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L'actu du FLE

Chronique « La langue bien pendue »

Le mur de l'école de Claire Fontaine, à Los Angeles.
© RFI / Landier

L’école Claire Fontaine de Los Angeles

A la claire fontaine, m’en allant promener à Los Angeles, j’ai découvert une école si différente des autres que je m’y suis arrêtée. L’école Claire Fontaine permet aux petits Américains de 2 à 6 ans d’apprendre à parler français en faisant, entre autres, du jardinage, de la menuiserie et de la pâtisserie. Entre balades sur la plage et tartines de confiture, dans cette école alternative, on vit et on mange « à la française » pour le plus grand plaisir des élèves et des parents.

 

 

 

Créer une école expérimentale, pour Joëlle Dumas, c’était tout simplement une vocation. A l’âge de  sept ans, elle avait déjà en tête de venir créer sa propre école « en Amérique ». Mais c’est finalement à la naissance de son fils, qui a été son premier élève, que l’aventure a réellement commencé.

Il ne faut surtout pas « enfermer les enfants dans les livres et dans les classes ». Tel pourrait être le mot d’ordre dans cette école pas comme les autres. Les enfants y font du yoga pour développer leur confiance en eux, des cours de menuiserie pour apprendre la géométrie dans l’espace, des cours de pâtisserie pour apprendre à compter, de l’astronomie et du jardinage et bien d’autres choses encore.

 

Autre avantage pour cette école alternative, sa situation géographique : Venice est un quartier de Los Angeles situé en bordure de l’océan Pacifique. Résultat, c’est sur la plage, à 5 minutes à pied du campus, que les enfants suivent leurs leçons de géographie et de sciences « grandeur nature ». Un endroit idéal également pour les promenades à pied, une activité qui les aide à se repérer dans leur ville.

 


Autre aspect  important de cette école, c’est l’importance que l’on donne à la cuisine et à la nourriture. A la Claire Fontaine, on mange « bio » ! On mange même les légumes du jardin, et on cuisine tout sur place. Joëlle Dumas fait le marché pour l’école tous les dimanches matins. Lili et Laura sont chargées de faire la cuisine tous les jours – avec toujours beaucoup de légumes, bien-sûr. On propose même des confitures « maison » pour le goûter.

Et puis l’école Claire Fontaine ne serait pas ce qu’elle est sans son pain ! Du pain français est livré tous les matins à l’école. On goûte à tout, on apprend à aimer et on se met à table tous ensemble, fait rare aux Etats-Unis.

 

Joëlle a voulu penser une école où l’on prenne le meilleur de chacune des cultures française et américaine. Le tout dans une ambiance familiale. Pour le moment, la Claire Fontaine reste une école expérimentale. Au niveau français, elle n’a pas encore été « homologuée » par le ministère de l’Education nationale. Elle va cependant être décorée très prochainement des Palmes Académiques, preuve que les autorités françaises ne sont pas restées insensibles à son initiative. Au niveau américain, elle n’a pas encore obtenu le statut d’école « pilote ».


  Mais Joëlle ne désespère pas avoir un jour les reconnaissances officielles qui lui permettraient peut-être de créer d’autres écoles Claire Fontaine. En attendant, son rêve continue de se réaliser jour après jour : aider les enfants à grandir en harmonie avec le monde qui les entoure. 

 

Pour en savoir plus : http://www.laclairefontaine.org/ 

 
"La langue bien pendue" est une chronique de l'émission L'école des savoirs.

Mathilde  Landier

Article publié le 04/04/2009