des dialogues dans la langue originale et leurs traductions, ainsi qu’un plan de travail qui permet d’enregistrer les scènes en boucles d’une minute, selon les besoins. Il dirige l’interprétation des comédiens et comédiennes, qui, eux, découvrent le film au moment de l’enregistrement en studio.

Dans le studio, le film est projeté sur un grand écran. En dessous, défile la bande rythmo où le texte des dialogues a été soigneusement calligraphié. Chaque ligne est précédée du nom du personnage qui doit la prononcer. Le comédien lit son texte dès que celui-ci arrive au niveau d’une barre lumineuse.

Dans une seconde phase, l’ingénieur du son va enrober l’enregistrement des voix par des effets sonores qui permettent de recréer l’atmosphère de la scène, par exemple, lorsqu’une voix d’un personnage résonne dans une église.

Un film doublé représente 75% des parts du marché d’un film contre 25% pour un film sous-titré.


Marion  Urban

Article publié le 14/07/2006