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Déclaration universelle des droits de l'homme

La déclaration universelle comparée au portique d'un temple
© Richard Paoli/RFI

Un texte construit comme un monument

Le Français René Cassin, qui fut l'un des initiateurs de la Déclaration universelle, la compare au vaste portique d'un temple, dont le parvis est formé par le Préambule affirmant l'unité de la famille humaine et dont le soubassement, les assises sont constitués par les principes généraux de liberté, d'égalité, de non-discrimination et de fraternité dans les articles 1 et 2.

 

Quatre colonnes d'importance égale soutiennent le portique

La première est celle des droits et libertés d'ordre personnel (articles 3 à 11 inclus).

La seconde concerne les droits de l'individu dans ses rapports avec les gouvernements dont il fait partie et les choses du monde extérieur (articles 12 à 17 inclus).

Le troisième pilier est celui des facultés spirituelles, des libertés publiques et des droits politiques fondamentaux (articles 18 à 22).

Le quatrième pilier, symétrique du premier, dont le caractère est entièrement neuf sur le plan international et dont la puissance ne le cède en rien à celle des autres, est celui des droits économiques, sociaux et culturels (articles 22 à 27 inclus).

Sur ces quatre colonnes, il fallait poser un fronton marquant les liens entre l'individu et la société. Les articles 28 à 30 affirment la nécessité d'un ordre social international tel que les droits et libertés de la personne puissent y trouver leur plein effet.


Ainsi la Déclaration marque-t-elle un élan continuel de l'individuel par le social

Ce monument, inspiré par un idéalisme pratique, repose sur l'unité de la famille humaine et fournit, malgré ses inévitables imperfections, la base d'une nouvelle éthique sans laquelle la société universelle ne pourrait s'organiser sur les plans moral, politique, juridique et même économique.


René Cassin s'est vu attribuer, en 1968, le prix Nobel de la paix « en raison de ses travaux en tant que vice-président de la Commission de l'ONU  qui rédigea la Déclaration universelle des droits de l'homme et parce qu'au cours de ces vingt dernières années il n'a cessé d'œuvrer au respect des droits humains sur le plan mondial et sur le plan européen.»

Source : bibliothèque Jeanne Hirsch

Article publié le 30/10/2006