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Déclaration universelle des droits de l'homme

Une Ethiopienne vote à Addis Abeba
© AFP

2ème pilier : Les droits de l’individu dans la collectivité

La Déclaration universelle de droits de l'homme, ainsi que tous les textes et accords internationaux qui en découlent, explicitent très clairement des principes qu'aujourd'hui peu de gens oseraient contester. Parmi eux, les droits civiques et politiques, particulièrement significatifs en ce qui concerne la paix intérieure des pays.

 

Ces droits répondent au besoin de participer à la prise des décisions – ne serait-ce que dans les domaines qui concernent directement les populations – et à la nécessité de se sentir représenté dans les instances locales, régionales et nationales. Enfin, les droits civiques répondent à la demande des citoyens d'être pris en compte, c'est-à-dire au besoin d'exister au sein de leur communauté.

 

La diversité face au repli nationaliste

L'accélération des échanges internationaux et l'augmentation de la circulation des populations à travers les frontières mettent en contact différentes populations de la planète. Le brassage culturel, linguistique et ethnique ainsi créé, constitue la promesse d'un monde plus riche et diversifié.

Cependant, les défis qui vont de pair avec cette évolution sont d'une telle magnitude que la paix et l'avenir de la planète en dépendent. La mise en relation de cultures et de civilisations très différentes n'est, en effet, pas sans danger. On assiste notamment à la montée des nationalismes, des intégrismes religieux et des racismes de toutes sortes.

Le creusement des inégalités séparant les populations pauvres des minorités aisées ne fait qu'aggraver les dangers pesant sur les démocraties et les droits de l'homme.


Le devoir politique dans la cité du monde

Actuellement, il semble évident que la défense des droits de l'homme passe par la lutte contre les inégalités et par l'intégration réelle et effective de la population aux affaires de la cité et du monde. Il ne s'agit pas que de droits des peuples, mais aussi de leurs devoirs d'assumer la part de gouvernance qui leur revient.

La désaffection des grandes démocraties pour le vote et la participation à la vie publique représente un danger immense pour les démocraties. Ceux, nombreux, qui prononcent des phrases comme « le vote ne sert à rien », « cela ne changera pas les choses », oublient que ces droits ont été acquis de haute lutte.

Ils oublient aussi que chaque jour sur cette terre, des régimes autoritaires, totalitaires, font taire l’opposition et truquent les suffrages parce qu’ils craignent les décisions de leurs peuples. Ce va-et-vient entre droits et devoirs constitue la clef de voûte qui permettra la sauvegarde de la démocratie, mais aussi sa nécessaire évolution.


Ricardo Parvex

 

Ricardo Parvex est né à Santiago du Chili le 26 septembre 1947. Issu d'une famille d'avocats et de professeurs d'histoire, laïques et progressistes, Ricardo étudiera la médecine vétérinaire. Engagé dans les luttes syndicales et étudiantes, dès la fin des années 1960, il s'impliquera dans les combats sociaux qui caractérisent cette période de l'histoire chilienne. 

En 1970, militant d'extrême gauche, il participera à l'élan populaire qui amène Salvador Allende au gouvernement. Au cours de ces mille jours, il travaillera dans des zones rurales et avec des habitants de bidonvilles de Santiago.

Après le coup d'Etat il continue à militer clandestinement jusqu'au mois de novembre 1974 où il sera arrêté par les services secrets de l'Armée de l'air chilienne. Il passe de longs mois dans les camps de concentration de la junte militaire. Expulsé de son pays, il arrive en France début 1976 où il passera un doctorat en biologie et un DEA en géographie du développement, matière qu'actuellement il enseigne dans plusieurs Grandes écoles françaises.

A présent il préside l'Association d'Ex Prisonniers Politiques Chiliens (France).

Article publié le 30/10/2006